Grand moment de vérité ce jeudi au Conseil Régional de Bretagne (administrative)

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Jeudi 07 février, le Conseil Régional de Bretagne administrative commencera l’examen du budget. Le conseiller régional Europe Ecologie Les Verts Yannik Bigouin a malicieusement déposé un amendement où il est demandé que “chaque Vice-président fasse une action dans sa politique pour la langue bretonne” et ce sur la base d’une “union sacrée”.

Amendement accepté ou amendement rejeté ? Les bretons sauront un peu plus, grâce à cet amendement, qui est prêt à s’engager ou non pour le breton.

Retrouvez dès demain dans 7Seizh le compte-rendu des débats et les votes de vos conseillers régionaux !

Texte de l’amendement déposé par Yannik Bigouin :

” Nous n’oublions pas enfin qu’en période de crise, les politiques culturelles sont la garantie de l’ouverture aux autres et au monde. Elles sont une nécessité démocratique, elles sont le terreau des dynamiques citoyennes, elles sont un atout économique. Ce budget 2013 s’ouvre sur la perspective prochaine de la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires qui devra être accompagné des mesures législatives qui s’imposent notamment dans le cadre du projet de loi et d’orientation pour la refondation de l’école ou encore la loi cadre décentralisation tel que promis par le président de la république. Riche de ses 200 000 locuteurs, notre région dispose de la dernière langue celtique continentale vivante d’Europe. L’avenir de cette langue se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins et il est de notre responsabilité politique collective de préparer son avenir. Ainsi ce budget doit être celui de la reconquête linguistique grâce à l’engagement de chaque vice président de mettre en oeuvre, dans la politique qu’il suit, au moins une action forte en faveur de la langue bretonne. Le suivi de cette politique linguistique transversale sera assuré par le service langues de Bretagne avec une évaluation tous les six mois complétée d’améliorations si nécessaire”.

4 COMMENTS

  1. Le seul problème avec Yannik Bigouin c’est qu’avec lui on a toujours un peu l’impression que la politique linguistique se résume à des ateliers de conversation entre des vieux et des néos. C’est quand même un peu “justik” comme remède, même si ça ne fait jamais de mal à personne d’échanger avec sa grand-mère.

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