Le 30 juin 1941, le Maréchal Pétain signait le décret qui amputait la Bretagne de son département le plus peuplé.

Afin de rappeler ce triste anniversaire Bretagne Réunie appelle les citoyens à des rassemblements symboliques devant les préfectures et sous-préfectures des 5 départements Bretons ce jeudi 27 juin à 18H.

Un courrier sera remis aux représentants de l’Etat pour rappeler au Président et au Gouvernement leurs responsabilités pour qu’ils mettent fin à ce déni de démocratie que représente l’amputation de la Bretagne.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de Bretagne Réunie

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Le 30 juin 1941, le Maréchal Pétain, chef d’un État soumis à l’occupant nazi, signait le décret qui amputait la Bretagne en lui enlevant le département de Loire-Inférieure (aujourd’hui Loire-Atlantique)
Ce décret a créé un précédent pour maintenir la partition administrative de la Bretagne.

Nous appelons tous ceux qui refusent cette amputation contre nature et ce déni de démocratie, à un rassemblement symbolique :

Jeudi 27 juin à 18 heures

devant les Préfectures et Sous-Préfectures des 5 départements bretons

afin de commémorer ce triste anniversaire et rappeler que :
– la séparation de la Loire-Atlantique du reste de la Bretagne a été maintenue arbitrairement et contre l’avis des élus et sans consultation des populations lors de la création des régions en 1972
– les CG44 et 56 , le Conseil Régional de Bretagne et un grand nombre de municipalités ont votés des vœux en faveur de la réunification de la Bretagne.
– L’amputation de la Bretagne affaiblit l’ensemble des 5 départements bretons en déstructurant les liens séculaires et les réseaux sportifs, culturels, médiatiques, économiques, universitaires et politiques

Nous exigeons de l’État qu’il condamne la « politique d’assimilation forcée » exercée par ses administrations et la région administrative dite des Pays de Loire envers les habitants de Loire-Atlantique

Nous demandons que le gouvernement entende notre revendication en permettant par la loi à un département de choisir sa nouvelle Région d’appartenance avec l’accord de celle-ci mais sans celui de la région qu’il veut quitter ni des départements qui la composent.

Est-ce trop demander à un gouvernement de respecter la volonté d’une population et de ses élus ? La prochaine discussion de l’acte 3 de la décentralisation sera l’occasion de relever le défi démocratique que nous lançons.

Coordination Iffig Cochevelou
0662410464 – iffigcochevelou@wanadoo.fr

Bretagne Réunie BP 49032 44090 Nantes Cedex 1
www.BRETAGNE-REUNIE.org
contact@bretagne-reunie.org 06 82 67 19 46

15 COMMENTS

  1. Ce sont vraiment des querelles de Gaulois : rien n’a changé depuis César et sa Guerre des Gaules.
    Aucun effort de compromis : pendant ce temps la zone asiatique progresse , le continent américain résiste , l’Europe se chamaille , la France s’enfonce et la Bretagne à 4 ou 5 se divise…
    Car si la nouvelle région Bretagne à 5 se fait (ça serait historiquement logique), automatiquement viendra la querelle suivante : qui de Rennes ou Nantes sera la « capitale » ?

  2. Je le répète ,il s’agit bien d’une action symbolique et un élément que l’on ne peut oublier : les gouvernants français doivent s’en expliquer.
    mais si vous lisiez nos documents technique , comme le 4 pages sur le redécoupage des régions, vous liriez que l’élément économique est bien l’argument le plus important !
    Nous n’attendons pas que la réunification nous tombe du ciel, si vous avez des idées , adhérez à Bretagne Réunie , si vous n’y êtes pas deja (je n’aime pas trop discuter avec des anonymes) nous n’attendons que ça !

    • Je n’ai pas l’impression d’être anonyme…
      Je n’ai rien contre Bretagne Réunie, mais de grâce ne mélangez pas les questions. Je fus adhérent au titre du Réseau des Bretons de l’Etranger. Que croyez vous qu’il arriva? Mes idées droitières ne plaisaient pas et je fus mis gentiment à l’écart. Quand donc l’UDB acceptera-t-elle le fait qu’elle n’est pas seule sur la terre bretonne et s’il faut saluer son action, notamment en faveur de la réunification, on ne peut pas dire que la « réunion » des Bretons soit sa tasse de thé.
      Je reviendrai à Bretagne Réunie quand l’échange sera clair, le dialogue autorisé et la parole libre.
      A galon

