Nous les Gallos…

Les gallos sont une population qui aura subi un double génocide culturel. Une double aliénation. Alors que la Bretagne connaissait son revival des années 70 les gallos étaient plongés dans la plus absurde des extravagances identitaires : ils étaient sensés redécouvrir une culture vernaculaire qui n’était pas la leur.

Basse-Bretagne über alles

« Brezhoneg, yezh ar vro » (« le breton est la langue du pays »), Stivell, la redécouverte de la « matière bretonne » et tout le tintouin des 70’s, les bretons découvraient qu’ils n’étaient pas qu’une bande de ploucs et que leur culture était riche et originale.

Malheureusement, tout cela a été vendus « en gros », sans nuance. La réalité identitaire à Spézet se devait d’être la réalité partout en Bretagne et prière de ne pas compliquer les choses.

Réécriture de l’Histoire

De là, l’Histoire de la Bretagne fût simplifiée au maximum : Le breton était « la langue de nos ancêtres » de Brest à Ancenis. La Haute-Bretagne, une terre à coloniser culturellement car parlant « français ». Depuis quand ? « Depuis que le breton n’y était plus parlé» bien entendu. Cette ridicule réécriture de l’Histoire donna, des années plus tard, l’occasion à Françoise Morvan et à d’autres de gagner de l’argent en écrivant quelques livres prospérant sur tant d’idiotie.

Le kyste gallo

Pauvres gallos que nous sommes. La « culture officielle » n’était déjà pas la nôtre mais voilà que la « culture rebelle », la « contre-culture », celle qui censément représente « l’âme du peuple breton », notre âme, celle qui nous entoure chaque jour, celle qui nous a forgé n’était également pas vraiment la nôtre.

La contre-culture devenue « culture bretonne » est celle de la Basse-Bretagne. Et la Haute-Bretagne, le pays gallo, la langue gallèse dans tout ça ? Un trou dans l’histoire, un kyste gênant, pour bien dire, une inconvenance, quelque chose qui ne doit pas exister.

Deux solutions pour les gallos : ou alors s’assimiler à « l’homo francus ». la culture officielle, la France Über Alles, le tricolore, Paris-ville-lumière, tout ça ou alors plonger dans « la culture bretonne » consacrée, bretonniser son nom et « s’inventer » une identité en papier mâché : Cornouaillesleontregorvannetais. Brezhoneg ! Brezhoneg ! « La langue nationale du peuple breton », « la langue de nos pères », « hep Brezhoneg breizh ebet » et patapoum.

Le gallo notre langue

Mais non en fait ! Nous les Gallos, notre langue c’est le GALLO. Qu’elle soit « laide », « plaisante à entendre », « affreuse à entendre », « typique », « savoureuse », « horrible », « patoiisée » et je ne sais quoi on s’en fout, c’est la nôtre, c’est notre langue. La langue de nos pères. Le Gallo ! Avec un grand G ! Le moindre mot, la moindre expression collectée à Plumaudan (22) ou à Barbechat (44) m’est plus précieuse que le plus magnifique gilet brodé d’un coin de Cornouailles car le gallo c’est MA langue et celle de mes ancêtres depuis au moins 300 générations ! Le Gallo c’est notre identité, comme l’est le palet sur planche, la galette-saucisse, le craquelin, la Loire, la Rance, la Vilaine, l’avant-deux de la Mézière et tout un tas d’autre chose grandes ou petites que le « revival » a oublié.

Rédéné qi caoze galo !

Alors oui on peut avoir de l’intérêt, de la tendresse, un amour passionné (c’est mon cas !) pour la langue bretonne, mais la langue vernaculaire des gallos est et restera pour toujours le gallo. L’Histoire est têtue camarade ! Bien entendu, le Breton a été parlé dans une moitié de la Haute-Bretagne à une époque. L’Est des Côtes d’Armor, région que je connais bien, est perclue de toponymes bretons. Effectivement le breton n’est pas une langue étrangère entre, en gros, le Penthièvre (22) et le Pays de Coislin (44), bien entendu que le breton a également une place historique dans cette « Bretagne médiane » qui couvre une bonne moitié ouest du pays gallo mais à part la frange extrême proche de l’actuelle frontière linguistique, tout cela remonte au IXème au Xè siècle, en gros aux calendes celtes. Et puis la Basse-Bretagne a également parlé gallo : les communes de Berné, la Feuillée, certains villages de l’île de Groix, Rédéné, Bubry ne sont pas de dignes représentants de la pure toponymie celtique. Alors quoi ? Il faut qu’on aille nous aussi manifester avec pancartes « galo, langue dou païz » dans le bourg de la Feuillée pour enfin se faire respecter ?

