Les services de com. de François Hollande bloqués par des militants bretons

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Le président François Hollande est aujourd’hui en déplacement à Lorient en Bretagne, sur les terres de Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense. L’info a circulé dans les milieux indépendantistes et autonomistes bretons tout comme ont été largement diffusé les numéros de téléphone, de mails et de fax du service de communication du président de la république et de la préfecture du Morbihan. Résultat, ces derniers sont bloqués par les appels, les fax et les messages de protestation notamment relatifs à la promesse non-tenue de la part de François Hollande de ratifier la charte européenne des langues régionales et minoritaires.

L’action baptisée “Opération 56” est coordonnée par le mouvement de désobéissance civile pro-langue bretonne Aï’ta.

Devant la saturation des lignes, la chargée de communication et des relations avec la presse de la préfecture a été obligé de changer son numéro de portable. Ai’ta nous informe du nouveau : 06 03 70 60 57 (Mme Morisseau)

Ne mollissez pas ! Les services de l’état doivent entendre votre mécontentement et s’en souvenir !

Participez, ça ne prend que quelques minutes, et diffusez l’information.

VOTRE ACTION : MAIL, TELEPHONE, FAX
Nadjad Boubakeur, attaché de presse personnelle de François Hollande : 06 72 71 40 53
Arnaud Hellégouarch : 02 97 54 87 03 et 06 71 07 42 57
Sylvie Morisseau : 02 97 54 87 23 et 06 03 70 60 57
Portable du service communication : 06 71 07 42 57
Fax : 02 97 42 59 45
Courriel : mailto:pref-communication@morbihan.gouv.fr
Standard préfecture :  02 97 54 84 00

Le direct de l’opération 56

15h30 : L’hebdomadaire occitan La Setmana relaye l’opération 56 sur son site internet : http://lasetmana.fr/actualitat/140-politica/5366-operacion-per-la-ratificacion

14h00 : 7Seizh reçoit un message d’insulte “putain, ils sont cons ces bretons” sur son répondeur.

13h45 : Kevre Breizh se joint à l’opération 56 initiée par Aï’ta.

13h30 : Un représentant d’Aï’ta est interviewé par France Bleue Breizh Izel.

Voici quelques unes de réactions déjà parvenues à Aï’ta ou à 7Seizh :

Monsieur le Président de la République,

 
Quand j’étais collégien, en plus du français, j’apprenais l’allemand, l’anglais et le latin, mais j’étais franchement moins bon en français.
Quand j’étais lycéen, j’étais bilingue allemand et j’ai eu mon Bac de français haut la main, à l’écrit comme à l’oral.
Aujourd’hui, chef d’entreprise breton, si j’ai autant de plaisir et de facilité à manier la langue française, c’est que je continue d’étudier avec passer nos racines linguistiques, multiculturel et ne vous en déplaise, le breton en fait partie, il est l’un des fondamentaux du français, mais n’étant pas jacobin, je n’ai pas de mal avec la vérité historique.
 
Soyez enfin le Président de tous les français et tenez votre engagement 56, cela ne pourra que vous honorer.
 
Fabien Pedezert
simple citoyen de la Terre
 

                    Fabien PEDEZERT
Patrick Malrieu
Président de l’Institut Culturel de Bretagne
Monsieur Hollande,
Vous venez inaugurer un hôpital à Lorient…
en attendant de revenir pour l’enterrement de la langue bretonne
qui ne pourra que disparaître si, contrairement à votre promesse de campagne n°56,
vous ne faites rien pour en assurer l’avenir.
Ce refus n’est en rien la conséquence des difficultés financières de la France
mais tient uniquement à la soumission au dogme jacobin faisant de la langue française
la seule langue ayant le droit d’exister en France !
Et ce, en dépit de l’excellence des résultats de l’enseignement bilingue démontrés chaque année lors du baccalauréat
(Le lycée Diwan est classé 1er lycée de France pour ses résultats).
Que pourrrez-vous attendre des citoyens si vous n’êtes vous-même pas capable de respecter votre parole ?
Comment oserez-vous nous parler de l’état de droit si vous-même ne respectez pas le droit et les traités internationaux
signés par la France pour le respect de la diversité culturelle?
Ne nous faites pas désesperer de la politique et de la démocratie…
Patrick Malrieu
Président de l’Institut Culturel de Bretagne

 

André Lavanant

Monsieur François Hollande, Président de la République,

Monsieur le Président,

Comment peut-on en une année passer de candidat prometteur à Président menteur ?