      Claude Guillemain

  3. Sans nier l’importance de ce décret de Vichy dans la chronologie de la partition de la Bretagne dont les premières tentatives avaient eu lieu sous l’ancien régime à mon sens c’est important de le souligner car les régimes passent mais les arrières pensées françaises de méfiance et de hantise quand à la d’une renaissance d’une nation sur son flanc ouest sont éternelles !!! et pourtant on dit que la peur est mauvaise conseillère .Ce décret n’est pas tombé du ciel il n’est qu’un aboutissement signé par un vieillard qui loin d’être innocent n’était qu’un pantin d’un régime allant parfois au-delà des demandes nazies vu qu’il était concurrencé aussi à ce niveau… , presque personne n’a été très clair vis à vis de cette idéologie en Europe alors mieux vaut arrêter de remuer le couteau dans la plaie .
    et passer à autre chose et mettre en avant des arguments évidents en direction de l’opinion publique du pays nantais en tenant compte aussi que une partie de sa population n’est pas d’origine bretonne et donc des thématiques économiques et sociales seront bien plus efficaces en direction de cette population que des symboles historiques et à ce niveau s’il faut un symbole je pense que pointer Guichard serait bien plus stratégiquement efficace sur le plan politique

  4. Ce que nous disons a BRETAGNE REUNIE, c’est que ce décret est le premier depuis la destruction par l’Etat français de l’entité bretonne, qui crée une région administrative éliminant le Pays NANTAIS
    Et nous rappelon ainsi que ce même Etat, s’est permis sans en référer à la population et d’une façon insidieuse, a créer une région bidon, allant même plus loin que ce décret puisque Nantes est devenu « capitale d’une région étrangère !
    C’est peut-etre symbolique mais ce décret reste une étape dans l’action anti-Bretonne primaire du système français
     

  5. L’obstination persiste pourquoi ??? alors que c’est prouvé que Pétain n’a pas grand chose à voir dans la partition de la Bretagne puisqu’il y était même opposé contrairement aux fonctionnaires du régime de Vichy .Bouc émissaire facile de cette période malgré qu’il était aussi très loin d’être innocent malgré son vieil âge , il est resté estimé à tort d’une bonne partie de la population qui n’ose pas dire tout haut ce qu’elle pense tout bas tout comme dans d’autres domaine vu la police de la pensée .Je ne veux pas le défendre il était mondain antisémite ,par contre lors de la guerre de 14 ce n’était pas le genre contrairement à d’autres à se servir des bretons comme chair à canon ,sur le plan militaire en avance sur son temps il privilégiait l’artillerie économisait du mieux qu’il pouvait la vie des soldats ,s’il avait été écouté entre les deux conflits la seconde n’aurait tout simplement pas eu lieu ,il n’ était pas favorable à la ligne Maginot ,au niveau de la stratégie il avait les mêmes idées que DE Gaulle
    La partition de la Bretagne a commencé lors de la suppression des provinces et de la création des départements ,déjà auparavant j’ai appris dernièrement que la monarchie tentait de soustraire le pays nantais à la Bretagne comme quoi… ,Ensuite la base de l’amputation c’est le projet Clémentel puis Daladier enfin entériné par le régime de Vichy décret rendu caduque à la libération seulement il a servi de référence lors de la création des régions programmes Seulement au cours de la fin des années 60 à 80 le militantisme breton sans l’acharnement de Guichard aurait pu renversé plus facilement la situation qu’aujourd’hui vu que l’oeuvre de débretonnisation a fait beaucoup de dégâts ,c’est ce baron du gaullisme qui porte une grande part de responsabilité dans le maintien de la partition de la Bretagne ,alors je pense dire la vérité de part toute la chronologie de cette partition serait certainement plus porteuse que de s’en tenir à une fausse analyse simpliste tintée de mensonges partisans ,mais là aussi c’est facile de hurler avec les loups comme l’on fait parfois d’autres aussi vis à vis du mouvement breton suite à la période de l’occupation

  6. http://ablogjeanfloch.over-blog.com/article-29699205.html
    Qui a surtout intérêt à continuer à utiliser des arguments aussi ringards et de disques usés ,quand il est plus qu’urgent d’aller vers l’opinion de pays nantais en lui démontrant arguments économiques et sociaux à l’appui que ce serait son intérêt que la Bretagne soit réunifiée après il faut pas s’étonner que la mobilisation soit en baisse sans compter son vieillissement

  7. Qui a intérêt à véhiculer le mensonge concernant la séparation de la Loire Atlantique de la Bretagne ?

    Cette assertion, coutumière des fidèles du Parti Socialiste, de l’UDB et de leurs comparses est historiquement fausse.

    La proposition du chef de l’Etat Nicolas Sarkozy devant l’assemblée générale des maires de France, fin novembre 2008, a réveillé la fibre républicaine qui vibre dans chacun de nos élus, surtout quand il s’agit de leur siège, mais non, disons-le pour la énième fois, le Maréchal Pétain n’est pas responsable de l’exil de Nantes hors de la Bretagne !
    Il est temps de rétablir la vérité historique en ce qui concerne Pétain et la Bretagne.

    Le Maréchal Pétain et l’Amiral Darlan se sont contentés de signer la nomination de préfets (30 juin 1941) dans ces régions « groupements économiques régionaux » dites « CLEMENTEL » existant depuis 1919. En effet ce désastreux décret de juin 1941 n’a rien de “révolutionnaire”. Tout simplement parce qu’il était le résultat administratif de la volonté jacobine du gouvernement français et des décisions précédentes qui imposaient la partition. .
    Ce n’est pas dans le pétainisme ou le gaullisme qu’il faut rechercher les sources de cette séparation, mais dans le jacobinisme le plus violent, chargé de la volonté technocratique de séparer Nantes et Rennes.

