Jean-Marc Ayrault, an enebour pennañ / Jean-Marc Ayrault, l’ennemi principal

“N’on ket a-du gant diblasañ ar bevennoù. Ur goulenn a-unvouezh digant an holl dilennidi a vije ret, da vat, evit klask kregiñ gant un argerzhadur” (François Hollande, Le mensuel de Rennes, miz Ebrel 2012)

Aterset e miz Ebrel diwezhañ pa oa tremenet e Roazhon en doa lavaret sklaer e soñj an danvez-prezidant Hollande : enebet da adunvaniñ Breizh. Hag eñ erru prezidant, e lak Jean-Marc Ayrault, prezidant Meurgêr Naoned ha kannad-maer Naoned, a-enep krenn an adunvaniñ, e penn gouarnamant nevez bro-C’hall.

Disklêriet en doa Jean-Marc Ayrault n’eus ket gwall bell ‘zo e oa adunvaniñ Breizh ur « sujed digoulzet abaoe pell ». Dindan ur sistem demokratel e vije seurt asuradenn frouezh disoc’hoù ur referendom, d’an nebeutañ, ma ne vije ket re ur preder don a vije bet roet lusk dezhañ, ennañ daeloù gant lavar-dislavar, eztaoler dieub eus ar re a-du hag ar re a-enep. Kentoc’h hag an dra-se, e lak Jean-Marc Ayrault er gouloù n’en deus « ket ar gwir da zilezel bro-Cholet, an Anjev hag ar Vañde ». Engouestl personel kentoc’h hag enklaskadenn boblek, sed aze doare ispisial Jean-Marc Ayrault da gompren an demokratelezh.

Arguzenn ouzhpenn roet gant Jean-Marc Ayrault evit klozañ an dael diwar-benn an adunvaniñ : ar giladenn.Sujed an adunvaniñ a vije, hervezañ, un doare da gilañ warnañ e-unan. Daoust hag-eñ e vije an dra-se un dra fall, ur seizenn ruz da ziskar kerkent ha gwelet ? Pa ra anv da chom hep « dilezel bro-Cholet, an Anjev hag ar Vañde », daoust hag-eñ ne lak ket e pleustr JMA, eus ar Mauges, ar giladenn fall-se a vec’h ganti ar Vretoned o klask anaoudegezh ? Evit Jean-Marc Ayrault, e tiskouez kentoc’h ar giladenn bezañ un arguzenn war an tomm, diskempenn a-walc’h, a bermet skarzhañ ar goulenn ouzh ar bobl. Ha gouest e vo Jean-Marc Ayrault, erru kentañ ministr, da glevet mouezh an holl ? Start e vo moarvat !

Jean-Marc Ayrault an hini eo an den a-bouez e bro-Naoned.

Maer eus Naoned abaoe tri bloaz warn-ugent, pignet en deus dousig gant derezioù ar galloud. Bremañ n’heller ket nac’h e levezon ken. Setu perak n’eus bet nemet un dornad dilennidi eus ar vro o sevel o mouezhioù a-enep un aerborzh bras evit ur C’hornôg bras p’eo bet diskoachet ar raktres en-dro goude bloavezhioù a ankounac’h. Dreist-holl, nebeut a yelo a-enep ar youl da sevel un aerborzh evit tolpad-kumunioù Naoned oc’h emledañ hardi, hag eñ o tegemer metoù aferioù mac’homus ha c’hoantek e-keñver marc’hadoù nevez. Ekologiezh ha kresk meret enep lobby aferioù : krogad digempouez !

Jean-Marc Ayrault kentañ ministr, sed aze heuliad poellek ur plañ red-micher kaset mat. Ar re a c’houlenn e vije unvan Breizh, ar re a zifenn un armerzh hag un diorroadur meret hag ar re a zifenn ur sevenadur vreizhek n’heller ket nac’h e Liger-Atlantel a oar bremañ eo Jean-Marc Ayrault, ouzhpenn bezañ kentañ ministr bro-C’hall, an enebour pennañ. Daoust ha ne ouient ket c’hoazh, avat ?

