Home Actualité Information Bretagne - 7seizh.info Christian Troadec à François Hollande : « C’est la Bretagne qu’on assassine »

Christian Troadec à François Hollande : « C’est la Bretagne qu’on assassine »

hollande (3)Christian TROADEC, maire de Carhaix, conseiller général du Finistère, qui avait milité dès le premier tour de la primaire socialiste pour le candidat François Hollande, demande à être reçu très rapidement à l’Elysée en compagnie de personnes représentatives de la Bretagne pour faire part au Président de la République des inquiétudes et des attentes extrêmement fortes des Bretonnes et des Bretons. Dans un courrier, le maire de Carhaix rappelle les engagements pris par François Hollande en faveur de la Charte des langues minoritaires et revient sur le besoin d’agir rapidement aussi bien en faveur de l’emploi et l’économie, la régionalisation, la création d’une télé bilingue ainsi que la réunification de la Bretagne.

 

Lettre de Christian Troadec à François Hollande

« Carhaix, le 20 mars 2013

Carhaix, le 20 mars 2013

J’ai eu l’honneur de vous accueillir à Carhaix en juillet 2011 alors que vous étiez candidat à la primaire socialiste. Je vous ai soutenu dès le premier tour, considérant que vous étiez le seul en mesure de battre le président sortant, Nicolas Sarkozy. Vous êtes sorti vainqueur de cette primaire et j’ai ensuite fait campagne, comme des dizaines de milliers de militants des forces de progrès, pour que vous l’emportiez au second tour de cette élection majeure en France. Vous avez obtenu plus de 68 % des suffrages à Carhaix.

Lors de votre venue au festival des Vieilles Charrues, nous avons eu le plaisir de converser, à la même table, avec Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne, Léna Louarn, vice-présidente en charge de la langue bretonne, et des responsables du festival. Nous avons eu l’occasion de rappeler l’importance que revêt pour le peuple breton la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires, la réunification de la Bretagne, avec le retour de la Loire Atlantique dans la Bretagne administrative, une véritable régionalisation afin de libérer les énergies et de créer des richesses et donc de l’emploi… et enfin la création d’une télévision bilingue. Ces revendications ont déjà été portées par Jean-Yves Le Drian et pour certaines, adoptées à l’unanimité, sous forme de vœux, par le Conseil Régional de Bretagne.

Aujourd’hui, dans un climat de crise économique et sociale, où les Bretons s’inquiètent pour leur avenir, où les plans sociaux se multiplient dans le Finistère, où l’agriculture et l’agroalimentaire souffrent … on attend d’un gouvernement de gauche de véritables réformes structurelles. La reconnaissance officielle des langues régionales, par la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires, était une de ces réformes très attendues, en Bretagne comme ailleurs. Elle ne coûterait pas un Euro.

Cette revendication était votre 56eme engagement de campagne lors de l’élection présidentielle !

Vous comprendrez l’incompréhension d’une grande partie de votre électorat en Bretagne de constater que ce qui avait été promis et en possibilité d’être fait ne le soit pas alors qu’en même temps un climat anxiogène sur les difficultés de l’emploi et de la diminution du pouvoir d’achat se développe.

J’ai encore été très surpris de constater récemment que le Ministère de la Justice a estimé que les livrets de famille bilingues, français-breton, de la Ville de Carhaix, étaient illégaux alors même que nous revendiquons un statut officiel pour la langue bretonne.

Vous constaterez que ces décisions inquiètent tous les défenseurs de la Bretagne et plus spécifiquement toutes celles et tous ceux qui souhaitent voir perdurer l’identité de la Bretagne. Face à toutes ces difficultés de tous ordres, économiques, culturels, sociaux… d’aucuns considèrent désormais que « c’est la Bretagne qu’on assassine… »

C’est dans ce contexte que je vous demande de bien vouloir me recevoir rapidement à l’Elysée, avec quelques personnalités représentatives de Bretagne, afin que nous puissions vous faire part de notre incompréhension et vous exposer les attentes extrêmement fortes des Bretonnes et des Bretons sur ces questions, mais aussi sur ce climat général difficile au niveau social, économique et culturel qui gagne actuellement notre territoire.

Comptant sur votre réponse rapide, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à ma plus haute considération.

Christian TROADEC
Maire de Carhaix
Conseiller général du Finistère »

31 COMMENTS

  1. « Quelques personnalités représentatives de la Bretagne » !!??

    c’est Troadec qui va faire la liste?