Votre programme s’écrivait en 60 engagements – donc tout compte fait pas si nombreux que cela pour un pays de 65 millions d’habitants – j’en avais déduit qu’ils avait été bien pensés, débattus, décidés, et que, le 56ème  (la charte européenne des langues miniritaires) allait bénéficier du respect de votre parole écrite.

Moins d’un an après, vous déclarez l’impossibilité constitutionnelle de l’exécuter.

Monsieur François Hollande, Président naïf ? Je n’y crois pas !

Monsieur François Hollande, Président démagogue ? Pourquoi pas en période électorale ! C’est somme toute un défaut humain assez classique dans la classe politique !

Monsieur François Hollande, Président menteur ? Quand la mémoire des engagements formels d’un homme averti est si courte, je pense en effet que nous sommes dans le mensonge.

Vous ne pouvez ignorer que tous ceux qui contribuent au dynamisme de la langue bretonne sont dans l’attente de la ratification de la charte européenne des langues minoritaires et de son préalable, la modification de la constitution.

En vous figeant sur la déclaration du Conseil d’Etat, vous vous trahissez, visiblement vous trahissez de nombreux élus bretons de vos amis. En tous cas, la trahison est le sentiment personnel que je porte en moi.

Permettez-moi en conclusion, une question : Monsieur le Président, votre positionnement est-il définitif ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations citoyennes.

André Lavanant

Monsieur Hollande,

Ce n’est pas bien de ne pas tenir ses promesses…aussi, puisque vous êtes dans le 56 pensez à celle N°56 de votre programme. Pensez aussi à modifier la constitution pour permettre une véritable politique linguistique avec la légalisation de la métolde pédagogique dite d’immersion. et à faire voter une loi sur le modèle de celle déposée par le député J J URVOAS président de la commission de loi de l’ A N.

La Bretagne ne doit plus être une « exception culturelle » négative en Europe… Tous les jeunes Bretons doivent pouvoir apprendre leur langue locales, celle de l’Etat et au moins une langue internationale. Et pour faire cela la Région est la mieux placée et la plus compétente.

Yannig

—-

Graet ! Gant Sylvie Morisseau em eus bet un eskemm. Sañset e oa re trouz ha ne gleve netra, memestra em eus klevet ur vouez a-dreñv a lare dezhi « ils essayent de saturer les lignes ». Mod-all me zo chomet boud gant ar re all. Ur gemennaden em eus loasket. Klask a rin adarre…

Dédé

—-

 

Madame, Monsieur,

Monsieur François Hollande, le chef de l’Etat français se rend dans le Morbihan aujourd’hui pour inaugurer le nouvel hôpital du pays de Lorient. La dernière fois que Monsieur Hollande était venu à Lorient, c’était en avril 2012, pendant la campagne pour l’élection présidentielle. Il était alors candidat et il s’était engagé, s’il était élu, à faire ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Or les déclarations actuelles du Président de la République ainsi que celles du gouvernement de Monsieur Ayrault indiquent clairement que cette ratification n’est pas à l’ordre du jour des autorités de l’Etat.

