Bretons, avons-nous les patrons les plus cons du monde ?

« En 1975 à la mort de Franco, les basques ont pris les armes, nous on a pris les banques »

Alors comme ça il existerait des patrons nationalistes en Bretagne ? Ah ? En Catalogne, oui, il existe des patrons nationalistes, une bourgeoisie nationaliste. En Ecosse également. Des gens clairement investis, qui ne cachent pas leurs convictions et qui financent la contre-société ou font jouer leur pouvoir d’influence. « En 1975 à la mort de Franco, les basques ont pris les armes, nous on a pris les banques » disent les catalans.

Mais en Bretagne ? Eh bien, en Bretagne… bah on a une bande de baltringues.

A part Le Lay !

Ah si ! Si si, des nationalistes, des indépendantistes purs et durs on en a aussi au sein de « l’élite conquérante ». Mais personne ne le sait et ils ne participent en rien à la lutte de libération nationale. En clair, des inutiles. Quelques exceptions dans ce syndicat de bons à rien : Patrick Le Lay et une poignée de lascars. Ah Le Lay ! Totol Wispècte comme on dit de nos jours ! Indépendantiste breton, fier de l’être. Certains autres patrons et « décideurs », petits et grands, mettent parfois aussi la main à la golden card ou investissent pour faire vivre des publications ou des projets en rapport avec la langue bretonne par exemple. L’un d’eux n’a pas hésité à fournir du boulot à des militants bretons fâchés avec la justice française également. Pas l’aumône, du travail. Pour un retour à une vie normale.

Nabilla à la tête de « Produit en Bretagne »

Mais les autres ? Les indépendantistes de machine à café ? Sans être fermement nationalistes, quelques décideurs affichent des convictions bretonnes bien trempées. Mais les mettent-ils réellement en œuvre ? Exemple : il y a quelques mois, Diwan a rencontré « Produit en Bretagne ». Vu que les lignes de découverts de Diwan à la banque frisent facilement les 50 zéros, on se doute que le réseau d’écoles en breton n’a pas été voir « Produit en Bretagne » pour goûter des chips aux délicieuses patates de Gomené. Qu’elle a été la proposition du « patronat breton éclairé » : refaire le site internet de Diwan. Allo, allo, vous me recevez ? Refaire – le – site – internet. Il y a des dizaines d’écoles Diwan qui sont dans des locaux insalubres, qui n’arrivent pas à payer des aides maternelles, dont les gosses n’ont aucun jeux sur la cour et les 300 entreprises de « Produit en Bretagne » proposent de refaire le site internet de Diwan Breizh. Allo, allo, c’est qui le président de « Produit en Bretagne » ? Nabilla ?

Nationalistes de la machine à café

Et les fameux « décideurs » le derrière visé sur leur siège tout cuir à Paris. Le monde des médias, de l’agro- alimentaire, de la distribution, de la com. tout ça…Ah bah voilà les meilleurs. Des bretons il y en a plein les rédactions, les conseils d’administration, les syndicats, la haute-administration. Parmi eux, certains en font des tonnes sur la Bretagne à la pause-café avec leurs collègues originaires du Loir-et-Cher. Et que font-ils réellement pour leur pays ? Ils achètent du beurre salé ? Ils écoutent Soldat Louis à fond dans le Humer ? Comme les catalans, on devrait être en train de construire des réseaux d’influence jusque dans l’appareil d’état et le monde médiatique. Même les kurdes le font en Turquie ! Mais nous ? La « Breizh Connexion » ? Le « lobby breton » ? Ah la bonne blague ! Quand je pense qu’on en a fait un livre ! Les catalans savent le faire, les juifs, les palestiniens, les irlandais, les corréziens, les francs-maçons, les pêcheurs au lancer tous savent le faire. Même Hollande place ses potes de la fameuse promotion Voltaire au kilo et à tous les niveaux, mais nous les bretons….. pffff….

1000 dollars la fourchette

En fait, c’est même tout simple. Les meilleurs propagandistes de l’état français, de la subventionnite et du Parti Socialiste en Bretagne, c’est le patronat breton. A chaque fois que la moindre initiative « bretonne » dans un secteur non-marchand ou très peu rémunérateur (école, centre aéré, culture, média, etc…) se met en place en Bretagne, le premier réflexe des initiateurs et d’aller « chasser la subvention ». Pourquoi ? Parce qu’il est vain d’aller chercher le soutien d’entreprises ou de « décideurs » bretons, ceux-ci vous regarderont comme un verre de cidre piqué.