 

Version en breton : Sarah Chedifer

 

“Je ne suis pas partisan de modifier les frontières. Il faudrait vraiment une demande unanime de tous les élus pour essayer une procédure” (François Hollande, Le mensuel de Rennes, avril 2012)

Interrogé en avril dernier lors de son passage à Rennes, le candidat Hollande avait annoncé la couleur : hostile à la réunification de la Bretagne. Dans son nouvel habit de président, il nomme Jean-Marc Ayrault, président de Nantes métropole et député-maire de Nantes, farouche opposant à la réunification, à la tête du nouveau gouvernement français.

Lors d’une récente déclaration,  Jean-Marc Ayrault assurait  que la réunification de la Bretagne était une «question dépassée depuis longtemps». Dans un système démocratique, une telle affirmation serait au moins le fruit du résultat d’un référendum, au mieux une large réflexion engagée avec débats contradictoires, libre expression des partisans et des opposants. Au lieu de cela, Jean-Marc Ayrault avance qu’il n’a «pas le droit d’abandonner le Choletais, l’Anjou et la Vendée». Engagement personnel contre consultation populaire, Jean-Marc Ayrault a un sens particulier de la démocratie.

Argument supplémentaire de Jean-Marc Ayrault pour clore le débat sur la réunification : le repli sur soi. La question de la réunification serait, affirme-t-il, une forme de repli sur soi. Le repli sur soi serait-il une posture disqualifiante, un mouchoir rouge sur lequel on tire à vue ? En parlant de ne «  pas abandonner le Choletais, l’Anjou et la Vendée », JMA, originaire des Mauges, ne pratique-t-il pas lui même ce mal dont il accable les Bretons en quête de reconnaissance ? Chez Jean-Marc Ayrault, le repli sur soi semble plutôt être un argument rapide et mal fagoté pour mettre au feu la consultation populaire. Le Jean-Marc Ayrault premier ministre saura-t-il désormais entendre la voix de tous ? Pas gagné !

L’homme influent du pays nantais, c’est Jean-Marc Ayrault.

Maire de Nantes depuis vingt-trois ans, sa montée en puissance s’est fait en douceur. Aujourd’hui, son influence n’est plus discutable.  Ainsi quand le projet d’aéroport ressort des cartons après des années d’oubli, peu d’élus locaux s’opposent à la volonté d’un grand aéroport pour un Grand Ouest. Mais surtout, peu s’opposeront à la volonté d’un aéroport pour une agglomération nantaise en pleine expansion qui accueille des milieux d’affaires exigeants et avides de nouveaux marchés. Écologie et croissance raisonnée contre lobby d’affaires : match disproportionné !

Jean-Marc Ayrault premier ministre, c’est la suite logique d’un plan de carrière bien mené. Les partisans d’une Bretagne unie, les défenseurs d’une économie et d’un développement raisonnés et les défenseurs d’une culture bretonne indéniable en Loire-Atlantique savent maintenant que Jean-Marc Ayrault, en plus d’être le premier ministre français, est l’ennemi principal. Mais ne le savaient-ils pas déjà ?

6 COMMENTS

  1. Nous verrons bien également l’attitude des Bretons administrés nommés ministre ou secrétaire d’état … qui se seraient positionnés pour la réunification… face à un premier ministre se positionnant contre … qui va baisser son « froc » … utile de le voir et de le savoir pour les prochaines élections !!

  2. N’oublions pas que tous les médias seront tournées vers lui lors de tous ses déplacements… prenons ca comme une chance pour mettre le « reuz » et se faire entendre et se faire voir ! Il nous ignore, à nous de ne pas l’ignorer. Il faut que ce thème soit la petite épine dans son pied qu’il ne pourra pas évacuer d’un seul revers de main comme à chaque fois afin que les médias hexagonaux s’y intéresse. De toute manière, lui ou un autre comme 1er ministre, ca ne fera pas avancer le dossier de la réunification.

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