Jacobinisme gwenn-ha-du

Merde quoi ! Pour justifier le breton à Rennes ou à Nantes j’entends toujours « oui mais on a toujours parlé breton en Haute-Bretagne du fait des bas-bretons qui venaient s’installer ici ». Et alors ? Il n’y a jamais eu de gallésants à s’installer à Quimper ou Brest ? Les chemins, dans le temps, ça n’allait que dans un sens ? Les gallos n’ont pas été eux non plus chercher fortune à Guingamp ou Lorient ? Ca crevait de faim en Basse-Bretagne et passé Loudéac c’était la bamboula du matin au soir peut-être ? En fait, la France a créé une idéologie « le jacobinisme » que le mouvement breton s’est empressé de repeindre en Gwenn-ha-Du. « 2 langues nationales en Bretagne c’est trop ! » entend-on souvent. En Nouvelle-Calédonie il y en a une trentaine pourtant et ça n’a jamais dérangé le mouvement nationaliste kanak…

Les bouinous du gallo

Et puis il faut dire que les militants gallos n’ont rien fait pour donner un peu de vernis à leur langue et au pays gallo. Ah les bouinous ! Alors que les bretonnants écrivent des romans et éditent des dictionnaires de médecine ou d’informatique, les gallésants racontent des « istouéres ». Casquette de travers et hop, c’est parti sur les viaos et les biques ! La Haute-Bretagne doit compter le plus fort taux de conteurs des cinq continents et même d’ailleurs ! Alors comment veux tu faire une langue moderne de toute cette folklorerie ?

Eh bien elle existe cette langue moderne gallèse. Parce que certains n’ont jamais cessé de travailler dessus, de la conserver, de la développer comme un bien précieux. L’Abbé Buléon dans le Morbihan qui au début du siècle dernier organisait des « noëls gallos » et défendait « les deux langues bretonnes ». Emmanuel Hemery, Jean Choleau, André Bienvenue, André le Coq, Patrice Deriano, Mickael Genevée, Régis Auffray, Gilles Morin, Matao Rollo et j’en passe. Il y a toujours eu des gallos qui ont cru dans leur langue et qui l’ont mise à l’honneur…. tout en respectant et en parlant le breton.

J’entends parfois certains militants gallésants couinant sur tant d’injustice et réclamant « les mêmes moyens financiers pour le gallo que pour le breton ». Hey camarade ! Tu ne vois pas une légère différence de développement entre les deux langues ? Pendant que les bretonnants font des grèves de la faim pour leur langue que fais tu de ton côté ? Au boulot fainéant ! Traduit Nietzsche ou Harry Potter en gallo et ouvre des écoles entièrement en gallo au lieu de jalouser l’autre. Le jour où tu auras une demande sociale pour des écoles gallésantes en plein Finistère tu pourras la ramener.

Quand aux enfants gâtés du breton, qu’ils ne l’ouvre pas trop. Dans les années 20, l’état de la reconnaissance sociale et intellectuelle du breton était pratiquement au même stade que celui du gallo actuellement. Un homme a donné l’impulsion : Roparz Hemon. Sans lui et son oeuvre gigantesque vous en seriez encore à jouer « Buhez Santez-Babon » pour trois vieux mandigots du Léon.

23 lecteurs

A 7Seizh, nous avons fait notre choix. Nous prenons la Bretagne comme elle est ! En plus du français, chaque jour nous publions des articles en breton et chaque jour ou tous les deux-trois jours maximum, nous publions un article en gallo. Travail gigantesque ! Le moindre article en français fera 3000 lectures minimum. Un article en gallo où il faudra vraiment se creuser la tête pour rendre correctement certains concepts ne sera lu que par 23 personnes. C’est ma moyenne journalière pour le Gallo. 23 personnes. Nous sommes trois à écrire en gallo sur 7Seizh. Et 23 personnes suivent fidèlement nos articles. Oh, ça progresse, le premier article en gallo avait été lu par 2 lecteurs. Aujourd’hui on en est à 23/jours.

