Les dessous du mystère de la disparition de l’ibis sacré

1
11

Le Collectif pour la Protection de l’Ibis de Bretagne tient à révéler les dessous du mystère de la disparition de l’Ibis sacré. On nous a dit que cette espèce était invasive et que ses spécimens étaient de redoutables prédateurs. Une extermination programmée a eu lieu dans la plus grande discrétion et de manière tout à fait illégale :

– Conformément aux observations du CNRS, l’Ibis sacré n’est pas une espèce invasive ;

– L’ibis sacré a eu son utilité dans la protection des colonies de spatules ;

– L’ibis sacré est protégé par la convention de Berne ;

– L’Ibis sacré n’est pas un oiseau exotique mais bel et bien une espèce du Paléarctique, zone géographique dans laquelle nous nous situons (importé par le zoo de Branféré près de Vannes, il n’en est pas pour autant un oiseau étranger) ;

– L’Etat a pris une décision sans appui réel et sans étude scientifique mais se base sur un rapport bidonné et non scientifique daté de 2005 ;

– Les arrêtés préfectoraux de destruction de l’ibis sacré ont été pris hors décision ministérielle en Loire-Atlantique et en Morbihan ;

– Les campagnes de destruction de l’ibis sacré ont eu lieu hors arrêtés préfectoraux ;

– Cette destruction par tirs a fortement perturbé les colonies d’autres espèces protégées et ont eu lieu parfois en pleine nidification : des secteurs ont été désertés suite à des opérations de destruction ;

– Plusieurs promeneurs ont retrouvé des cadavres d’ibis sacrés criblés de plomb et laissés en décomposition ;

– Une poignée d’individus est à l’origine de la supercherie (notamment le cliché d’origine pris le lendemain d’une « descente » de renards sur des œufs de sternes et guifettes) : il s’agit d’anciens étudiants d’un chercheur au CNRS, ex directeur de la réserve de Grand-Lieu (sud Bretagne près de Nantes) et quelques membres bornés de Bretagne Vivante autour de la réserve de Falguérec en Séné ;

Cette affaire est caractéristique du monde dans lequel nous vivons : règlements de comptes personnels ou petits arrangements destructeurs entraînant des conséquences gravissimes sur les populations ou l’environnement ; recherche d’un bouc émissaire suite à des choix dictés par la recherche de profits immédiats que personne ne veut assumer (en l’occurrence la destruction de notre littoral par sa mise en vente au plus offrant et la diminution des espaces naturels et de la biodiversité) ; une justice qui n’en est pas une.

Plusieurs milliers de personnes ont dénoncé cette supercherie, quelques courageux médias ont osé dire la vérité face à la propagande généralisée que d’autres ont servilement relayé et des recours en annulation de notre collectif ont tenté de mettre un terme à ce génocide. Or, rien n’y a fait, ce massacre s’est fait en toute impunité, en toute illégalité avec l’appui de la « justice française » usant de circonvolutions verbales et d’imbroglios administratifs pour protéger l’Etat et ses préfectures.

Cette issue ne doit pas être une défaite mais l’occasion de conserver un exemple concret de ce qu’une poignée d’individus mal intentionnés peut provoquer dans le système français. Le tribunal n’a pu contester nos arguments sur le fond de l’affaire, il appartient à tout un chacun de faire justice en diffusant la vérité désormais. Ce combat en rejoint bien d’autres.

Pour le CPIB,

les porte-parole,

Varban Christov ; Bertrand Deléon.

1 COMMENT

  1. On rejoint avec cet exemple la pétition de Martine Donnette sur change.org contre l’abandon par l’état de la récupération de 438 MILLIARDS d’euros de taxe sur les surfaces de ventes illicites de la grande distribution (un état dans l’état). Seulement 39000 signataires à ce jour contre un hold-up qui relègue le casse du siècle à un vulgaire larcin !
    Allez sur change.org pour signer et divulguer cette pétition qui doit devenir une affaire d’état !!!

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.