Quelques exceptions, certains savent ce qu’ils ont à faire et le font dans le plus parfait anonymat. Mais tout ça est tellement désorganisé, au coup par coup et puis toujours un peu honteux… pffff… Au final, il y aura toujours une collectivité quelconque contrôlé de prêt ou de loin par le PS ou l’UMP qui alignera la monnaie. Et ça crée des dépendances, un clientélisme politique évident. Le patronat breton peut faire des gammes sur la mainmise du PS sur la Bretagne. Le PS, il a le porte-monnaie et il sait admirablement s’en servir, notamment dans le monde de la culture bretonne et des médias. Dans les années 80, un banquet de soutien à l’IRA à New-York c’était 1000 dollars le couvert. Qui pouvait se le permettre ? Le cordonnier de North Riverdale ? Bah non c’était tout ce que New-York comptait de types argentés ayant peu ou prou des ancêtres irlandais. Et ils savaient très bien que ce n’était pas pour payer des binious à la fanfare de Falls Road à Belfast qu’ils venaient bambocher à 1000 billets la fourchette. On n’apprend pas ça à l’institut de Locarn ?

Camarade patron ou « décideur » breton, quand les potes de Mélenchon viendront t’apprendre la 6è république jacobine à coups de pompe dans le cul, promis je t’enverrai l’intégrale des « Quaderni del Carcere » d’Antonio Gramsci dans ton camp de rééducation par le travail surveillé par des khmers rouges.

22 COMMENTS

  1. Facile de taper en permanence sur les patrons, en singeant en cela les français, puis de leur reprocher de ne pas financer le mouvement breton.

    Facile de suive les syndicats français ,parmi les plus médiocres d’Europe sans même évoquer leur opposition à la Bretagne, et ne pas avoir le courage de créer nos propres propres syndicats bretons!

    Visiblement les français ont une meilleur opinion que vous, ils reconnaissent la volonté des patrons bretons d’investir et de créer leur entreprise chez eux en Bretagne.

    La tradition de solidarité sociale bretonne vole en éclats car on copie la tradition française du conflit et de l’opposition sociale!
    On singe le colonisateur!

    Les catalans eux ne font pas de bagarres internes et ne singent pas les espagnols, ils construisent leur pays ensemble du culturel à l’économie au service de la population dans un ensemble cohérant.

    Est-ce si difficile de faire comme eux?
    Est-ce si difficile d’être nous même!

  2. Belle et impitoyable analyse qui pose les bonnes questions. Quand les patrons bretons prendront-ils leurs patins? Quand cesserons-nous d’être à la remorque de l’Etat français alors que le Pays foisonne de talents et d’idées. pour les Diwan l’initiative est crapoteuse il faut en convenir, un peu de panache et de pragmatisme feraient du bien.

    • Voici un semblant de réponse des patrons bretons.

      Entrepreneurs Bretons: L’appel de Pontivy pour la Bretagne (18/06)
      L’appel de Pontivy: « Pour une Bretagne belle, prospère, solidaire et ouverte sur le monde »
      « L’hyper centralisme français, la multiplication des rouages administratifs et le labyrinthe des réglementations font que désormais 56 % du PIB national sont consacrés au fonctionnement de l’Etat.
      Construite depuis plusieurs décennies par tous les gouvernants, cette situation suscite aujourd’hui une avalanche insupportable de taxes, d’impôts, de charges, de contraintes multiples qui portent un coup fatal à d’innombrables entreprises bretonnes tant dans l’agriculture que dans l’agroalimentaire, le bâtiment, les services, le commerce, l’industrie, le transport, l’artisanat, paralysant la recherche et l’innovation…
      La Bretagne est honnête, et refuse de choisir entre tricher ou mourir.
      Nous croyons aux valeurs du travail et nous sommes les bons élèves de la République.
      Un exemple : l’économie souterraine de la Bretagne est de 2,5 % alors qu’elle atteint les 15 % en moyenne en France et plus de 20 % dans certaines régions.
      La Bretagne fait preuve d’un grand civisme fiscal très supérieur à la moyenne (note Pierre Louis Mariel : directeur régional des finances publiques en Bretagne)
      L’honnêteté des Bretons les pénalise, ce qui est inacceptable. La complexité administrative multiplie les surcoûts, gangrène le calendrier, suscite face à nos voisins une concurrence déloyale et fatale.
      Si rien n’est fait de façon urgente, la Bretagne connaîtra un désastre humain et économique sans précédent. Nos secteurs névralgiques et traditionnels sont rongés par les dogmes et les systèmes qui nous font passer d’un « Etat de Droit à la paralysie par le Droit ». Lorsque la réglementation à outrance vient absorber l’énergie créatrice, elle rend impossible l’esprit d’entreprise. Or, les créateurs d’entreprises sont les créateurs d’emplois.
      La Bretagne veut vivre et grandir
      Nous sommes habitués à lutter, à nous défendre, à construire, à nous développer. Entrepreneurs nous ne pouvons pas nous résigner d’autant que nous avons tout pour réussir.
      Des hommes et des femmes exemplaires, reconnus pour leurs capacités et leur sérieux au travail. Un formidable potentiel d’activités sur les territoires, une volonté sociale et une capacité à contribuer aux enjeux décisifs de la balance commerciale nationale.
      Que demandons-nous à l’Etat:
      – Donner la primauté aux Territoires.
      – Une véritable décentralisation, qui prenne en compte une gouvernance économique régionale.
      – Le droit à l’expérimentation, et de faire des sujets de discorde des sujets de concorde. Ce droit doit nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter en permanence les excès des systèmes administratifs et bureaucratiques.
      Nous souhaitons que l’Etat comprenne enfin que ces réglementations indivisibles et illisibles freinent et paralysent notre développement. Celui-ci devant se réaliser en parfaite harmonie avec l’environnement et le développement durable. Les objectifs sont de donner naissance à des projets concrets et annonciateurs d’avenir meilleur.
      La Bretagne ne veut pas d’un naufrage économique et moral
      La situation est intolérable. La déstabilisation de l’économie bretonne nous inquiète. Il y va de la tranquillité de nos territoires dont nous sommes tous, nous Bretons, responsables, donc directement concernés.
      Parce que « Décider, Travailler et Vivre au pays » reste encore notre désir le plus cher. Il nous faut aujourd’hui déverrouiller cette machine infernale qui broie nos emplois, empêche notre développement et favorise la fuite de nos jeunes diplômés.
      Dans les périodes difficiles la Bretagne sait s’organiser elle-même et nous sommes dans une période très difficile.