Cette charte, signée par la France en 1999, a pour but de protéger les langues dites « régionales », telles que le breton. Elle n’a toujours pas été ratifiée en 2013, et les dispositions choisies par la France en 1999 ne sont toujours pas appliquées. Pire même, la politique visant à faire disparaitre les dites langues continue, comme nous avons pu le voir ces dernières semaines, à travers les décisions des autorités de l’Etat et les déclarations de ses représentants : le Conseil d’État a déclaré « illégales » des lois adoptées par l’Assemblée de la Polynésie française, sous le prétexte que des membres de cette assemblée s’étaient exprimé dans leur langue lors des débats, le sous-préfet de Bayonne a censuré le projet d’extension d’une « ikastola » (école en basque) voté par les élus de Bayonne, le ministre de l’Intérieur a déclaré qu’il n’était pas « concevable » que la langue corse soit officielle en Corse, malgré le vote de l’Assemblée territoriale de cette île. A chaque fois donc les autorités de l’Etat s’opposent à la volonté exprimée par les élus du suffrage universel.

Il est temps que la République française cesse sa politique hostile aux langues dites « régionales » et qu’elle se range aux côtés des états qui ont signé et ratifié la Charte européenne des langues minoritaires ou régionales. Il est temps aussi Monsieur Hollande respecte son engagement de campagne n° 56 et fasse ratifier cette charte !

Je souhaite que vous fassiez part de mon opinion au chef de l’Etat,

Et je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression des mes salutations distinguées.

Iwan

—-

Monsieur Le Président de la France
Suite a toutes vos promesses, que vous avez n’avez pas tenu j’aimerai que vous teniez au moins celle ci rendre la langue a nos Amis Bretons, sous la dénomination campagne 56, après tous les malheurs vécus par ces gens suite a la colonisation depuis plus de 500 ans, par la France, et que Nantes retrouve la dénomination Bretonne, en vous remerciant d’avance pour un geste futur pour ce peuple qui a souffert de nos égarement et de notre manque d’humanité.

André

 

Monsieur Hollande,

 

Ce n’est pas bien de ne pas tenir ses promesses…aussi, puisque vous êtes dans le 56 pensez à celle N°56 de votre programme. Pensez aussi à modifier la constitution pour permettre une véritable politique linguistique avec la légalisation de la métolde pédagogique dite d’immersion. et à faire voter une loi sur le modèle de celle déposée par le député J J URVOAS président de la commission de loi de l’ A N.

 

La Bretagne ne doit plus être une « exception culturelle » négative en Europe… Tous les jeunes Bretons doivent pouvoir apprendre leur langue locales, celle de l’Etat et au moins une langue internationale. Et pour faire cela la Région est la mieux placée et la plus compétente.

 

Yannig

 

—-

 

Madame, Monsieur,

Monsieur François Hollande, le chef de l’Etat français se rend dans le Morbihan aujourd’hui pour inaugurer le nouvel hôpital du pays de Lorient. La dernière fois que Monsieur Hollande était venu à Lorient, c’était en avril 2012, pendant la campagne pour l’élection présidentielle. Il était alors candidat et il s’était engagé, s’il était élu, à faire ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Or les déclarations actuelles du Président de la République ainsi que celles du gouvernement de Monsieur Ayrault indiquent clairement que cette ratification n’est pas à l’ordre du jour des autorités de l’Etat.

Cette charte, signée par la France en 1999, a pour but de protéger les langues dites « régionales », telles que le breton. Elle n’a toujours pas été ratifiée en 2013, et les dispositions choisies par la France en 1999 ne sont toujours pas appliquées. Pire même, la politique visant à faire disparaitre les dites langues continue, comme nous avons pu le voir ces dernières semaines, à travers les décisions des autorités de l’Etat et les déclarations de ses représentants : le Conseil d’État a déclaré « illégales » des lois adoptées par l’Assemblée de la Polynésie française, sous le prétexte que des membres de cette assemblée s’étaient exprimé dans leur langue lors des débats, le sous-préfet de Bayonne a censuré le projet d’extension d’une « ikastola » (école en basque) voté par les élus de Bayonne, le ministre de l’Intérieur a déclaré qu’il n’était pas « concevable » que la langue corse soit officielle en Corse, malgré le vote de l’Assemblée territoriale de cette île. A chaque fois donc les autorités de l’Etat s’opposent à la volonté exprimée par les élus du suffrage universel.

