Un livre en breton à Diwan, une communication de Mark Kerrain

6

UN LIVRE EN BRETON A DIWAN

PAR AN & PAR ELEVE

ce n’est pas trop!

 

Le congrès Diwan se tiendra les 20 et 21 avril 2013. Je souhaite y soumettre un projet. Mais comment informer les membres de Diwan? Depuis Octobre j’essaie de connaittre la marche à suivre.  En désespoir de cause, aujourd’hui, je vais donc faire une tentative par l’intermédiaire de SEIZH.

PROJET

Le projet exposé consiste à faire en sorte que

chaque élève du primaire à Diwan possède un livre en breton par an.

 

CONSTAT

            Quelqu’un a dit que l’amour n’existe pas, que seules existent les preuves d’amour. La langue bretonne est une langue comme les autres, elle n’existe que par les preuves de son existence: les gens qui la parlent, la chantent, la lisent, l’écrivent, et donc les disques et les films en breton, mais aussi les livres en breton.

            Le but de Diwan est l’enseignement du breton aux enfants, c’est à dire de leur apprendre à parler, lire, écrire, compter en breton.  Pour ce faire, les livres ne sont pas le seul moyen, mais ils sont indispensables.

          Quand l’école apprend à lire en breton la possession de livres est indispensable, et c’est d’ailleurs le cas de nombreux foyers, mais ce n’est pas le cas de tous.  Si l’on veut donner de l’importance à l’enseignement du breton il faut aussi lui donner de la valeur, et le livre en est le symbole concret.

 

LE PROJET

Diwan décide l’achat pour chaque élève du primaire d’un livre par an (nombre peu contraignant et peu couteux) pour que le livre en breton pénètre dans tous les foyers des membres de Diwan  (et pas seulement dans les quelques foyers bretonnants)  car le breton est la langue de tous les enfants de Diwan.

Les modalités d’achat relèvent de chaque école.

L’ouvrage choisi sera étudié en classe.

 

LE BUT du projet

*le but du projet n’est pas d’instituer une nouvelle contrainte, s’ajoutant à l’achat des calendriers et tickets de tombola, aux séances payantes obligatoires de cinéma, de théâtre, de piscine, de gouren, etc, mais de rappeler à tous que la langue bretonne est au centre de la pédagogie Diwan, et que le livre est un instrument pédagogique;

*le projet n’est pas dirigé contre les initiatives existantes ici ou là (certaines classes procèdent déjà à l’achat de livres en breton), mais permet de mettre en place une pratique commune officielle à l’égard du livre en breton;

*c’est un progrès pédagogique, qui remplacera quelques instants (un tout petit instant de l’année scolaire)  l’utilisation souvent systématique d’ouvrages français sur lesquels on colle le texte breton (parfois peu lisible)

**en 6 ans de primaire chaque élève possèdera 6 livres en breton, au lieu de zéro parfois aujourd’hui;

*l’ouvrage acheté sera étudié en classe (peu contraignant : dans certaines classes on étudie deux ou trois ouvrages);

 

EFFETS

*rappeler que la langue bretonne est au coeur de l’enseignement de Diwan;

*renforcer le lien entre les enfants et la langue bretonne, entre les écoles et les enfants par la langue, et faire du breton une langue de relation et de culture écrite;

*former de jeunes lecteurs bretonnants, sans qui il n’y aura-demain

**ni lecteurs adultes,

**ni  de créateurs de livres pour enfants;

*préparer l’avenir de la langue en suscitant le désir de création, quel qu’il soit, en langue bretonne,  afin qu’il ya ait demain auteurs de chansons, de livres, chanteurs,  artistes bretonnants;

*mettre un peu de breton dans tous les foyers; ce n’est pas beaucoup, mais ce n’est pas de trop. Le jour où le jeune lecteur deviendra relecteur de ses livres d’enfance, il ne  trouvera la langue bretonne que s’il possède au moins un ouvrage en breton.

*affirmer la nécessité de la création en breton comme témoin de la vitalité de la langue

*rappeler la cohésion et la logique du travail pour la langue bretonne: Diwan soutient la Redadeg, la Redadeg soutien la création en breton (et notamment de livres pour enfants), Diwan soutient les projets de création …  

 

 

CONCLUSION

            Il y a aujourd’hui 14 000 élèves bilingues dans les écoles, selon la publicité de l’office pour les classes bilingues. Il sont loin d’être tous lecteurs de breton.

            Il y avait 1 200 élèves dans les écoles primaires Diwan en 2011.

            Si le projet avait été voté en 2011 (il avait été repoussé à l’initiative de la direction de Diwan) ces 1200 élèves auraient tous 2 livres en breton. Les éditeurs seraient bientôten train de créer des postes d’emploi.

            C’est à DIWAN d’ouvrir la voie, comme elle l’a toujours fait.

Amendement proposé au Congrès DIWAN 2013  

Mark Kerrain

6 Commentaires

  1. Ur vezh eo gwelet e rank tud zo stourm er c’hevredigezhioù, a-du sañset gant ar brezhoneg, evit traoù ken anat. Ar Jakobined a zo e pep lec’h e toare. Dalc’hit mat gant ho mennad Aotrou Kerrain !

  2. Setu ur brav a raktres hag a c’halv hogen perak chom gant Diwan hepken. Muioc’h a arc’hant o devez hentennoù brezhonek an Deskadurezh Katolik hag Deskadurezh Foran.

    • N’on nemet unan eus izili Diwan, n’eo ket din da sellout ket penaos ec’h a an traoù en-dro er skolioù-stad pe brevez. Ha ma ne vefe ket ken diaes kas ar c’heloù d’an izili all dre hentoù diabarzh n’em befe ket ezhomm da embann ar pennad-mañ amañ. A galon.

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.