Un groupuscule stalinien s’élève contre la “charte européenne des langues régionales” et la décentralisation

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Le PCRF est une scission “orthodoxe” du Parti Communiste Français (PCF). Ayant inscrit le “patriotisme français” dans ses statuts, cette formation a récemment sorti un communiqué prenant position dans le débat actuel sur l’école initié par le ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon.

Extrait :

En outre, il est inconcevable que la FSU, SUD et la CGT ne disent pas un mot contre les futures réformes de « décentralisation » que prévoit l’actuel gouvernement au titre de l’ « Acte III de la décentralisation » et de la « Charte européenne des langues minoritaires et régionales  ». Dans le cadre du « saut fédéral européen », qui vise à détruire non seulement la souveraineté, mais l’existence même des Etats-nations européens, la politique de Hollande sape l’idée même d’une « République une et indivisible  » régie partout par les mêmes lois, pour installer des « euro-régions » et des « métropoles européennes » qui n’auront de cesse de casser les statuts nationaux, les services publics d’Etat, le code du travail, les conventions collectives gagées sur les diplômes nationaux et qui en conséquence constituent un danger mortel pour l’Education NATIONALE, pour les statuts des personnels, pour la laïcité et pour l’emploi des enseignants.

Il est également inconcevable que les syndicats enseignants restent de marbre face à l’entreprise visant àdésétablir les langues nationales d’Europe au profit du tout-anglais imposé par l’UE et par le MEDEF. Que restera-t-il des statuts nationaux des personnels lorsqu’il faudra délivrer l’enseignement soit dans la langue régionale d’une euro-région donnée (des demandes vont d’ores et déjà dans ce sens dans différentes régions) ou en anglais, comme c’est de plus en plus le cas en violation grossière de l’article II de la constitution française ? La solution n’est nullement de se servir du prétexte des langues régionales pour« désétablir » le français… et établir subrepticement l’anglais comme seconde langue officielle de facto, il est d’en finir avec l’acharnement des gouvernements successifs contre l’enseignement du français, dans la réduction massive de la DIVERSITE des langues vivantes et anciennes enseignées à l’école, dans le refus crypto-xénophobe de prendre en compte les langues de l’immigration dans le cadre de l’école laïque, et dans l’attribution à l’école publique des moyens nécessaires pour enseigner partout les langues régionales, en tant que patrimoine de la nation.

En un mot comment défendre l’Education « nationale » tout en manifestant une indifférence totale, par conformisme euro-politiquement correct, à l’égard de la casse de la nation républicaine  ? S’engager sur ce terrain REPUBLICAIN, ce n’est nullement faire allégeance au « nationalisme », c’est au contraire en finir avec une situation qui fait le jeu du Front « national » en abandonnant aux racistes le drapeau de l’indépendance nationale et de la république indivisible : non pour idéaliser cette république, mais pour la transformer en république sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le véritable socialisme.”

 

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