    Dès l’apparition de la première « région » ces deux villes se retrouvent dans des circonscriptions différentes ; l’affaire démarre pendant la guerre 1914-1918. A la vérité, l’idée était dans l’air depuis une trentaine d’années, à tel point qu’une dizaine de propositions de lois régionalistes avaient été déposées sur le bureau de la Chambre des députés. Etienne Clémentel, ministre du Commerce, fut à l’origine de cette « région économique ». La question du ravitaillement figurait évidemment au premier plan des préoccupations du Gouvernement. M. Clémentel (1864 – 1936) exposa son projet dans une circulaire du 25 août 1914 ; ce projet sera mis a exécution par un décret du 5 avril 1919.

    Il est considéré comme l’un des pères de la technocratie et de l’intervention de l’État dans l’économie en France

    « Partant du constat selon lequel de grandes agglomérations peuvent jouer un rôle important d’impulsion économique régional, Clémentel regroupe géographiquement, avec leur accord les 149 chambres de commerce. » (F. Luchaire, Y. Luchaire in Le droit de la décentralisation, PUF 1989). Les dix-sept « regroupements économiques régionaux » constituent la première expérience officielle de régionalisation sous la IIIème République ; leur nombre sera ultérieurement porté à vingt. La région « n°4 » – celle de Rennes – regroupe les départements d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord et du Finistère. La région « n°5 » – celle de Nantes – recouvre les départements du Morbihan, de Loire-Inférieure, de Vendée, du Maine-et-Loire, d’Indre-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe. Selon Abel Durand, « Nantes [qui] fut choisie pour siège de Vème région s’est formée spontanément sur la double base du ‘front de mer’ et du réseau fluvial qui débouche dans l’estuaire » (Nantes dans la France de l’Ouest, Plon 1941). Tous les moyens sont bons pour justifier ce découpage régional biscornu ; M. Durand avance ainsi un argument qui pourra surprendre le lecteur de 2011 : « Le Maine-et-Loire, l’Indre-et-Loire, la Sarthe et la Mayenne font partie de l’hinterland immédiat de la Basse-Loire. Le critérium de la délimitation du territoire de la Vème Région est l’étendue de la zone de pénétration du charbon anglais d’importation débarqué par les ports de Nantes et de Saint-Nazaire » (op.cit.).

    Evidemment ce charcutage de la Bretagne ne convient pas aux militants régionalistes. Leur leader, le fameux marquis Régis de L’Estourbeillon, fait du « morcellement en deux régions distinctes » le thème de ses protestations. Le 23 février 1926, dans un rapport présenté à la Journée des régions économiques organisée par la Fédération régionaliste française, il s’insurge « une fois de plus avec la dernière énergie contre l’invraisemblable et ridicule découpage de la Bretagne en deux régions économiques représentant une Bretagne du Sud et une Bretagne du Nord. Ce découpage artificiel qui n’est justifié par aucune raison sérieuse et contre lequel n’ont cessé de s’élever des associations bretonnes militantes comme l’Union régionaliste bretonne, le Comité de défense des intérêts bretons et bien d’autres ». Bref, pour le marquis, le découpage « constitue un véritable défi au bon sens et demeure en opposition formelle avec toutes les réalités, tant économiques que de tous ordres de la région bretonne. »

    La responsabilité de ce découpage contre nature revient donc à Etienne Clementel, qui amputa délibérément le Duché de Bretagne de son département de Loire Inférieure devenue depuis Loire Atlantique.
    Et c’est à la demande des Chambres de Commerce pour des raisons économiques, et avec l’appui du maire et du conseil municipal de Nantes, qu’un décret-loi du 14 juin 1938 confirma cette amputation sous la Présidence du radical-socialiste, signataire des Accords de Munich, Edouard Daladier.
    Le gouvernement de Vichy entérina le découpage Clémentel, le gouvernement de De Gaulle à la Libération de 1945 confirmant une «déchirure» que les programmes d’action régionaux de 1955, les CODER (comités de développement économique) de 1964, puis les EPR (établissements publics régionaux) de 1972 et enfin les lois de décentralisation de Gaston Defferre sous Mitterrand en 1982 ne tentèrent jamais de réparer.
    C’est donc aux héritiers de tous ces gouvernements socialistes ou apparentés que les tenants de l’intégralité de la Bretagne et les fédéralistes doivent aujourd’hui demander des comptes. Il faut désormais les contraindre à un REFERENDUM pour effacer ces scandaleuses absurdités qui, tant en Bretagne qu’en Normandie, doivent faire se retourner dans leurs tombes les Nominoë, François II, Anne de Bretagne, qui au nom de la réalité charnelle de la Bretagne s’élevèrent toute leur vie contre l’oppression française et ses dépeçages administratifs.

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