    Dans ce cas il n’y aura plus d’économie en Bretagne car comme tout le monde peut l’observer dans sa lettre au Président, il ne parle que de sujets qui ne sont que secondaires pour la majorité des Bretons, qui sont ,avant tout des Français qui participent largement à l’effort d’un Pays actuellement en souffrance.

    Il est urgent de répondre aux exigences économiques pour produire la richesse qui permettra tout d’abord un retour à l’emploi et le reste suivra.

  2. On voit là le décalage entre un Cumulard Politicien et la réalité économique de notre Bretagne qui se meurt.
    A force de courir après les écolos contre les Paysans, il s’étonne des dégats dans l’industrie agroalimentaire.
    Dans le même temps, il court après les Chinois pour transformer le lait du Kreiz Breizh.
    Il a l’accord des écolos pour produire ce lait ?

  3. J’ai vraiment un goût amer dans la bouche quand je pense à tous les bretons ayant voté pour des élus socialistes qui ne se sont servi d’eux que comme d’une base électorale afin d’obtenir des fonctions au niveau français et qui les ont oubliés par la suite.
    Les problématiques bretonnes sont complètement délaissées par « nos » élus !
    C’est à nous faire regretter l’UMP… (voyez mon niveau d’amertume)

  4. On a enfin un élu breton qui se mouille! Mais face aux vieux schnocks jacobinisés et sclérosés, il faudra beaucoup de détermination pour obtenir des mesures positives en faveur de la langue et de la TV bretonnes … RLB

  5. à force de faire des courbettes aux seigneurs qui nous dominent, on finit à genoux. Bientôt la tête sera sur le billot. Nous ne pouvons l’accepter, arrêtons de mendier, mettons ces menteurs dehors, demandons des comptes à leurs valets bretons. Du courage, mettons dehors tous ces partis français qui nous oppriment, arrêtons de dire »oui, notre bon maitre ». A quand une vrai démocratie qui nous respecte, les Bretons doivent dépasser leurs intérêts immédiats pour faire un véritable contre-pouvoir; prenons exemple sur nos amis Catalans, Écossais, Gallois…

  6. N’oublie pas de lui parler d’indépendance de la Bretagne Christian, s’il ne bouge pas son cul avant que ses amis du PS, majoritaires à l’assemblée nationale et au Sénat, ne tuent définitivement toutes les chances économiques et culturelles de la Bretagne !

  7. Oui, bien entendu, c’est la démarche logique pour Christian TROADEC, cependant, le candidat Hollande avait répondu à une journaliste lui demandant son avis sur la future géographie de la Bretagne, ; « il est hors de question de faire une régionalisation spécifique à la Bretagne; la France est une et indivisible » . ..
    Elu, Hollande fait machine arrière au sujet de la promesse de signature de la Charte Européenne des langues minoritaires . . sans doute pour faire écho au président du CG du Finistère ? . ..

    La messe est dite !!!

    Il va nous falloir faire autrement !

    • Oui, il va falloir faire autrement !
      Depuis des décennies, pour ne pas dire des siècles, on croient à chaque fois à leurs promesses, on se fait baiser à chaque fois, on gueule un peu … et ça recommence quatre ou cinq ans après ! On a aucune mémoire. On a aucune volonté.
      Combien de temps encore va t-on supporter cela ?
      Pendant combien d’années encore, on va se laisser marcher sur les pieds ?
      Messieurs Troadec, Morlac et autres bonnes volontés bretonnes, arrêter de perdre votre temps (et le nôtre) en espérant de Paris. Ils ne nous accorderons rien, peut-être quelques miettes tout au plus.
      Arrêtons de quémander, prenons.
      Prenons ce qui nous appartient, notre terre, notre langue, notre histoire …

      http://www.facebook.com/pages/Bretagne-demain-Breizh-warchoazh/261702290599537?ref=ts&fref=ts

      • Bah oui, c’est sûr, « prenons », camarades ! Et euh… tu marches devant, « Bretagne demain », le fusil à la main ? C’est quoi le programme ? J’adore les types qui balancent ce genre de trucs. Ça ne mange pas de pain. « Je suis un militant, moi Monsieur, je dis prenons ». Ouais ouais, ok, vas-y, montre-moi un peu comment tu comptes « prendre », et là, peut-être, je te « prendrai » au sérieux.

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