L’UDB change-t-elle de siècle ?

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Le congrès UDB de Mûr-de-Bretagne a vu la mise en place d’une nouvelle ligne politique sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et l’émergence d’une nouvelle génération à la direction du Parti. Peut-on pour autant s’attendre a un changement dans la ligne politique ?

L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti autonomiste de gauche comptant quelques 80 élus sur des listes dites « de gauche » (souvent initiées par le PS ou les Verts ou les deux). Parmi eux : un maire, 4 conseillers régionaux (région Bretagne administrative 4 départements) et un député apparenté, Paul Molac, dans l’est-Morbihan.

Contradictions sur l’aéroport

L’UDB s’est efforcé de suivre (voire de précéder!) les évolutions de la société. C’est en ce sens que, depuis quelques années, l’aspect écologiste de son programme et de son identité politique propre s’est considérablement renforcé. Présent dès les années 70 (lors des combats anti-nucléaires de Plogoff ou du Pellerin par exemple après avoir été pro-nucléaire dans un premier temps), ce positionnement écologiste est tel que lors des derniers scrutins, il était difficile de faire la différence entre un candidat UDB et un candidat écolo lambda. Or, sur la question sensible de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le parti autonomiste affichait, depuis fort longtemps, un enthousiasme pro-aéroport en contradiction complète avec ses orientations générales. Mais le congrès du parti autonomiste qui se déroulait la semaine dernière a rebattu les cartes…

Tendances et rajeunissement

Pour comprendre les choses il faut revenir sur l’histoire de l’Union Démocratique Bretonne. Au sein du parti, plusieurs tendances ont constamment coexistées : une sensibilité nationaliste voir indépendantiste côtoie, depuis toujours, une tendance plus régionaliste préoccupée avant tout de bretonniser « l’Union de la gauche ». De la même manière, un courant « productiviste » côtoit une sensibilité plus préoccupée d’écologie que d’autonomie énergétique de la Bretagne. Ces différentes sensibilités s’interpénétrent et maintiennent vaille que vaille un équilibre plus ou moins courtois. La longue histoire de la formation bretonne fût d’ailleurs ponctuée de purges et de procès staliniens, le fonctionnement du parti ayant longtemps été copié sur celui du Parti Communiste de la grande époque. Aujourd’hui, cependant, ces années de glaciation sont soldées, la formation autonomiste offre un visage plus avenant, plus démocratique et considérablement rajeuni.

Ecolos vs productivistes

Depuis le début des années 2000, une nouvelle génération a, en effet, fait son entrée dans l’UDB. Ayant fait de l’écologie une de ses préoccupations majeures elle reste, dans l’ensemble, assez indifférente au doux souvenir de mai 1981 et des préoccupations « productivistes ». Arrivée à maturité, cette génération est cependant loin d’être homogène : dans la pure tradition UDB, des nationalistes côtoient toujours des régionalistes proches du PS et des Verts. Seule différence cependant, la notion d’écologie semble constituer une préoccupation majeure à l’opposé de certains “historiques” tel les élus Pierre Even (conseil municipal de Nantes) ou Michel François, (Saint-Herblain). Ces derniers entretenant une « obsession décentraliste » affirmée (selon un adhérent du sud-Bretagne interrogé par nos soins). Positionnement qui sous-entend que la Bretagne doit bénéficier de son « propre aéroport, ses propres moyens de production d’énergie, etc… ». Ayant fait de la défense de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes leur cheval de bataille, Pierre Even et Michel François se sont trouvé bien isolés à Mûr-de-Bretagne, où l’UDB tenait congrès les 3 et 4 novembre dernier. Les jeunes de Loire-Atlantique notamment poussant à la roue pour faire infléchir la position du parti autonomiste sur le sujet. Pas de schisme mais une « amicale pression » sur un sujet bien embarrassant dans le sud de la Bretagne. « Quelqu’un comme Michel François a raison sur beaucoup de choses en matière de transports, il a juste 40 ans de retard » souligne malicieusement un acteur de la politique nantaise.

