Réaction de Tangi Louarn (Kevre Breizh) suite à l’annonce de l’opération panneaux en français par Aï’ta (audio)

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Retrouvez sur 7Seizh la réaction de Tangi Louarn (Kevre Breizh) suite à l’annonce de l’opération Panneaux par Aï’ta :

Rappel : Communiqué publié cet après-midi par Kevre Breizh

Communiqué : Kevre Breizh dénonce l’appel d’Aï’ta pour le 31 mars. PDF Imprimer Envoyer
Kevre Breizh, la Coordination associative culturelle de Bretagne, très large rassemblement des grandes fédérations culturelles de Bretagne, organise à Quimper le 31 mars, en même temps que dans les autres régions (à Bayonne, Toulouse, Perpignan, Ajaccio, Strasbourg, Metz, Amiens, Poitiers, Annecy, Ons-en-Bray en Picardie), une grande manifestation à caractère festif pour la reconnaissance de la diversité des langues et des cultures de la République à l’occasion des élections présidentielles.Le collectif Ai’ta, en lançant un appel unilatéral à se joindre à la manifestation et à démonter des panneaux de signalisation pour les empiler devant la préfecture de Quimper, appel relayé dans un article du Peuple Breton, journal de l’UDB, puis diffusé sur internet, s’oppose aux décisions unanimes des organisateurs de la manifestation qui se veut large, unitaire et ouverte à tous sur la base des décisions prises en commun.    Aussi légitimes puissent être des actions de désobéissance civile, pleinement assumées par Ai’ta dans la clarté et leur propre cadre, elles perdent toute légitimité quand elles s’opposent aux modalités de large rassemblement décidées par l’unanimité des fédérations et associations culturelles qui ont en charge la manifestation Deomp De’i de Quimper.C’est pourquoi, Kevre Breizh appelle avec force à ne pas suivre les mots d’ordre du collectif Ai’ta, extérieur à l’organisation, pour conserver à la manifestation Deomp De’i de Quimper le 31 mars son esprit de large rassemblement en Bretagne et avec les autres régions et pour peser tous ensemble sur les échéances futures.Concernant les actions de désobéissance civile, Kevre Breizh appelle les élus de l’UDB, et au-delà les élus de progrès de toutes les formations et les acteurs culturels à envisager à titre personnel, mais dans un cadre spécifique, des initiatives mettant l’État devant ses responsabilités, ses mensonges et l’incohérence des déclarations de ses responsables.

25 COMMENTS

  1. Il est certain que si les élus qui ont voté en 2004 un plan en faveur du breton et du gallo voulaient vraiment sauver ces deux langues, ils imposeraient à l’Etat parisien de donner les moyens nécessaires pour le faire. Au lieu de cela, ils ont certes voté un plan, mais en disant qu’ils ne pouvaient pas faire plus parce que l’Etat “central” … nanani, nanana. La faute à l’Etat central … Certes, mais avec la complicité de “nos” hommes et femmes politiques, qui au mieux jurent de leur impuissance.

    A côté de cela, les associations prennent ce qu’on veut bien leur donner, des peanuts par rapport au budget du seul opéradeparis.

    Et elles ne peuvent pas vraiment porter la critique contre leur donateur et autres soutiens financiers.

    Comme ce n’est pas assez, pour faire bonne figure, on organise régulièrement des “manifestations”. Avec les élus “impuissants” dans les rangs, voire en tête du cortège.

    C’est triste mais c’est comme ça.

