Home Actualité Information Bretagne - 7seizh.info AE2D : un rassemblement à Brennilis pour l’arrêt du nucléaire

AE2D : un rassemblement à Brennilis pour l’arrêt du nucléaire

L’association agir pour un environnement et un développement durables (AE2D) appelle à un rassemblement à Brennilis, dimanche, devant la centrale.

AE2DLa fédération anti-nucléaire Bretagne est l’initiatrice du rassemblement « dont le but est de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement anti-nucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire. »

Le renouvellement du parc nucléaire français nécessiterait 200 milliards d’euros d’investissement selon les associations. « Les réserves mondiales d’uranium exploitables sont estimées à 40 années, sans parler de l’héritage empoisonné que laisse leur extraction ». 200 anciennes mines ont été répertoriées en France, dont plus de 20 en Bretagne. Une énergie d’avenir ? « Les Etats-Unis viennent de refuser ce pari au vu des risques industriels et financiers ».

Le rassemblement à Brennilis (Finistère), dimanche 28 avril à 14 h devant la centrale, sera l’occasion de remémorer la catastrophe de Tchernobyl survenue le 26 avril 1986. Le mot d’ordre : « l’arrêt du nucléaire civil et militaire avant que ne survienne une catastrophe. » La lutte contre les gaz à effet de serre est un combat que mènent plusieurs associations.

« La production d’énergie représente 13 % des émissions de gaz à effet de serre. L’énergie nucléaire constitue 2 % de la consommation d’énergie dans le monde. » Le remplacement des réacteurs nucléaires (435 dans le monde en 2011) par des centrales thermiques à gaz, limiterait l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre au-dessous de 1 %.

L’amoncellement des déchets est un problème qui perdure depuis 60 ans. « Aucune solution n’a été trouvée. Entre 250 000 et 300 000 tonnes de déchets radioactifs s’accumulent dans le monde, dont plus de 50.000 tonnes en France (environ 1 400 tonnes par an). » Elles pointent également « les centaines de millions de tonnes de résidus et de rebuts radioactifs de l’extraction de l’uranium.»

En 2013, 27 des 58 réacteurs français atteindront ou dépasseront la limite d’âge de fonctionnement de 30 ans. « Les échangeurs, les bétons et autres structures sont fragilisés. Cela peut céder ou ne pas résister lors d’une situation critique : séisme, inondation, erreur humaine, attentat… » Les associations stigmatisent les effets liés à l’utilisation de l’énergie nucléaire qui s’accompagnent parfois de désastres et de victimes : « cancers, leucémies, dégénérescence de la moelle osseuse, brûlures atroces qui rongent la chair jusqu’à l’os, mutations génétiques, abandon de son lieu de vie à tout jamais, perte de ses racines ».

« Une seule solution, l’arrêt immédiat du nucléaire avant la catastrophe ! » Au Japon, 52 réacteurs sur 54 ont été arrêtés au cours des 14 mois qui ont suivi la catastrophe à Fukushima. « En France, dès demain, il est possible d’arrêter les 2/3 des réacteurs en suspendant les exportations, en utilisant les centrales thermiques et l’éolien sous-utilisé, en réduisant de 5 % la consommation électrique (l’éclairage urbain, le chauffage électrique nocturne des entreprises). »

Quant au dernier tiers, il pourrait s’arrêter très rapidement en abandonnant le chauffage électrique et en assumant une sobriété énergétique. La mise en service de sources d’énergie renouvelables décentralisées serait créatrice d’emplois.

1 COMMENT

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
7seizh.info

GRATUIT
VOIR