Il est temps que la République française cesse sa politique hostile aux langues dites « régionales » et qu’elle se range aux côtés des états qui ont signé et ratifié la Charte européenne des langues minoritaires ou régionales. Il est temps aussi Monsieur Hollande respecte son engagement de campagne n° 56 et fasse ratifier cette charte !

Je souhaite que vous fassiez part de mon opinion au chef de l’Etat,

Et je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression des mes salutations distinguées.

Iwan

—-

 

Monsieur Le Président de la France
Suite a toutes vos promesses, que vous avez n’avez pas tenu j’aimerai que vous teniez au moins celle ci rendre la langue a nos Amis Bretons, sous la dénomination campagne 56, après tous les malheurs vécus par ces gens suite a la colonisation depuis plus de 500 ans, par la France, et que Nantes retrouve la dénomination Bretonne, en vous remerciant d’avance pour un geste futur pour ce peuple qui a souffert de nos égarement et de notre manque d’humanité.

André

—-

Monsieur le préfet du Morbihan,

Lors de la visite du Président de la république française à Lorient aujourd’hui, à l’occasion de laquelle je pense que vous le rencontrerez, merci de bien vouloir rappeller au Président l’engagement qu’il avait pris dans cette même ville en avril 2012 concernant la ratification de la charte des langues minoritaires.

Car cet engagement reste non tenu alors qu’au regard de la politique passée de la France envers la Bretagne, qui n’a selon moi rien à envier à l’occupation nazie, cette politique aurait avantage à prendre aujourd’hui un tournant radical.

En effet, comme le disait justement Alan Stivel, il ne peut y avoir de Bretagne sans langue bretonne !

Aussi, cordialement, d’avance merci.

—–

 

Le responsable du service communication dont le portable est 06 71 07 42 57 m’a raccroché au nez.
Les autres numéros ne répondent pas… Mais j’ai quand même laissé un message, plus un courriel.
Je ne suis pas sûre que tout ceci soit transmis à Hollande.

—-

 

Demat deoc’h !

J’ai reçu dans ma boîte courriel votre appel que auquel j’ai donné une suite de la façon suivante :

 

1) mise en ligne sur mon blog et visible sur ce lien :

http://histoire-des-arts.over-blog.org/article-bretagne-operation-56-hollande-souviens-toi-118821538.html

 

2) diffusion de l’info par courriel auprès de plusieurs contacts susceptibles de réagir positivement

 

3) envoi à l’adresse pref-communication@morbihan.gouv.fr du courriel ci-dessous :

 

 

Monsieur,

 

Permettez-moi de m’étonner de la visite présidentielle de ce jour à Lorient.

 

C’est en effet à Lorient que M. Hollande s’est engagé, en avril 2012, à faire le nécessaire, s’il était élu, pour que la France ratifie enfin la Charte européenne des langues minoritaires.

 

M. Hollande a été élu Président de la République française.

 

Cette belle promesse, qui lui a valu sans aucun doute de nombreux suffrages bretons, est ensuite passée à la trappe.

 

Je trouve cela extrêmement choquant ! Doublement choquant même d’oser revenir à Lorient, ville où fut faite cette promesse non tenue, alors que le sujet tient tant à coeur chez le peuple breton qui lui a fait confiance.

 

Un geste allant dans le bon sens serait très certainement hautement apprécié. C’est le moment où jamais de le faire. Et une façon de rester dans l’Histoire.

 

Avec mes sentiments distingués.

 

Bevet Breizh !

_____

 

Devezh mat,

pa zeu an aotrou Hollande da Lann-ar-Stêr e fell deomp addegas da soñj en doa an danvez prezidant prometet kadarnaat Karta European ar Yezhoù Minorelaet.

Evidomp-ni n’eo ket un diviz skañv a c’heller skarzhañ dindan an torch treid. Goulenn a reomp digantañ derc’hel d’e c’her.

Alors que le Président Hollande vient inaugurer l’hôpital à Lannester nous voulons lui rappeler sa promesse de candidat de ratifier la Charte Européenne des Langues Minoritaires.