Eh bien, je paraphraserai Roparz Hemon (qui a été le premier à ouvrir la radio au gallo soit dit en passant) en disant que même si je n’écrivais que pour moi-même je continuerai à le faire tout de même. Pour le gallo et parce que je suis gallo et que le gallo c’est mon sang, mon air. Car je suis breton parce que je suis gallo.

Celtes contre celtes

Nos pères (dont le mien!) ont également été martyrisés par « l’école de la république » pour avoir laissé échapper un mot de gallo en classe. Chez nous ce n’était pas le « Symbole » mais le « Sou ». Combien de gallos arrivés à Paris ne savent pas parler français et se retrouvent en situation de choc culturel dans les années 30 ou 40 ? Les gallos ont subi l’aliénation des peuples minoritaires mais en double dose ! Parce que « la libération des années 70 » leur aura apporté une double honte. « Pas assez français » d’un côté, ils sont devenus « pas assez bretons » de l’autre. Et pas assez « celtes » aussi ? Mais qu’est-ce que cette histoire ? Le breton de Fougères ou de La Guerche est aussi celte et plus breton que le zigue de Landelo camarade ! Lui il est là depuis les gaulois ! Il n’est pas arrivé une main devant, une main derrière du Pays de Galles au Vè siècle sur un radeau en cailloux ! Lui c’est le taulier de son bout de granit depuis Astérix et même avant !

Bretons avant tout

Alors aujourd’hui, le temps de la stigmatisation à l’encontre des gallos est pratiquement révolu. Mais pratiquement seulement. Même au conseil régional il y aurait encore quelques zozos à souhaiter la mort du gallo…

Heureusement, à part ces australopithèques, les personnes défendant le breton et le gallo se confondent souvent. Ya !, l’hebdomadaire en breton a ouvert ses colonnes au gallo et, malgré les lettres d’insultes et des désabonnements, a défendu l’idée d’une Bretagne gallophone et brittophone. Que Yann-Fañch Jacq et l’équipe de Keit Vimp Bev en soit ici remerciés. L’institut de formation Stumdi a ouvert des formations en gallo et on donne même des cours de gallo dans certaines écoles Diwan et Dihun.

Cela n’empêche pas que nous les gallos avons encore une longue marche à accomplir pour retrouver pleinement ce qui fait notre essence. Car l’étude de notre culture, de l’histoire de la Haute-Bretagne et de notre langue est une terre en friche. Même l’histoire de la langue bretonne en Haute-Bretagne a été négligée. Pourtant elle pourrait être plus instructive et bénéfique pour le futur du breton que tous les discours crétins sur « la présence des bas-bretons à Rennes et Nantes depuis la nuit des temps ».

L’Histoire est têtue je le répête, la Bretagne a toujours été bilingue Breton-Gallo (puis français depuis un siècle et demi). C’est la réalité bretonne. Celui qui aime la Bretagne doit défendre et le breton et le gallo, qu’il soit à Plouguerneau ou à Ancenis. Ensuite à chacun d’apprendre, de parler et de promouvoir la langue (ou les langues) de son cœur, la langue de ses tripes.

Parce qu’un breton qui insulte la culture d’un autre breton ne mérite pas d’être appelé « breton ». Parce que quand même… en 2012…. alors que tout fout le camp de partout… ce mot-là… « breton »… il a encore un sens, bordel !

27 COMMENTS

  1. Breton du Porhoët malouin, « élevé » en pleine ignorance du pays, dans une famille de sang-mélés britto-gasconio-normands (et j’en passe), j’aime mon pays depuis un petit tour dans le Bade où quelques Germains m’ouvrirent à la Bretagne. Le Porhoët malouin, c’est autour de Ploërmel. Pas Vannetais. De l’ancienne Domnonée, oui, qui parla roman (gallo?), mais surtout breton: c’est en tout cas mon sentiment personnel, non seulement au regard des anciennes comme des plus récentes études, comme celle de Deléon, mais aussi à partir d’une nostalgie indéfinissable en moi où la langue bretonne me parle encore plus que le gallo.