  2. L’aveu de T. L. au sujet de SAB et de S.A.V., montre toute les limites de la stratégie qui est la sienne depuis près de quarante ans avec les résultats que l’on sait. Une association ne peut s’engager dans des actions qui transgresses la loi (si peu) si elle reçoit de l’argent public. En clair, on ne peut mordre la main qui vous donne à manger. De qui vient cet argent si ce n’est de diverses collectivités publiques, de l’état où de pouvoirs locaux, en résumant de gens qui pourraient essayer de sauver la langue bretonne (elle en est là) mais qui ne veulent pas le faire mais simplement le faire croire pour des visées électorales. En caricaturant un peu : demander de l’aide à celui qui vous oppresse pour obtenir quelques miettes.
    D’où une suite de compromissions avec divers politiciens de tout bord à qui l’on sert de caution pour un résultat égal à que dalle pour les possibilités de survie du breton. Et pour verrouiller tout çà, la création d’un réseau d’amis et de proches qui tient tout cela et empêche toute autre stratégie et fournit accessoirement des postes d’influences ou une rente à des gens choisis pour leur proximité plutôt que pour leurs compétences.
    Combien d’initiatives étouffées, de projets mort-nés de découragement en écœurement quand les subventions sont bien verrouillées. Si encore cette stratégie avait payée mais l’aveuglement continue, on repousse les rares jeunes qui essayent de prendre la relève dans le combat pour la langue bretonne. Tout à fait compréhensible que Kevre Breizh se désolidarise de l’appel d’Ai’ta, il suffisait de le dire clairement pour s’en désolidariser mais il faut qu’il en remette une couche, leader autoproclamé se permettant de dicter aux autres leur mode d’action dans une manif se déroulant à l’échelle de l’hexagone.
    Il faut dire que les subsides ont du être conséquent cette fois ci pour se permettre d’embaucher quelqu’un sur plusieurs mois pour préparer cette journée. Ce qui compte c’est la communication de l’événement plus que l’événement lui même mais manifestement il y a une grosse erreur de casting car comme Grand Communiquant on fait mieux. Tangi Louarn s’est surtout illustré ces dernières années par l’organisation de colloques dispendieux où l’on fait l’éloge du bilinguisme comme il plaît à ses relations politiques pour attirer les bobos qui mettent les enfants dans ces classes qu’ils préféreraient à coup sûr bilingue français-anglais. Colloques qu’il a la manie d’inaugurer de tout son charisme.
    Il faut quand même qu’il sache que son intervention à profondément choqué nombre de défenseurs de la langue bretonne et qu’elle risque de le mettre définitivement hors-jeu.
    Ceci aura peut être comme effet positif d’amener davantage de gens à une ènième manif qui n’enthousiasmais guère les foules mais qui donne envie désormais de répondre à l’appel d’Ai’ta et de manier activement la clé de 13

    • Je crois que tout est dit dans ce commentaire de Loen.

      Le fait de voir le logo du CR de Bretagne sur certaines affiches de Kevre Breizh pour cette manif donne le ton, et on s’imagine effectivement la subvention qu’il y a derrière l’organisation de cette énième manif, la manif de trop où personne n’est capable de dire quel est le mot d’ordre principal; un loi pour nos cultures ? Qu’est-ce que c’est que cette ineptie ? Les Basques d’Iparralde ont viré cette phrase et ont mis “Langue basque officielle”. Pendant ce temps là en Bretagne, pour être sur d’avoir un peu de monde on fait la danse du ventre devant les associations de coiffes et les bagadoù. Le salut de la langue bretonne ne passera probablement pas par Kendalc’h ni par Bodadeg ar Sonerion, mais certains s’obstinent à le croire. C’est consternant, cette manif est consternante, la stratégie, la même depuis 40 ans, est atterrante. mais ça commence vraiment à sentir mauvais pour les gens qui se prennent pour les représentants.
      Et pour le coup TL a gagné, son comportement a l’effet inverse de ce qu’il escomptait…il a réussi à rassembler les jeunes militants bretons actifs…ils sont maintenant unis contre lui !

      Aozerien ar vanifestadeg-se a zo er maez eus ar gwirvoud siwazh. N’o deus ket gwelet bed ar brezhoneg o cheñch ha gwashoc’h c’hoazh, ur foz bras divent o deus toullet etrezo hag ar re yaouank. Ne vern e gwirionez rak n’int ket peurbadus dre chañs.

      Mantrus…

      • N’emaon ket ma-unan da soñjal evel-se neuze. Diverret o deus Loen hag An Atorou Mantret ma soñj diwar-benn ar vanifestadeg hag an tud a zo en e fenn.

  3. Ne dabutin ket war afer ar stategiezh. Na war ar peurrest. Lec’hioù all zo evit-se.
    Respont a rin hepken da Herve XXXX.(emichañs ez eus ur brezhonger anezhañ), n’eo ket oberoù Stourm ar Brezhoneg a oa e kont, met ar fed da genderc’hel da goltariñ ar panojoù-hent dindan anv Skol An Emsav (daoust ne veze ket graet nemet koltariñ) aozadur lezennel dezhañ oberiantizoù liesseurt hag o resev arc’hant foran;
    Anat e oa din ha da galz reoù all a bep tu e oa dav kaout daou aozadur disheñvel (Kendalc’h An Oriant). Ar pezh zo bet. Faos penn-da-benn eo eta lavarout e vijen bet a-enep krouiñ SAB. Ar c’hontrol ne lavaran ket.

    Tangi Louarn

    • “(daoust ne veze ket graet nemet koltariñ)” : c’est incorrect en breton. On doit utiliser “estreget” ou “ouzhpenn” et la forme affirmative. Estreget koltariñ a veze graet/ Ouzhpenn koltariñ a veze graet.

