Le Tram de Brest fête ses 1 an !

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Mis en circulation le 23 juin 2012 après 4 ans de travaux, le tramway de Brest vient de fêter ses 1 an, c’est donc l’occasion de revenir sur la genèse de cet équipement, et d’en tirer un premier bilan 

Le tram lors de son inauguration (Copyright Christophe Recoura)
Le tram lors de son inauguration (Copyright Christophe Recoura)

Enfin ! Pourrions nous être tentés de dire après l’inauguration du 23 juin 2012. Après de longues années de travaux, le tramway Brestois était mis sur les rails sous les yeux de milliers de personnes rassemblés pour l’occasion. Et pourtant, cet équipement structurant pour la métropole occidentale de la Bretagne arrivait 22 ans après le refus de la population Brestoise, en 1990.

Une histoire compliquée

Le référendum proposé par Pierre Maille, alors maire de Brest, s’était soldé par un non massif, émargeant au delà des 80%. Le projet est donc mis à l’index avant de faire sa réapparition dans le programme 2001 de François Cuillandre. La droite crie au scandale, demandant une décision passant par la voie référendaire, ce que refuse la gauche. C’est ainsi que fin 2004, les élu-e-s communautaire actent par 52 voix pour face à 29 voix contre la réalisation d’un tramway. L’objectif de ce tramway est de redynamiser le centre de Brest, en réaménageant le centre-ville pour donner une nouvelle image de la ville de Brest, ainsi que de relier les 2 rives de la ville en désenclavant des quartiers. Le chantier débute réellement en 2009, causant de nombreux désagrément et protestations de riverains, mais surtout des commerçants qui se plaignent des travaux, notamment en période de fêtes, accusant la mairie de leurs faire perdre de nombreux clients. Cependant le chantier continue jusqu’à l’inauguration du 23 juin 2012.

Des objectifs partiellement remplis

Après 1 an d’exploitation, Kéolis, l’opérateur du réseau bus+tram de Brest Métropole Océane, vient de publier les premier chiffres de fréquentation. Et force de constater qu’il existe un effet tram dans l’agglomération Brestoise. La fréquentation sur les 2 réseaux confondus a augmenté de +30%, pour un total de 20,5 millions de voyages. Ils se répartissent en 44% (8,9 millions de voyages) pour le tram et 56% (11,6 millions de voyages) pour le bus, le tout avec une satisfaction globale de 94% des usagers. Mais pourtant, tout n’est pas rose dans ce bilan. Les commerçants du centre ne s’y retrouvent pas tous, arguant que la fréquentation de leurs commerces n’ont pas retrouvés le niveau d’avant les travaux du tram. Il y a fort à parier que les consommateurs ont changés leurs habitudes durant la durée des travaux, et les ont conservés, le tout en ajoutant un pouvoir d’achat en berne semble être le cocktail étant à l’origine de cette baisse.

Des quartiers qui s’ouvrent et d’autres qui se ferment

Au niveau du désenclavement de certains quartiers aussi tout n’est pas rose. Certes, le quartier de Pontanezen est désormais ouvert sur la ville, de nombreux Brestois l’ayant découvert grâce au tram, après l’avoir éviter pendant des dizaines d’années. Les futures implantations d’entreprises, de commerces, de constructions d’habitat vont dans ce sens, ainsi qu’au niveau de Recouvrance, où le chantier du plateau des Capucins va rendre le quartier plus attractif. Mais il y en a un qui est totalement oublié, il s’agit de St Pierre. La ligne de tram passant au nord du quartier, la future salle de spectacle “l’Arena” se situant le long du tramway, St Pierre est l’un des derniers quartiers de Brest qui n’envisage pas forcément l’avenir avec confiance, aucune stratégie à long terme étant lancé pour le redynamiser.

Un tram trilingue…. ou pas

Incroyable mais vrai ! Un grand équipement, touchant des dizaines de milliers de personnes, avec une présence normalisée du Breton, au côté du français et de l’Anglais, c’eût été incroyab’ ! Mais voilà, le jour de l’inauguration, c’est la douche froide, parce que pour trouver trace du Breton dans les rames, dans les abris, vous avez plutôt intérêt à être bien équipés niveau lunettes ou lentilles ! Certes, le Breton est au même niveau que l’Anglais, mais bien bien bien en dessous du français…. Totalement en contradiction avec les déclarations de BMO. Force est de constater que la présence d’élu-e-s UDB au conseil municipal de Brest, les réunions avec Ai’ta, BMO n’en à que faire de la langue. Rabbatez vous sur les annonces sonores et les bornes pour prendre vos tickets ? Là aussi c’est quasi du zéro pointé, les annonces étant bilingues en effet, mais la plupart du temps elles sont français-Anglais, pour entendre du Breton, vous pouvez prendre le tram’ du côté de Pontanezen, au départ des lignes… mais voilà tout, ne parlons même pas des bornes où le petit îcone Breton est bien présent, mais toujours inutilisable 1 an après. Malgré les actions d’Ai’ta pour demander une régularisation de la langue Bretonne dans et autour du tram, rien ne semble bouger. Alors peut-être une future floraison de petits autocollants orange dans Brest est elle à venir ?

5 Commentaires

  1. Ur poent à vo graet e fin an hanv goulennet gant ar Maer diganin da renkan ar pezh a c’hellimp.
    Evit kaout-se, am eus implijet ar gourc’hemmennoù evit ar pezh hent a la dija bet graet, ha pasaet mat eo evel-se!
    Mod all, kerioù all o deus lakaet brésil et en o vusoù pe o TCSP?
    À galon
    Fredy Le Nedellec

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