Ni oui ni oui

Mais les grognements avaient commencés dès 2011. En effet, le 19 novembre 2011, un débat avait lieu à Vannes sur le « schéma aéroportuaire breton ». La contestation montant lentement sur le terrain et dans les milieux écolos sur la question de Notre-Dame-des-Landes, le bureau politique avait pu constater, à cette occasion, que la question était explosive au sein du parti. La position pro-aéroport de l’UDB datait de schémas des années 80 et cette ligne était de plus en plus contestée. La décision immédiate fût… de ne surtout prendre aucune décision sur le sujet. Des jeunes pro-aéroport tels les ambitieux Gwendal Rioual et Gaël Briand tairont ainsi pendant un an leurs opinions sur la question et l’UDB redonnaise, en faisant alliance avec Breizhistance lors d’une législative dans le Pays de Redon, fera même très officiellement campagne contre l’aéroport. La section UDB du Pays de Redon, avec Jean-François Lugué et Jeff Monnier, représentera d’ailleurs avec les jeunes de Loire-Atlantique pendant longtemps la seule opposition au projet d’aéroport au sein du Parti. Seule et… contre tous ou presque. La conseillère régionale Naïg Le Gars (ex-Emgann) viendra tout de même soutenir les grévistes de la faim de l’ACIPA (l’association de lutte contre l’aéroport) en juin dernier à Nantes. Outre Redon et Nantes, les manifestations anti-aéroport à Rennes à Saint-Malo ont vu également apparaître des militants UDB.

Consensus sur le flou

Mais avec l’évacuation de la ZAD commencée le 16 octobre dernier et le buzz créé par la résistance des militants écologistes sur le terrain la position de l’UDB devenait intenable. Présent depuis des années dans l’ensemble des cortèges anti-porcheries industrielles ou anti-algues vertes, le parti autonomiste se coupait totalement de son « cœur de cible ». Le bureau politique et notamment le véritable patron du parti, le très discret Robert Pedron (directeur de publication du Peuple Breton après avoir été celui du… Lian, la revue de Bertaèyn Galeizz), ayant vu le vent tourner et l’unité du parti mise en danger décida de lâcher du lest. Le fait que Robert Pedron est lui-même anti-aéroport accélérera les choses. Au congrès le principe d’un « vote en cascade » fût décidé. Pour éviter un étripage fâcheux, la question n’était plus de savoir si l’UDB était « pour ou contre » mais, subtilité de congrès oblige, de savoir si l’UDB prenait position ou non sur la question. Bien entendu, le « ni-ni » Mitterrandien fût voté de manière très habile. On évitait ainsi les mutuels et fraternels égorgements. Le débat « franc et direct » (selon un militant du 44) dura une heure et conclu fort à propos sur le fait de ne pas se positionner, chacun pouvant ainsi continuer à faire des lois sur son blog personnel sans engager son avenir au sein du Parti.

Pour calmer les jeunes, la section UDBYaouank (jeune) exerça opportunement son droit à exprimer une opinion différente de l’UDB « officielle », comme le texte du congrès l’autorisait, et vota contre le projet d’aéroport.

Renouvellement du bureau

Le renouvellement du bureau politique s’est fait dans ce même esprit de subtil dosage : Exit l’historique Herri Gourmelen arrivé en fin de mandat, même chose pour Michel François malade et de plus en plus isolé dans sa fédération de Loire-Atlantique, le nazairien Damien Perrotin (problèmes de santé et manque de temps) et quelques autres. Aucun limogeage mais des départs bienvenus pour faire émerger la nouvelle génération couvée depuis longtemps par le prévoyant Robert Pedron. Parmi les nouveaux entrants, on remarquera l’arrivée de l’attaché parlementaire du député européen Corse François Alfonsi, le rennais Bruno Le Clainche, le très actif anti-aéroport Jeff Monnier et le nouveau représentant des jeunes Nil Caouissin. Parmi ceux qui restent élus, la présence d’Ana Sohier ne manquera pas d’interpeller. L’élu rennaise est, en effet, en telle symbiose avec le Parti Socialiste rennais que beaucoup se demandent, malgré son investissement indéniable, combien de temps restera-t-elle dans une formation autonomiste offrant une ambition limitée. Reste à savoir qui seront les secrétaires fédéraux (deux représentants par fédération départementale) complétant prochainement ce bureau politique renouvelé d’un tiers.

