Home Actualité Information Bretagne - 7seizh.info Autonomie/Indépendance Alain Glon : « Le problème de la Bretagne, c’est la France ! »

Alain Glon : « Le problème de la Bretagne, c’est la France ! »

Alain Glon est le fondateur et ancien PDG du groupe d’agro-alimentaire Glon. 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires et 3700 salariés, Glon est une entreprise de taille mondiale.

Président de l’Institut de Locarn, un cercle patronal implanté en Centre-Bretagne, Alain Glon a soutenu ouvertement le président du Parti Breton (indépendantiste de centre-droit) Yves Pelle lors de la dernière campagne des législatives dans la circonscription de Dinan (22).

Dans le cadre du débat sur la « peur des mots » suite à un article publié sur 7Seizh intitulé « mes honteuses », nous publions la dernière déclaration d’Alain Glon en date du 10 novembre 2012. Cette déclaration a été publiée sur un site de débat dédié à l’économie appelé www.breizhlog.eu.

« (…) Parce que Paris ne s’intéressera au sujet que pour l’éteindre, Vive les AOC et le Bio !Parce que les solutions ne seront pas recherchées par le Politique qui diffère.Parce que ce ne seront plus les entreprises en quête de survie qui trouveront réponses, réponse qui ne naîtra pas de leur sacrifice suprême, la disparition.Parçe que ce ne seront jamais les CCI, Chambres d’agriculture, FNSEA….Ça peut être…-dans l’aire et à la dimension du problème (emplois, balance, tranquillité )-autrement que par les acteurs et selon les principes qui nous ont conduit là dans la déshérence où nous sommes.-par une gouvernance économique (comme cela est dans les pays qui gagnent) ou…-sous la direction d’un stratège accepté (tel que Michael Porter le fût au pays Basque Espagnol dans le projet Bilbao 2000)Je pense que moins de 10% des gens concernés ont compris oú nous conduit le présent… « Les guerres s’arrêtent lorsque les fils des généraux y perdent la vie ».Soyons optimistes :La première bonne nouvelle est que nous avons 99% de ce qu’il faut pour réussir, à savoir le climat et l’eau, les champs et les élevages, les entreprises et les éleveurs, les ouvriers et les artisans, les routes et les ports… Une habitude de qualité, d’honnêteté, de parcimonie et Des humains de plus en plus nombreux qui ont faim.La seconde bonne nouvelle est que pour sauver des milliers d’emplois et des milliards d’euros, il n’y a juste qu’à pousser de côté quelques dizaines de personnes !

Je vous le dis. Le problème de la Bretagne, c’est la France.Il y a urgence, c’est de la vie dont il s’agit. »

On le voit ici Alain Glon ose appeler un chat un chat. Au-delà des contentieux historiques, linguistiques et culturels, la nécessité pour la Bretagne d’accéder à l’Indépendance est aussi, et peut être avant tout, politique et économique.

Est-il enfin permis d’affirmer que la France est un boulet économique pour la Bretagne ? A l’aube des indépendances catalanes et écossaises, le peuple breton doit savoir que les chemins de la croissance passeront par une autonomie croissante de la Bretagne, prélude à une indépendance politique inéluctable.

11 COMMENTS

  1. Juste 2 questions ( pour commencer ):
    1/ L’eau et sa qualité ?
    2/ L’énergie ?
    Une observation : Les bonnets rouges provenant d’Ecosse ( produire en Bretagne illustré de la meilleure des façons )

  2. Oui mais le pauvre va se faire vite traiter de tous les noms par les mouvements bretons de gauche, qui ne sont d’ailleurs absolument pas crédibles sur l’économie. Ce qu’il dit sur Bilbao est intéressant, à l’époque la frange la plus radicale des nationalistes basques était contre le projet de musée Guggenheim, c’est aujourd’hui une locomotive qui a dynamisé l’image de la ville et son économie. Et si Pinault trouvait un lieu digne de ce nom en Bretagne où il pourrait installer sa collection? Bon, on imagine aisément les discours des partis bretons précités concernant Pinault. Mais vu que ça fait des décennies que l’on n’arrive à rien, si on essayait juste un peu d’être pragmatiques? Pour la collectivisation des terres et autres on a sans doute le temps, non?

    • juste pour signaler, que le parti breton ne se declare pas de centre droit, il est preferable de parler d’un parti qui veut federer centre droit et centre gauche mais au dela de tout clivage a la française, au parti breton cohabite des gens de differents courants, de gauche comme de droite mais donne une priorité a l’emancipation bretonne..une majorité d’entre nous est nationaliste et independantiste. ce coté federateur est a double tranchant, car il nous empeche aussi de repondre facilement et de trouver un consensus sur des questions sociétales, ce que l’on nous reproche assez souvent mais le PB a pour but la creation d’un etat breton pas de le gouverner a terme.