      Il y a véritablement urgence. Il nous faut retrouver le bon sens, rassembler les forces vives de nos territoires, chefs d’entreprises, artisans, commerçants, salariés, représentants professionnels, élus territoriaux, afin de rejeter cette morosité, cette permanence de l’échec qui sont les tristes visages d’un pays sans ambition. »

      Publié par le Comité de Convergence des Intérêts Bretons.
      Source: BZH Network (venez débattre sur Viadéo !)

  3. Bon dia …Je me souviens d’avoir entendu il y a quelques mois un indépendantiste ( nationaliste ?) Flamands lors d’une interview  » lorsque le patronat flamands a basculé vers l’indépendantisme nous savions que le combat était gagné  » …Pour le patronat breton ? Trop sensible aux dorures et aux tapis rouges de la république française …. Les journalistes idem … et que dire du connétable Ledrian ministre de la guerre des francs et de Lebranchu ministre des fonctionnaires français ou d’origine bretonnes ?. Rien n’est perdu mais nous devons faire contre et sans.B.Guyader

  4. Moi qui ne supporte ni les juifs ni les FM , j’affirme qu’on devrait en prendre de la graine quant à la puissance -certes hideuses- de leurs ramifications.

  5. C’est vrai qu’on ne voit guère de meeting politiques en préparation des élections à venir. Beaucoup trop peu de travail de terrain. C’est pas avec un articulet par l’UDB (ou autre strollad) de temps en temps dans Ouest Torc’h que ça va décoller.
    Donc, oui se présenter aux prochaines élections municipales, et développer une pédagogie de l’indépendance.

  6. La force de la Bretagne, c’est son territoire, et sa mémoire. Tout le monde connaît la Bretagne, c’est ça l’atout. Après, est-ce qu’il faut être organisé comme l’Alsace, comme la Provence ? J’en sais rien.
    Mais nous, nous avons une culture de la solidarité, entre patrons et ouvriers, entre catholiques et pas catholiques, une culture de la mer et du monde agricole…
    La question est : comment donner une force à cette culture de la solidarité et du nationalisme, pour que, dans le cadre de la mondialisation, que l’on ne peut éviter, elle serve à la fois à améliorer la vie quotidienne des gens et à faire que, de loin, on voit où vous êtes et qui vous êtes ?

  7. Comment des « patrons », aussi patriotes fussent-ils, pourraient-ils s’intéresser sérieusement à un « mouvement breton » qui en est resté, au niveau des idées comme au niveau du fonctionnement, au niveau des années 1970 : marxisme mal digéré et blabla associatif misérabiliste?
    Sinon, oui : le site de Diwan est horrible.

  8. En fait il y a une vraie régression du pouvoir économique breton depuis les années 80 : le capitalisme nantais qui avait souvent des réflexes bretons par rapport au reste du patronat breton a pratiquement disparu, les coop bretonnes sont intégrées dans des grands groupes français, la banque de Bretagne après avoir été francisé ( nationalisé dans le langage PsF) en 81 est une filiale de la BNP ( avec suppression en 44), il n’y a plus de grands élus ( Patrick Marechal est une exception) bretons avec une vision bretonne,….
    Le slogan « Bretagne Colonie » est plus d’actualité en 2013 qu’en 1973 mais faut pas le dire pour pas déplaire au PsF qui donne des gamelles bien remplies ….

  9. Bonne tribune libre, ce qu’il faut d’abord faire a mon avis faire c’est « fabriquer des nationalistes » en quantité et qualité, se presenter aux elections et militer dans les partis existant de l’emsav, les elites suivront…Créeons d’abord l’élite nationaliste !!

  10. Il n’en reste pas moins que le site de Diwan est à chier… mais tu as raison, il faudrait donner d’abord des billes aux gamins avant d’en donner au webmaster…

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