Une nouvelle génération en question

La nouvelle génération issue des années 2000 aura-t-elle l’ambition de faire enfin décoller l’UDB ? Le dessein du Parti semble être restée, depuis 1981, de faire perdurer son appareil politique et « d’influencer le Parti Socialiste ». Cependant, la qualité personnelle de certaines individualités peuvent faire espérer une évolution, même si beaucoup d’éléments de cette nouvelle génération sont parfaitement dans la ligne « union de la gauche ». Imaginée par le Parti Socialiste celle-ci maintient pourtant depuis 1977 en état léthargique Radicaux, Communistes, Verts et UDB en en faisant des partis d’élus et de permanents sans grosses forces militantes. La nouvelle génération UDBiste suivra t’elle le chemin de ses aînés ? Difficile de se rebeller contre un système et une ligne bien établie quand on est soit-même salarié d’un groupe parlementaire d’un groupe politique de conseil régional, municipal ou de communauté d’agglomérations dès l’âge de 20-22 ans. Même mal payé, ça peut décourager de faire la forte-tête…

En attendant d’en savoir plus, l’observateur attentif peut déjà analyser le début des grandes manœuvres en vue des municipales de 2014. A Vannes l’UDB retournera avec le Parti Socialiste. Comme un début de réponse ?

Michel François (UDB 44 pro-aéroport) :

“Si l’aéroport ne se fait pas, des maisons de cadres et d’avocats prendront la place des paysans”

7Seizh : L’UDB vient de laisser le libre choix à ses adhérents sur la question de l’aéroport de NDL. Vous êtes pro-aéroport de longue date, qu’en pensez-vous ?

Michel François : Le Congrès de l’UDB laisse aux adhérents la possibilité d’être favorable au projet ou d’y être hostile.

C’est la validation par le Congrès de la position prise par le bureau politique après la période de réflexion conclue il y a un an par la réunion de Vannes. J’aurais évidemment préféré une position favorable, mais l’UDB paie le suivi insuffisant de sa position antérieure, qui n’a pratiquement fait l’objet d’aucune publicité interne ou externe, et l’a donc trouvée sans position ferme dans le cadre de l’alliance avec les Verts, puis devant de nouveaux adhérents influencés par les luttes en cours.

7Seizh : En Loire-Atlantique, les jeunes adhérents semblent assez anti-aéroport dans l’ensemble…

Michel François : Les jeunes adhérents me semblent en effet plus nombreux à être contre que pour, et cela s’est senti au Congrès comme dans les assemblées préparatoires (en Loire-Atlantique en tout cas. Les phénomènes de leadership fonctionnent par ailleurs vite et bien parmi eux.

Qu’ils aient des convictions fortes et tiennent à en marquer le positionnement du parti est dans l’ordre des choses. Mais l’UDB a déjà été contre, notamment en Loire-Atlantique, dans la foulée de Plogoff et du Pellerin, voire du Larzac, avant de comprendre que ça n’avait pas grand’chose à voir. Le contexte du démarrage de la construction n’est guère propice à un dialogue apaisé. Mais nous nous écoutons, et c’est aussi le sens de la décision. L’UDB se remettra de Notre-Dame-des-Landes.

7Seizh : Que pensez-vous de la nouvelle génération qui vient de faire son entrée au bureau politique de l’UDB ? Sur la question écologiste, vous paraissez assez éloigné de leurs préocupations par exemple…

Michel François : Je me réjouis tout d’abord qu’il y ait une nouvelle génération ! Nous avons pu nourrir des craintes sur son arrivée pendant pas mal d’années. Qu’elle prenne des responsabilités me réjouit encore plus. Notre pratique du débat interne en fera rapidement une force pour l’UDB tout entière.