  2. Peut-être que quelqu’un l’a déjà fait remarquer mais dans le paragraphe « Le gallo notre langue » il est fait mention de 300 générations de gallésants. 300 générations, ça nous fait à peu près 9000 années si je ne me trompe pas (et si on accepte l’hypothèse qu’une génération dure ~30 ans). Ce qui remonte donc à 7000 ans avant Jésus Christ. C’est tout de même conséquent, non? J’aurai bien aimé que quelqu’un me confirme ce chiffre parce que, vraiment, ça m’impressionne.

    Mersi braz deoc’h en araog.

  3. C’est bien de dénoncer les « idioties ». A condition de ne pas en proférer non plus : « la Basse-Bretagne a également parlé gallo : les communes de Berné, la Feuillée, certains villages de l’île de Groix, Rédéné, Bubry ne sont pas de dignes représentants de la pure toponymie celtique. »
    C’est pas celte, donc c’est gallo ? Euh…

  4. le gallo est un dialecte francais comme il y a des dialectes bretons…. de plus il s’est étendu vers l’ouest en dépit du breton grâce a la diglosie francais-breton et non pas grâce a la diglosie gallo-breton…. Vous aurez beau écrire les plus belles complaintes du monde il n’en reste qu’il est nécessaire d’avoir une certaine honneteté culturelle de temps en temps. le gallo est tres peu different des autres dialectes d’oil…. Vous ne pouvez pas dire non plus que le francais litteraire n’etait pas parlé en Bretagne avant 1850 puisque deja au Xveme siecle il y avait une difference entre le francais des villes et le francais des campagnes…

    Les dialectes bretons vont peut a peu s’estomper pour donner une langue bretonne unique…pour les langues d’oil c’est deja fait. nous devons nous concentrer sur les langues et tant pis pour les dialectes des deux langues de bretagne: le breton et qu’il n’en deplaise: le francais

    • justement la classification des dialectes d’oil est a revoir, le gallo de bretagne comporte des specificités propres, du en partie a l’influence du breton et a une evolution differente des autres langues d’oil. de meme avec les dialectes bretons, les locuteurs de chaque pays malgré un enseignement fait en litteraire , gardent l’originialité de leur terroirs, en particulier pour le tregorois et le vannetais.si on suit votre logique, nous n’aurions que des langues artificielles et bien loin de la vulgate orale , bien plus largement et réellement parlée par les brittophones ou gallesants. le litteraire s’enrichit des dialectes et du language parlé qui n’est pas pret de s’eteindre. toutes les langues ont connu ce systeme entre une langue litteraire et figée, et une langue orale, populaire, dialectale et vivante. vouloir eradiquer les dialectes est tout simplement signer l’arret de mort de la langueen question comme le prouve l’exemple du latin, des dialectes qui ont evolués en langues distinctes et une langue litteraire qui doit sa survie qu’a la religion

  5. Eh bien une de plus qui va lire les articles en gallo : moi. Il va falloir que je m’habitue à le voir écrit, je le connais parlé par ma grand-mère, mon oncle et des voisins autour de St Hilaire-du-Harcouët. Je sais, ce n’est plus en Bretagne, mais on y parlait la même langue que de l’autre côté du Couesnon.

  6. Opala, on se calme.
    Que l’on soit (ou que l’on se sente) d’origine gallese ou de « basse Bretagne », cela n’importe peu car dans le 2 cas, cela nous fait être (ou se sentir) bretons. Cela ne sert à rien d’opposer les 2 car pour définir un peuple il n’y a pas que la langue, il y a la culture, l’histoire, l’économie…
    Prenez l’exemple de l’écosse ou il existe 2 langues propres à ce pays, a savoir le gaélique et le scot, et pourtant les écossais se définissent comme écossais et non pas anglais ou exclusivement scots ou gaéliques, arrêtons de considérer des particularités propres à des régions de Bretagne comme des différences essentielles, car à ce petit jeu là je ne suis pas sûr que l on va gagner, c’est le voisin d en face qui va être plutôt mort de rire….
    Que des personnes veuillent reparler le gallo, pourquoi pas mais cela ne doit pas se faire au dépend de la Bretagne (trop d ennemis de la Bretagne n attendent que cela pour semer la zizanie….). Dans le même esprit arrêtons de faire croire que le fait de vouloir revendiquer sa culture gallese, cela revient à défendre la culture française et être pour un grand ouest.
    Pour les septiques je dirai de regarder les autrichiens ou mieux les suisses germanophones qui parlent l’allemand sans pour autant être des allemands….
    Par conséquent on peut très bien se dire de culture romane ou celtique en Bretagne tout en étant Breton.