  4. tangi , arru eo poent dit mont war da leve….kondaonet out bet dija gant al lezvarn…..paouez ! serr da veg paouez da gomz e anv an dud hep bezan aotreet….ha kae da welet tud ar PS da vignoned kaer evit kavout ur servij urzh ! mevel ar stad zo ac’hanout..tra ken

    • Marteze n’eo ket bet kondaonet Tangi Louarn gwech ebet gant al lez-varn (n’emañ ket e-unan evel-se !) ha posupl a-walc’h eo kavout abeg en e zoare da welet an traoù met diwallomp d’ober anezhañ ar pezh n’eo ket. Ur stourmer onest eo Tangi Louarn, unan a gred er pezh a ra. N’en deus ket paouezet a labourat evit ar yezh a-hed e vuhez hag er bloavezhioù 80 eo aet betek paouez da zebriñ evit tennañ Diwan er-maez eus al lagenn. N’eo ket niverus an dud zo aet ken pell e Breizh. Ret eo sellet ouzh buhez klok un den, en tu all da zegouezhioù resis ar mare. Pep hini a samm e damm atebegezh hag a ra evel ma soñj dezhañ e ranker ober. N’haller ket goulenn digant Tangi Louarn ar pezh na c’hall ket reiñ. Ha Tangi Louarn a zleje kompren ivez eo aet skuizh an dud gant manifestadegoù diresis o fal hag amsklaer o emzalc’h e-keñver ar re zo e penn ar vro pe ar Stad. Manifestadegoù n’int disoc’het war netra fetis abaoe re bell bremañ. Ezhomm zo gounit traoù a-wechoù ma vez ket c’hoant e trenkafe ar soubenn.

  5. Il est grand temps que les structures qui oeuvrent à l’avenir de la langue bretonne s’organisent en fédération: il faut que les usines à gaz de type kevre breizh disparaissent une bonne fois pour toute…quel est l’intérêt de rassembler des fédérations de costumes et de sonneurs avec des militants de la langues bretonne ? Le fest noz n’est pas en danger de disparition, les enjeux du costume breton et des cercles celtiques sont bien loin des enjeux de la langue bretonne. Notre langue nationale est en train de crever à petit feu, et ça n’est pas que la faute de nos maîtres parisiens…tant que les modes d’actions et la vision de voir les choses seront les même que dans les années 70 (kevre breizh = conseil culturel de bretagne créé fin des années 70) ça n’avancera pas. Tant que les mêmes personnes qui disent et font les mêmes trucs depuis plus de 40 se prendront pour les représentants d’on ne sait pas quoi seront là, ce sera le marasme dans le mouvement pour la langue bretonne. Certains devraient vraiment penser à se retirer, écrire leurs mémoires, plutôt que de s’accrocher à leur petit pouvoir.

    Cette manif de quimper n’aura aucun impact, à part 3 ou 4 lignes dans OF le dimanche (je peux déjà vous donner les chiffres: 10 000 selon les organisateurs, et 3000 selon la police) et et avec un peu de chance un reportage de 2 min sur F2 le samedi soir, le lundi on en reparlera à la machine à café, le mardi on aura déjà oublié. En mai Hollande deviendra président des français, dans 3 ans il tentera de ratifier la fameuse charte (qui est déjà plus ou moins en appliquée pour le breton quand on regarde bien) et le Conseil constitutionnel refusera une nouvelle fois. Il dira alors: désolé, c’est pas mois c’est le conseil constitutionnel qui veut pas. Et dans 4 ans, il y aura encore une manif pour demander une loi pour nos langues et la ratification de la charte….etc

    Pendant ce temps là, des parents ouvriront des écoles Diwan, des adultes apprendront le breton en 6 mois, Ai’ta continuera à démonter des panneaux.

  6. “Pour nous bretons, nous refusons tous les princes, même s’ils viennent de Paris.et parfois même s’ils sont nos propres élus, tout cela c’est de la merde.” Glenmor