    • On n’en a rien à faire se faire traiter de tous les noms, c’est déjà fait depuis longtemps (cf article sur ‘Ils ont des chapeaux ronds »). Ce qui manque à la Bretagne c’est une réunion de ses forces vives sous la bannière du Gwenn-ha-du. C’est d’arrêter de se mettre des bâtons dans les roues à chaque tout de pédale. C’est de stopper cette émergence de partis ou mouvements qui tournent en rond dans leur idéologie basique et rancunière envers les autres.
      Ce dont la Bretagne a le plus besoin, c’est d’oublier les divergences politiques à la française et d’arrêter de les reproduire sous couvert de démocratie. Le problème c’est que c’est le modèle soit-disant démocratique jacobin qui est pris pour exemple.
      Non. C’est un modèle breton qu’il faut créer et si l’on veut qu’il marche, il doit être unitaire, faire taire toutes les querelles de clocher et celles des miettes de pouvoir distribuées çà et là pour l’orgueil de quelques-uns, alors qu’ils ne servent que de marionnettes.
      La Bretagne a besoin de gens qui s’unissent pour elle, pour lutter pour la B5, pour ses langues, pour ses travailleurs et ses résidents., contre N-Dame des Landes et contre la nouvelle loi de régionalisation Il va y avoir du boulot vu le grand vide que ça va être.
      Alors qu’attendent ceux que j’appelle le forces vives (économistes, politiques, industriels, atistes…) à se rassembler et à faire exploser les carcans qui les ont tenus jusque là : ce serait déjà une sacrée leçon d’autonomisme qui rassemblerait bien plus de monde que les situations actuelles.
      A quand un Playd Cymru ou un PNE, qui, eux ont déjà compris que ça devait se faire ensemble ?
      Yann-Bêr Béclère

  3. Je n’ai pas l’habitude de soutenir les grands patrons d’industrie ni aucun parti politique breton : ce dont je rêve c’est d’une Bretagne réunie (B5 évidemment) et qu’enfin tous se mettent autour d’une table pour envisager un combat commun.
    Utopie ? Certainement mais réalisme aussi car tant que tous resterons divisés dans leurs querelles de chapelles et personnelles (pouvoir quand tu nous tiens !) il n’y aura ni autonomie ni B5 . J’en ai marre, et je ne suis pas le seul, de voir le mouvement se déchirer entre telle ou telle autre tendance. Il serait pourtant si simple de s’accorder sur les points fondamentaux pour enfin contrecarrer le jeu de la France jacobine. Les militants de base, dont j’ai fait partie, ne s’y retrouvent pas et y perdent leur énergie.
    Je pense quelque part au Celib mais ce dont nous avons besoin actuellement, c’est d’un abnégation de tous pour la cause et surtout d’arrêter d’employer le modèle français tant politique qu’économique et social.
    Sur le papier , pas si difficile à réaliser, tous ont à peu prêt les mêmes convictions.et intérêts Dans la réalité, c’est autre chose car il faudrait qu’ils sachent faire abstraction de leurs pouvoirs et être capables de se retrouver face à face comme bretons ayant les mêmes valeurs.
    Pouvoir : le grand mot mais qu’est-il dans le monde d’aujourd’hui ? Que signifie une UDB avec des sièges représentatifs certes mais complètement inféodée au PS français et qui va laisser passer une pseudo-loi de décentralisation passer sans broncher parce que ce sont les copains (PS) qui l’ont décrétée ?
    Côté économie, de quelle indépendance peuvent encore se targuer les groupes bretons, on se le demande. Ils sont tous pris dans le marché mondialisé et les retombées ne sont que peu ressentir économiquement en Bretagne, pourtant première région dans l’agro-alimentaire. Mais pour faire la comparaison avec le politique, tout cela dépend d’ailleurs. Dommage alors que les forces vives sont dans le pays.
    Pour conclure : sans une réflexion globale autour de ce que devrait être une Bretagne autonome, nous continuerons dans le marasme français et les militants de tout bord qu’ils soient continueront à s’épuiser, à se lasser et à laisser tomber.
    Tout cela fait bien le jeu de l’Etat français qui n’en attend pas moins. Une région en « distribil » , ça permet de s’occuper des autres plus combattantes ( Corse, Alsace : tiens un point à étudier non?). Les Bretons (gros raccourci) , du moins qu’ont leur permette se souffler dans le biniou, ils sont contents et nous foutent la paix.
    C’est ça que voulez, politiques et acteurs économiques ? Dites le nous tout de suite, on arrêtera de rêver et de se prendre la tête pour replonger dans nos basses occupations matérielles.

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