Ma sensibilité à l’écologie ne va pas jusqu’à me faire penser qu’une position – fût-ce sur NDdL – est toute entière écologique ou anti-écologique, manichéisme qui caractérise trop les luttes en cours. Il me paraît plus vital pour la Bretagne, y compris sur le plan écologique, de démanteler le transport centralisé qui a reconstruit la France en cent cinquante ans autour de Paris – en vidant les campagnes et en bridant nos villes – que de tout subordonner au sauvetage d’un bocage qui, si l’aéroport ne se fait pas, cédera la place en quelques années à des maisons de cadres, avocats, actionnaires, etc, construites dans des propriétés de 2 ou 3 ha, boisées mais sans plus de vaches ni de paysans.

L’examen des revenus et des nouveaux arrivants dans les communes concernées de 1999 à 2009 ne laisse planer aucun suspense à cet égard.

12 Commentaires

  1. Très bonne analyse de Michel François. La question du renouvellement des instances dirigeantes de l’UDB est sans doute vitale pour ce parti, mais ce qui compte c’est l’aboutissement de ce grand projet d’un véritable aéroport international dans l’Ouest, contre-pied au centralisme de l’Etat français.

  2. J’ai oublié de préciser que NDdL est loin de faire partie de mes préoccupations majeures. Il suffit de voir ce que j’écris (ou n’écris pas) sur mon blog et les réseaux sociaux pour s’en rendre compte.

  3. Après mon LOL sur Twitter, je vais tacher de donner une réponse construite. Cet article est truffé d’éléments qui démontrent que tu ne connaît de pas grand chose de l’UDB.

    Je ne vois aucun problème à ce qu’on critique l’UDB, mais il ne s’agit pas pour autant de laisser les erreurs circuler.

    Oui, il y a un changement générationnel à l’UDB. Ce n’est pas très difficile de s’en rendre compte, il suffit de voir les nouveaux noms qui apparaissent. Oui, ce changement générationnel a pu créer quelques des tensions. Là non plus, ce n’est pas difficile à deviner dans la mesure où il est rare qu’un tel changement se fasse sans tensions.

    Par contre, tu te trompe sur deux points. D’une part, ces derniers temps, les tensions se sont nettement apaisées. Le dernier congrès s’est d’ailleurs déroulé dans une très bonne ambiance. D’autre part, l’aéroport est loin d’être un point crucial pour la grande majorité des militants de l’UDB. La question de NDdL n’a du nous occuper, sur tout un week-end, que pendant une grosse demie-heure. D’ailleurs la décision du congrès de ne pas prendre de position arrêtée est à considérer dans ce double contexte.

    J’ai déjà eu l’occasion de parler sur ce site de la difficile évolution de l’UDB sur le sujet, je ne reviendrai donc pas dessus. Je suis loin de penser que les propos de Michel François ont 40 ans de retard. Ce serait une erreur de penser qu’il ne sont pas pertinents. Pour le reste, je garde mes critiques pour l’interne.

    Dans les tendances que tu cites, tu oublie la principale. Il y a toute une frange de l’UDB qui n’est ni nationaliste, ni régionaliste (dans le sens où tu l’entend) : ce sont les fédéralistes (et j’en fait partie). Je rappelle que ce qui rassemble les nationalistes pragmatiques, les fédéralistes enracinés et les régionalistes ambitieux de l’UDB, c’est la revendication pour un véritable pouvoir politique en Bretagne, en un mot : l’autonomie (en plus des valeurs de gauche et de la conscience des problématiques écologiques, évidemment). Rajoutons que ce ne sont pas forcément ceux qu’on croit qui sont le plus en faveur d’alliance avec le PS ou EELV.

    Il est vrai de dire que l’UDB fut au départ un parti productiviste. L’évolution de l’UDB en matière d’écologie politique date des années 80, notamment sous l’impulsion d’Herri Gourmelen. Aujourd’hui, on trouve toujours quelques productivistes à l’UDB mais ils se font rares et discrets, ce n’est pas un souci.