  7. Historique des tentatives de discussion de Kevre avec Ai’ta :
    -Extrait du compte-rendu de la réunion de coordination DEOMP DE’I du 28/01/ 12 à Carhaix : “Animation : Ai’ta propose un jeu de chaises musicales le matin suivi d’un apéritif sur la place Laennec + un jeu style « Questions pour un champion » La dernière proposition d’Ai’ta a été rejetée par le groupe car elle pourrait être néfaste à l’image de la manifestation et de Ai’ta”
    – Ai’ta maintient. Est invité à la réunion du 11/02 à Carhaix. Ne vient pas malgré rappel autre cause réunion à Brest)
    – le 24/2 Kevre demande à Ai’ta une rencontre d’urgence, avant la réunion de coordination du 3/03
    – le 26/02 le VP de Kevre coordinateur de Deomp De’i adresse un mail argumenté à Ai’ta sur position collective Kevre
    -le 29/03 le VP de Kevre coordinateur de Deomp De’i appelle au téléphone un des responsables de Ai’ta qui reste sur ses positions
    – le 2 mars arrive le PB avec article de Dewi Siberil d’Ai’ta appelant au démontage généralisé de panneaux et empilement devant la pref29 dans le cadre de la manif organisée par Kevre,
    – le 3/03 : invité, Ai’ta ne vient pas à la réunion de coordination à Carhaix,
    – le 4 mars, courrier par mail avec arguments d’Ai’ta répondant au mail du coordinateur de Kevre
    – le 7 mars, Ai’ta lance son appel par mail/facebook pour la manif de Kevre, alors que les réponses de Kevre aux arguments du courrier d’Ai’ta du 4 partaient.le même jour.

    D’où, nécessité pour Kevre de remettre les choses à leur place sans ambiguité par communiqué du 8/03 sur une opération rejetée par ses organisations membres, dont notamment les trois Di des filières d’enseignement bilingues et les grandes fédérations culturelles. Démocratiquement, Kevre est l’expression de ses membres.

    Tangi Louarn
    kadoriad Kevre Breizh.

  8. Le problème c’est qu’Ai’ta se greffe sur une manif qui n’ a pas pour but de faire des démontages et se veut festive. Je n’ai rien a priori contre le démontage de panneaux, même si ça ne me semble pas prioritaire ( à force de se focaliser sur l’écrit, le breton va avoir le statut du latin avant Vatican2, on le lira et personne ne le parlera…)

    Aita est libre de faire ce qu’elle veut, mais quand on vient dans une manif, on en accepte le cadre, ça devrait être élémentaire.Le cadre fixé est festif, il y aura des musiciens des gosses,mettre le dawa ne servira à rien.

    • C’est mal connaitre Ai’ta que de penser qu’ils veulent “mettre le dawa”. La présence d’Ai’ta dans le corps de la manifestation sera très festive et en adéquation avec l’esprit de celle-ci me semble-t-il.
      Mais pour se faire entendre Ai’ta pense aussi qu’il faut aller au-delà des mots, et propose donc de passer par la désobéissance civile pour ce faire. Dans le cas présent il s’agit de démonter des panneaux monolingue pour mettre les pouvoirs publiques devant leurs responsabilités.
      Et il ne s’agit pas comme vous dites de se focaliser uniquement “sur l’écrit”, mais d’agir de manière concrète pour être entendu. Par exemple Ai’ta continu de lutter pour le bilinguisme dans le tram qui est en cours d’installation à Brest, et il s’agit là de réclamer que les panneaux soient bilingues, ainsi que les machines, mais également les annonces audio. Car une langue vivante doit être utilisée, lue et entendue !

  9. Gant ar vezh ruz…ar vanifestadeg-se n’eus nemet gerioù-stur blot dezhi ha n’eus bet nemet un dornadig tud oc’h aozañ anezhi. A galon gant Ai’ta evit ar c’hoñkour.

  10. Les associations bretonnes sont mollassonnes. Honte à eux… la langue meurt, et il préfère jouer aux vierges éffarouchées pour ne pas fâcher les autorités qui eux ne se gênent pas pour tuer notre langue !
    Honte a Kevre Breizh. Est ce qu’is condamnent le barbouillage panneaux fait par SAB également ?
    Ca me choque d’entendre que ce sera la faute de Aita si il n’y a pas d’ouverture de classes bilingues. Purée, il n’a honte de rien. Tous ces vieux (comme Tanguy Louarn) qui ont participés aux luttes bretonnes des années 70 se sont embourgeoisées et ne défendent plus la langue mais leur situation, leur poste. Ils seraient temps de les virer !

    • Mais non Tangi Louarn n’a pas varié d’un iota depuis 30 ans. C’est toujours la même ligne du programme commun et d’union de la gauche au premier tour. Tangi Louarn s’était déjà élevé contre la création de Stourm ar Brezhoneg dans les années 80. Toujours le même discours : “il ne faut pas se mettre les gens à dos”. Mais les faits sont têtus et la question est maintenant posée par Ai’ta. Qu’est-ce qui a été gagné par la ligne de Tangi Louarn en 30 ans malgré tous ses efforts (louables) ?