  7. Si la Bretagne n’avait pas raté son réveil des nationalités au 19 ème siècle, que serait la Bretagne actuelle, une Belgique encore plus divisée que le royaume d’outre-quiévrain. Nous bas-bretons serions les flamands et vous gallos, le wallons…
    quand aux insultes des gallos envers la culture bas-bretonne celtique, M Lecuyer parait les oublier. Qu’il crée une école en gallo et nous verrons si les parents sauront au rendez-vous (:-)
    En tant que bas-breton bretonnant, je n’ai rien contre les gallos, leur godinette est fort agréable et j’ai déjà l’impression d’être en Mayenne à moins de 100 km de chez moi. Je leur conseille d’inviter Françoise Morvan à leur prochain colloque, elle leur contera de terrifiantes histoires de bas-bretons nationalistes mangeurs d’enfants…

  8. C’est quoi ce néologique « Les Gallos ». Le gallo est une langue, pas un peuple ? Pour moi il y a des Bretons qui peuvent être de langues bretonne, gallaise ou française. S’il n’y avait pas eu dans les années 1970 des Stivell pour hisser les couleurs de la langue bretonne, il n’y aurait pas eu dans les années 2000, des Lécuyer pour hisser les couleurs de la langue gallaise. Bref, nous serions tous de gentils petites Français au garde à vous. Avant de voir dans l’Emsav l’ennemie du gallo, il faudrait peut-être regarder outre-Couesnon, où ils se marrent de nos embrouilles. Bref (c’est à la mode), une tribune contre productive. Le linge salle on le lave à la maison pas devant la « grande maison France ».

  9. Rett hetan d’lirr e d’ouir lez artiq en galo ëd seizh ! Faot vantié bouhale màite pu mès i sont yeu ben goden. Cheben qe dpée q’tu terlatt lè mots mal à comprendr en frànsoe n’ia vantié pus d’mondd a vni ile.
    Fao qe j’afnètt mài corr mon gallo e pi j’poue ecrir dez artiq d’memm !

    Orinn de la Bertengn du mitan pourqhi aprendd ren qh’unn lang ? gronne ëd lieu ao nom berzounet mais o des gens qhi caozz gallo, j’choezi de n’poent choezir !

  10. http://bzh-lib.5forum.info/t1926-nous-les-gallos-fabien-lecuyer-7-seizh

    2 lecteurs de gallo au début

    22 maintenant .

    la vérité maintenant Fabien : combien de lecteurs en moyenne pour un article en breton ?

    sinon sur le fond je me reconnais dans ce texte avec une petite réserve :
    la mémoire des populations est brève : même dans ce que tu nommes la bretagne médiane, en quelques generations, on oublie qu’un lieu a parlé une autre langue.

    Mûr aujourd’hui se revendique haute bretagne, gallo etc…. mais elle a perdu le breton en 1945.

    toujours est il que sur le fond c’est vrai , il y a un monopole du « marketing identitaire bas breton ».
    hors de cela point de salut.

    qui connait le terme gallo ? qui sait que ses ancetres parlaient gallo ?

    – dans La baule+° de ce mois :
    un type ayant rédigé un bouquin sur les villas de Pornichet répond à la question
    « pourquoi avoir fait si peu allusion à l’identité bretonne de pornichet » ?

    il répond j’ai beau eu questionné autour de moi « : aucune personne m’a dit que ses parents ou grands parents parlaient breton .

