37 conteneurs du MSC Flaminia présenteraient un risque de pollution

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« Le porte-conteneurs battant pavillon allemand « MSC Flaminia » était en transit entre Charleston (USA) et Anvers (Belgique) et se trouvait au sud-ouest de la Manche, lorsqu’il a été victime, le 14 juillet, d’un incendie puis d’une explosion, faisant deux morts et trois blessés ».

MSC Flaminia NSB Niederelbe
MSC Flaminia 2012 © Reederei NSB Niederelbe

Delphine Batho, ministre de l’Écologie, et Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche ont annoncé « suivre avec une grande vigilance l’évolution de la situation. Les services de l’État poursuivent leur mobilisation pour recueillir toutes les informations techniques nécessaires au traitement de la situation du « MSC Flaminia », en lien permanent avec leurs homologues européens concernés ».

Le navire de 300 mètres de long transporte 2 876 conteneurs : « Selon les estimations disponibles, trente-sept conteneurs, situés dans la zone impactée par l’explosion, pourraient représenter un risque de pollution, en raison des produits chimiques qu’ils contiennent ».

Le navire actuellement assisté par un attelage de remorqueurs de « Smit Salvage, » société néerlandaise d’assistance mandatée par l’armateur du navire, « canalise progressivement l’incendie ». L’équipage au complet a été évacué et le navire, stabilisé par les remorqueurs, est localisé « dans les eaux internationales à 150 milles nautiques de la France et de la Grande-Bretagne ».

« L’accumulation dans les cales de l’eau utilisée pour lutter contre le feu a occasionné une gite du navire de 10° ». Des survols de reconnaissance sont effectués régulièrement par des avions de patrouille maritime de la Marine Nationale, sous l’autorité du Préfet maritime, afin d’évaluer la situation du navire. « Les services de l’État sont actuellement dans l’attente de documents techniques de la part de l’armateur, sur la flottabilité du navire, la maîtrise de l’incendie et l’état de la cargaison ».

Il n’est pas « question pour l’instant de l’accueillir dans les eaux territoriales françaises. La priorité est d’assurer la sécurité maritime dans des espaces très fréquentés et d’éviter tout risque d’atteinte à l’environnement marin et aux littoraux ».

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