STX : Les syndicats appellent à la grève ce mercredi

(Saint-Nazaire) Suite à l’annonce du retrait de la commande de deux paquebots par la société Viking River Cruise le 05 avril dernier, la tension monte aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Plusieurs organisations (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA), appellent au débrayage ce mercredi 23 mai dans le but d’interpeller le nouveau gouvernement.

L’incapacité de proposer un montage financier

L’Etat, actionnaire à 33.34% de STX France Cruise est tenu pour responsable de cette perte du contrat par les syndicats qui souhaitent que celui-ci « prenne toutes ses responsabilités et s’implique totalement pour garantir l’avenir du Chantier Naval de Saint-Nazaire, y compris en devenant l’actionnaire majoritaire » en créant une banque publique pour le financement de l’industrie et de l’exportation. Dans un communiqué, ils dénoncent les méthodes misent en place par l’ancien gouvernement qui aurait « laissé les mains libres aux banques privées » plutôt que de mettre en place un montage financier comme l’ont fait les Italiens via leur Caisse des Dépôts et des Prêts. L’incapacité des banques privées pour soutenir le projet nazairien aurait fait pencher la balance au détriment de Fincantieri.

Des centaines d’emplois menacés

Les organisations syndicales estiment que la perte de ce contrat additionnée à celle du sistership du Norwegian Epicréclament de NCL fin 2008 peut avoir de lourdes conséquences sur l’emploi au sein des chantiers et demandent « le maintien de tous les emplois chez STX France (Chantier Naval et filiales) et chez les sous-traitants » ainsi qu’une « véritable politique industrielle débouchant rapidement sur des commandes de navire » qui ne pourra être mise en place qu’en soutenant financièrement la diversification du Chantier Naval et la Recherche et Développement.  Fin mars, avant l’annonce du retrait de Viking River Cruise, la direction annonçait neuf mille jours de chômage partiel sur mai et juin suite à un carnet de commande quasi-vierge. Près de quatre mille sous-traitants et deux mille cinq cents salariés travaillent à la construction de navires dans le bassin nazairien.

Les syndicats ont demandé par courrier à rencontrer M. Hollande qui s’était déjà rendu sur place en décembre 2011 lors de la campagne présidentielle.

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