    : éh gars ! Pornichet a perdu le breton vers 1600 ! et le gallo ta ti oui dire de ce patoé mon ga?

    le probleme a Pornichet c’est que bon nombre de personnes viennent d’ailleurs, ils n’ont pas de reticence à dire Pornichet en Bretagne
    mais pour eux identité bretonne = Langue bretonne.

    ya du boulot !!! ce n’est pas qu’une affaire de gallo/breton c’est aussi une affaire de perception limitée à la linguistique pour une identitée.
    et là je ne suis pas d’accord : il y a plein d’autres facteurs
    – l’histoire bretonne et dieu sait qu’elle est importante en pays nantais
    – le gallo oui (ex le brièron)
    – le breton aussi sur la frange cotiere et historiquement tout le quart nort ouest
    – des habitudes culinaires , agricoles que sait je

    ….bref la Bretagne n’est pas uniforme , mais elle est unie graduellement , comprenne qui pourra ! malgré tout le seul lien réel de l’entité Bretagne c’est :
    1) l’Histoire commune sur 1000 ans
    2) l’extension maximale de la langue bretonne qui recouvre 4/5 du territoire

  11. Bonjour, je dois faire partie des 23 depuis un mois ou deux, et vraiment c’est un bonheur renouvelé à chaque fois de pouvoir appréhender un peu de gallo écris. De Châteaubriant pays gallèsant, langue de ma mère et ayant un grand pere vannetais bretonnant, je me retrouve entre les deux et j’ai eu le loisir de constater la pertinence de votre analyse.
    Je tenais à vous apporter mon soutien dans cette initiative,
    merci ben’ 😉

  12. Loriento-lorientais, je ne me sens concerné ni par les querelles « vannetais-KLT », ni par l’opposition brito-gallo, et je suis loin d’être le seul et pour une fois, je dois même être dans le camp majoritaire, celui des habitants des villes à la culture urbaine néo-bretonne bien éloignée de ces querelles qui n’intéressent que ceux qui veulent bien s’y intéresser. Et pourtant je suis breton de fait et par choix et au risque de faire crier les gardiens du temple, si on continue à faire croire qu’il est nécessaire de parler breton ou gallo pour être breton, on va droit dans le mur, comme, d’ailleurs puisque c’est d’actualité, il faudrait aimer les festoù-noz pour être une « vrai » Breton. Ben, non, pour moi, être breton ne se résume pas à ça, ne se limite pas à ça. Ne voir la Bretagne que par le prisme de la langue ou de la danse ou de la musique d’inspiration traditionnelle est réducteur et ne concerne que peu de gens finalement. Que l’on ne se méprenne pas, la langue est fondamentale mais on ne peut en faire l’alpha et l’omega de la bretonnité. De même la musique et la danse d’inspiration traditionnelle sont d’importance majeure mais la culture bretonne ne peut se résumer à ça, sous peine de marginalisation de fait.

    C’est un peu fouilli tout ça mais j’avais envie de le dire quitte à y revenir de façon plus détaillée dans une future tribune libre de 7seizh.

  13. enfin un article juste et coherent, a part chez adsav et chez certains illuminés d’une bretagne fantasmée, l’emsav et le milieu culturel breton defends une bretagne trilingue, une bretagne a l’image de son peuple.

    il faut aussi etre realiste, les gallesants ont un encore un gros travail devant eux pour sauver leur langue mais ce n’est pas en reprochant aux brittophones de mener un combat sans eux que ça se fera.
    Les gallesants doivent reconquerir leur droit par eux memes,redonner aux nouvelles generation le gout de leur culture et de « caozer », avec le concours et le soutien des brittophones.
    parcontre je ne suis pas sur pour tous les isolats gallos en basse bretagne, comme l’ile de groix ou la feuillé, ces isolats gaulois ou gallo-romains ont du disparaitrent trop tot pour evoluer vers la langue gallese, et auraient eu de toute façon, une evolution differente avec l’influence du breton, comme les isolats brittophones en haute bretagne.
    j’ajouterais, que malgré nos deux langues et leurs innombrables dialectes respectifs, nos pratiques culturelles et sociétales sont les memes en hautes et basses bretagnes, forgées sur un socle préceltique,de tradition gauloise continentales et britonnique d’outremanche,une influence romane et franque. un peuple toujours au contact de la terre ou de la mer, bref un peuple qui a su garder son ame et son originalité tout en s’adaptant a son epoque.

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