    Autre erreur : celle de penser que les pro-aéroport seraient forcément des productivistes. Il suffit de lire les propos de Michel François ou de Gael Briand (sur ce sujet ou sur d’autres) pour se rendre compte que ce sont des écologistes sincères (à moins qu’on ne soit de mauvaise foi, évidemment).

    La palme des âneries de cet article revient certainement au fait de qualifier Gael Briand et Gwendal Rioual d’ambitieux. Je fais certainement partie des personnes qui les connaissent le mieux. C’est vrai qu’ils occupent tous les deux une position à première vue (je dis bien à première vue) enviable de chargé de groupe. Il ne sont pas là parce qu’ils sont ambitieux, mais parce qu’ils sont talentueux. Il faut savoir qu’ils n’ont jamais rien demandé à personne. On est venu les chercher (idem pour la responsabilité de rédacteur en chef du Peuple breton ou la candidature de conseiller général). D’ailleurs, s’ils avaient été ambitieux, ça ferait belle lurette qu’ils ne seraient plus à l’UDB mais au PS.

    Gael et Gwendal n’ont pas tu leur position sur NDdL, il ont longtemps hésité. Et c’est le cas de beaucoup à l’UDB, moi y compris. Le problème, c’est que, contraitement à la plupart (pour comme contre) nous essayons de prendre en compte tous les facteurs, ça ne simplifie pas les choses.

    La circonscription de Redon n’a pas été le seul endroit où l’UDB portait une candidature opposée à l’aéroport. Les trois circonscriptions les plus proches de NDdL où l’UDB était présente (Nantes Carquefou, Redon, Ploërmel) ont vu des candidats UDB opposés au projet d’aéroport.

    Robert Pédron est certes intelligent et influent. Dire qu’il est le “véritable patron” de l’UDB est infondé. La nouvelle génération n’a pas besoin d’être “couvée” par qui que ce soit.

    Pour rappel, Bruno Le Clainche et moi-même avons déjà été membres du bureau politique, il s’agit pour nous d’un retour.

    Ha non, je me suis trompé tout à l’heure. La palme des âneries revient à la fameuse “symbiose” entre Ana Sohier et le PS. Il se trouve que Ana et moi militons dans la même ville. Elle y est conseillère municipale, et moi responsable de section. Ça veut dire que nous travaillons beaucoup ensemble. Je connais donc très bien la façon dont ça se passe entre Ana et le PS. D’ailleurs, je pense que si certains élus voyaient tes propos, ils écarquilleraient leurs yeux d’étonnement.

    Dernière petite précision sans importance : c’est Jef avec un seul f 😉

  4. L’article http://7seizh.info/2012/11/12/ludb-change-t-elle-de-siecle paru sur 7Seizh suscite beaucoup de réactions sur FB ou sur 7Seizh notamment de militants UDB. Certaines de ces commentaires remettent en cause des informations parues dans cet article, je mets donc ma réponse que chacun en profite

    Christian Guyonvarc’h
    C’est un article très baroque… avec des raccourcis sur les personnes qui laissent songeur. S’agissant d’Ana Sohier à Rennes, il se trouve qu’au conseil municipal du 12 novembre elle a refusé, avec sa collègue de l’UDB Eliane Leclercq, au nom du respect des équilibres territoriaux en Bretagne, de voter en faveur d’une extension du périmètre de Rennes Métropole souhaitée par son président, qui est aussi le maire de Rennes. L’UDB est la seule composante de gauche du conseil municipal qui a adopté cette position. Pour une élue soi-disant alignée sur le PS, c’est original…
    ————————————————
    Nil Caouissin
    Ana Sohier “en symbiose” avec le PS, c’est n’importe quoi…
    http://r-p-s.info/INTERVENTION-D-ANA-SOHIER-AU-NOM
    ————————————————
    Fabien Lécuyer
    Salut Christian Guyonvarc’h, je réponds à tes remarques :

