50 ème anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie, exigeons la débaptisation des lieux publics portant le nom François Mitterrand !

A l’occasion du 50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, l’association culturelle bretonne Bemdez demande solennellement à tous les élus d’engager une procédure de retrait du nom François Mitterrand des espaces publics ainsi baptisés.
En effet, François Mitterrand était d’abord ministre de l’Intérieur (1954-1955) puis Garde des Sceaux (1956-1957) alors même qu’étaient pratiquées de manière systématique des tortures et des exécutions sommaires par l’armée française en Algérie.
Dès les premiers événements, François Mitterrand, ministre de l’Intérieur du gouvernement de Pierre Mendès-France, tenait ce discours d’une terrible froideur, le 1er décembre 1954 : http://www.ina.fr/politique/presidents-de-la-republique/video/I04167343/discours-securitaire-de-francois-mitterrand-en-algerie.fr.html
Au moment même où des associations d’anciens combattants s’attaquent injustement à la mémoire de Polig Monjarret, nous invitons tout un chacun à la réflexion : l’histoire de François Mitterrand est fort complexe (voir l’historique dans cet article : http://poligmonjarret.over-blog.com/article-un-collectif-du-front-de-gauche-s-oppose-a-l-appellation-polig-monjarret-99747723.html ).
Il y a en effet deux poids, deux mesures, dans l’écriture et la diffusion de l’histoire officielle. Quelques années auparavant, alors même que François Mitterrand sortait habilement de la seconde guerre mondiale, faisant oublier sa décoration de la Francisque des mains du Maréchal Pétain, Polig Monjarret avait eu le courage d’avoir protégé des hommes pendant l’Occupation et était innocenté par un véritable tribunal de guerre. Or, certains anciens combattants, dont un certain nombre a les mains sales, se permettent de souiller le passé de Polig Monjarret. Ce personnage-clef du renouveau culturel breton avait en effet comme seuls torts d’être breton d’une part (biographie dans cet article : http://poligmonjarret.over-blog.com/article-courrier-aux-24-municipalites-de-vannes-agglo-99670087.html ) et de ne pas avoir occupé de très hautes responsabilités à la tête de l’Etat français d’autre part. Lorsque les Bretons sont ainsi insultés, il est de notre devoir, association culturelle bretonne, de rétablir la vérité et d’obtenir justice. 
Dans un tel contexte, c’est une question de salubrité publique de supprimer le nom de François Mitterrand des rues, places et bâtiments publics de Bretagne, et d’exiger la reconnaissance du nom initialement proposé pour le collège public de Plescop (près de Vannes).
Pour Bemdez,
Hervé Bossard.

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