Bretons voulez-vous être d’éternels nomades ?

Maintenant que le cirque autour du « mariage pour tous » est terminé, le citoyen va pouvoir découvrir tous les accords et lois conclus ou votées dans la plus parfaite indifférence ces quelques derniers mois. Parmi ceux-ci, l’Accord National Interprofessionnel (ANI). Celui-ci est un monument anti-social bien dans l’air du temps, mis en place par le gouvernement socialiste. Outre le fait qu’il casse le CDI (contrat à durée indéterminée) et qu’il favorise les grands groupes au détriment des PME, il instaure une clause de licenciement totalement inédite. Actuellement, en théorie, tout changement de lieu de travail demandé par l’employeur doit être proposé à l’employé. Celui-ci est libre de refuser. Or avec cet ANI, l’employeur pourra imposer un changement de lieu de travail sans recours possible pour le petit personnel. Tout refus constituera un motif valable de licenciement. En clair, tout le monde pourra être envoyé au quatre coins de l’Hexagone. Un breton pourra être forcé d’aller travailler à Compiègne et un creusois pourra venir travailler à Languédia suivant le bon vouloir de son employeur.

Qu’un ressortissant de la porte de la Chapelle ou de la rue de Rivoli considère que l’herbe sera toujours plus verte ailleurs ça le regarde. Mais le breton n’a pas a être contraint à l’exil ou à la « mobilité permanente » comme on dit de nos jours. Si le patronat ou l’hyper-classe mondialisée veulent jouer les romanichels libres à eux, ils nous enverront des cartes postales. Cette conception à l’américaine de la vie, « deux ans ici, trois mois là », « on déménage d’un état à l’autre suivant les opportunités » est absolument contraire à l’âme bretonne. Les bretons, eux, sont un peuple enraciné. Et voyageur. Mais ils voyagent si ça leur chante !

Dénoncer cette mesure n’est pas une posture de droite ou de gauche, c’est une posture bretonne. Car pour un breton, le « pays », la Bretagne n’est pas interchangeable avec je ne sais qu’elle contrée lointaine. Nous ne sommes pas déménageables ! Et si un emploi est disponible en Bretagne, il doit être proposé, en premier lieu, aux personnes qui vivent ici. Question de logique. Autant sociale qu’économique.

J’affirme que les patrons bretons qui oseront faire jouer cette clause de licenciement sont des traîtres à leur pays. J’affirme également que le Parti Socialiste est l’ennemi de la classe ouvrière et que tout ceux qui le soutiennent peuvent aller se faire voir chez les grecs ou les chypriotes avec mon pied au cul.

Lan Qhutiao

6 COMMENTS

  1. la classe ouvrière est un concept marxiste du 19ème siècle qui n’a plus lieu d’être à notre époque; Le parti socialiste est un parti français étranger à la Bretagne comme l’UMP et les autres. La complexité de notre temps est plus importante que les dogmatismes idéologiques. La réalité des problèmes économiques nous impose plus de souplesse dans nos réflexions et de nous adapter aux situations locales. Camper sur des idéologies trotskystes ne résoudra pas les problèmes d’emploi. Être salarié n’est pas une fin en soi. Prenons notre destin en main et créons de la richesse, ce n’est pas honteux.

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