    1/ Ana Sohier : tu as raison il aurait fallu que je précise pourquoi j’écrivais que “Ana Sohier semblait en totale symbiose avec le PS rennais”.
    Sur les 5 derniers mois (je n’ai pas encore consulté les délibérations de novembre), le conseil municipal de Rennes a voté 290 délibérations. Le groupe UDB a voté TOUTES ces délibérations sauf 2 abstentions (la 336 du 4 juin 2012 et la 554 du 08 octobre) ce qui représente un record parmi les 8 groupes présents au conseil municipal de Rennes. Les écolos, les radicaux, les Rouges et Verts, etc… votent parfois contre ou s’abstiennent, l’UDB jamais (à deux exceptions qui sont, de surcroît, des abstentions).
    Donc effectivement je comprends pourquoi une telle publicité est faite autour du vote négatif du groupe UDB sur l’extension du périmètre de Rennes Métropole, c’est suffisamment rare pour être souligné et célébré.
    Au regard de ces chiffres, tu comprendras donc que l’on peut considérer qu’il n’est pas “baroque” d’écrire qu'”Ana Sohier semble en symbiose avec le PS Rennais”. On peut même ajouter “comme l’ensemble du groupe UDB à la mairie de Rennes”.

    > Nil Caouissin : tu trouveras également réponse à ta remarque

    2/ Je constate qu’il est toujours aussi difficile d’apporter la moindre critique sur l’UDB. Pourtant, “aujourd’hui être libre c’est être informé” n’est-ce pas ?

  5. C’est un article très baroque… avec des raccourcis sur les personnes qui laissent songeur. S’agissant d’Ana Sohier à Rennes, il se trouve qu’au conseil municipal du 12 novembre elle a refusé, avec sa collègue de l’UDB Eliane Leclercq, au nom du respect des équilibres territoriaux en Bretagne, de voter en faveur d’une extension du périmètre de Rennes Métropole souhaitée par son président, qui est aussi le maire de Rennes. L’UDB est la seule composante de gauche du conseil municipal qui a adopté cette position. Pour une élue soi-disant alignée sur le PS, c’est original…

    • Salut Christian, je réponds à tes remarques :

      1/ Ana Sohier : tu as raison il aurait fallu que je précise pourquoi j’écrivais que “Ana Sohier semblait en totale symbiose avec le PS rennais”.
      Sur les 5 derniers mois (je n’ai pas encore consulté les délibérations de novembre), le conseil municipal de Rennes a voté 290 délibérations. Le groupe UDB a voté TOUTES ces délibérations sauf 2 abstentions (la 336 du 4 juin 2012 et la 554 du 08 octobre) ce qui représente un record parmi les 8 groupes présents au conseil municipal de Rennes. Les écolos, les radicaux, les Rouges et Verts, etc… votent parfois contre ou s’abstiennent, l’UDB jamais (à deux exceptions qui sont, de surcroît, des abstentions).
      Donc effectivement je comprends pourquoi une telle publicité est faite autour du vote négatif du groupe UDB sur l’extension du périmètre de Rennes Métropole, c’est suffisamment rare pour être souligné et célébré.
      Au regard de ces chiffres, tu comprendras donc que l’on peut considérer qu’il n’est pas “baroque” d’écrire qu'”Ana Sohier semble en symbiose avec le PS Rennais”. On peut même ajouter “comme l’ensemble du groupe UDB à la mairie de Rennes”.

      > Nil Caouissin : tu trouveras également réponse à ta remarque

      2/ Je constate qu’il est toujours aussi difficile d’apporter la moindre critique sur l’UDB. Pourtant, “aujourd’hui être libre c’est être informé” n’est-ce pas ?

  6. Eh oui, dans un parti politique il y a des débats, des désaccords parfois… c’est plutôt bon signe. Un parti ou tout le monde est d’accord est un parti avec une seule personne dedans (ce que doivent bien connaître certains des commentateurs de ce blog).

  7. Article pile-poil. Chapeau bas cher collègue ! Fine analyse, toute en subtilités, bref, l’UDB agace et chacun peut s’en rendre compte à force de justifications de moins en moins percutantes ! Cependant, il manque à ton article une question : combien de militants l’UDB compte encore virer “pour appartenance à KAD”, après l’exemple de la purge contre Odile Buton ?

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