  11. Demat d’an holl.
    Message From Ai’ta!
    Kevre Breizh nous a annoncé que nous ne pouvions pas organiser cet évènement. Nous comprenons qu’ils ne puisse s’y associer officiellement, c’est normal. Cependant, au sein du collectif de désobéissance c’est la règle de le démocratie directe. La grande majorité des militants ayant souhaité continuer le concours qui est lancé depuis le jours du Fest-Noz d’Ai’ta! de Brest le 11 Février, le concours se continue donc. De plus nous rappelons qu’il se déroule donc hors manifestation vu qu’il a été lancé bien avant. Il n’y a que le rassemblement du jury qui s’y fera se jour du 31 Mars à Quimper.

    Chañs vat d’an holl,
    ha bec’h d’ar panelloù

  12. Les uns et les autres sont pris au piège. Mais un piège qu’ils se sont tendus à eux-mêmes.
    Les organisateurs, engoncés dans un discours sirupeux distillé depuis des années et qui n’a apporté aucun résultat. Il était clair depuis le début que ce ne serait pas une manifestation pour les langues, mais plutôt un plébiscite por-Hollande.
    Les mots d’ordre ne sont d’ailleurs pas unanimes : au Pays basque nord on lit “basque officiel” sur les affiches…
    Mais Ai’ta, qui a longtemps dit que son combat n’avait rien de politique est pris au piège aussi car le combat pour le breton est hautement politique, tout comme d’ailleurs la réponse qui lui est faite par Kevre Breizh. Le groupe voit ainsi apparaître clairement les limites de sa propre démarche.
    A la finale ça ne change pas grand’chose pour ceux qui avaient flairé le coup et qui, ne souhaitant pas défiler derrière des élus drapés d’écharpes bleu-blanc-rouge, resteront chez eux.

    • Ai’ta n’a jamais dit que son combat n’avait rien de politique !? “Ai’ta ! est indépendant de tout parti politique”, ce qui n’a rien à voir.

    • Chacun sa conviction, mais il ne me semble pas tout à fait que ça soit une manifestation pro-Hollande. Que les organisateurs le soit, peut-être, mais pour autant le mot d’ordre doit être les langues régionales !
      Petite rectification : Ai’ta ne considère pas que son combat ne soit pas politique car il l’est forcement (mais au sens noble du terme), ils affirment cependant très clairement que le groupe est Apolitique (au sens où il ne défend pas un parti, mais une cause précise).

      Par ailleurs je ne considère pas qu’aller manifester à Quimper soit simplement « défiler derrière des élus drapés d’écharpes bleu-blanc-rouge ». Je pense qu’il faut savoir se rassembler au-delà des idéologies des uns et des autres pour pouvoir gagner au final. Aussi que chacun vienne comme il est (avec ses convictions, ses spécificités, ses différences…), et que l’on sache mettre nos divergences de côté pour porter (plus fort) un même message !
      Holl asambles e Kemper evit bezañ trec’h !

  13. “Unanimité” ! Evit bezañ eus un “unanimité” e tlee bezañ meur a zen o kaozeal asambles etrezo. ‘M eus ket ar santimant ‘vije bet divizet hag aozet ar vanif-se a-unvouezh gant tud all estreget Kevre Breizh. A-galon gant Ai’ta !

  14. Ridicule !
    Il est totalement compréhensible que Kevre Breizh ne s’associe pas à l’appel de Ai’ta, et je trouve même ça plutôt normal de leur part en tant que responsables de l’événement.
    Par contre je suis choqué par certains propos de leur part !
    Ils disent que Ai’ta, par son action, “s’oppose aux décisions unanimes des organisateurs de la manifestation qui se veut large, unitaire et ouverte à tous sur la base des décisions prises en commun.” Je ne vois pas du tout en quoi la proposition d’Ai’ta va à l’encontre de cette idée d’un rassemblement “large, unitaire et ouvert”…
    En quoi, par cet appel, les militants d’Ai’ta “s’opposent aux modalités de large rassemblement décidées par l’unanimité”, ?
    “appel unilatéral” disent-il… En quoi Ai’ta ne peut pas proposer cette action concrète à l’occasion d’un tel événement pour que de manière factuelle s’exprime le souhait des bretonnants d’êtres pris en compte ?
    Pour qu’ainsi, au-delà, du simple fait de se rassembler tous ensembles pour manifester (et se faire entendre) on puisse également montrer notre détermination !

  15. En écoutant l’interview on imagine facilement qu’il y a eu des maladresses. Maintenant la question que j’ai envie de poser c’est : “pourquoi est-ce que Kevre Breizh n’a pas tout simplement décroché son téléphone pour demander à ai’ta d’annuler/modifier son appel plutot que publier un communiqué public qui risque de semer le trouble ?”.

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