Pour nous c’est un engagement très important que l’on ne peut pas balayer sous le paillasson ! Nous lui demandons clairement de tenir ses engagements.

Gant va gwellañ gourc’hemennoù,

Padrig

 

_____

 

 

Bonjour,

Monsieur Hollande, notre Président, est aujourd’hui a Lorient, lieu ou il avait, durant les élections fait une promesse. Une promesse qu’il n’a pas tenu.

Celle de signer la charte des langues régionales européennes.

La Bretagne, et un certain nombre d’autre région, attendent cette Charte.

S’ils ne nous reconnaissent pas, on se reconnaîtra nous même.

Un citoyen Breton.

____

 

Monsieur le Préfet

 

A l’occasion du passage du Président de la République à Lorient,  je me permets de manifester mon mécontentement suite à la non tenue de sa promesse de ratifier la charte européenne des langues minoritaires, promesse n°56 de son programme de campagne.

 

Veuillez agréer, M. le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

Christian

 

—–

 

Bonjour,

François Hollande avait promis de faire ratifier la charte européenne sur les langues minoritaires. Il est aujourd’hui en Bretagne alors qu’il n’a pas tenu sa promesse.

N’est-ce pas une insulte à ses élécteurs et aux Bretons en général? Quand la France assumera-t-elle ses responsabilités d’administration équitable, comme une vraie démocratie européenne?

L’exception culturelle ne vaut-elle pas pour les langues parlées sur son territoire?

 

Parfois, on préfèrerait avoir été annexés par la Suisse ou la Finlande!

Olivier

—–

A l’attention du Président de la République Française.

Monsieur le Président,
Il serait tout à votre honneur de faire mentir l’adage suivant :
« Les promesses électorales engagent uniquement les imbéciles ayant la faiblesse d’y croire ».
Lors des dernières élections présidentielles, je vous ai donné ma voix. Lors de ce scrutin, votre programme et votre volonté de changement m’avaient poussés à vous soutenir pleinement et  à participer activement à votre campagne.
Après un an, hormis la loi soutenue par Mme Taubira et votre gouvernement sur le mariage, peu de vos promesses de campagnes on abouti. J’en ai tiré toutes les conséquences et après plus de 26 ans de militantisme au sein du Parti Socialiste, je n’ai, cette année, pas renouveler mon adhésion auprès de cette organisation.
Aujourd’hui, si je m’adresse à vous, c’est pour rappeler à votre mémoire  l’un de vos engagements électoraux. Il  s’agit de celui concernant la défense et de la reconnaissance des langues minorisées.
En effet, vous nous aviez promis de faire ratifier par le parlement  la Charte  Européenne des langues Minoritaires.
Un simple avis du conseil d’état vous a fait reculer.
Monsieur le Président revenez sur votre abandon, permettez également au département de la Loire-Atlantique de réintégrer le périmètre territorial  de la Bretagne administrative.
Recevez, Monsieur le Président, l’assurance de mes salutations les plus respectueuses.

 

Yann

 

—-

Monsieur Hollande,
Puisque vous inaugurez ce jour un hôpital, j’aimerais vous rappeler votre promesse non tenue (N°56) de ratification de la charte européenne des langues minoritaires.
J’aimerais en particulier évoquer le problème de centaines de personnes âgées hébergées en EHPAD, hôpitaux et structures similaires, dont la langue maternelle est le breton (ou le basque, l’alsacien etc.)
Nombre de ces personnes sont atteintes de maladies dégénérescentes de type Alzheimer, qui fait que seule leur langue maternelle refait surface, ce qui engendre un déficit de communication et bon nombre de souffrances, pour ces personnes comme pour le personnel soignant, qui dans la plupart des cas ignore cette langue.
Le strict point de vue du droit de la personne humaine voudrait qu’une personne soit soignée dans sa langue. Or, l’absence de statut pour la langue bretonne fait que la moindre initiation au breton du personnel soignant n’est pratiquement jamais inscrite dans les plans de formation (à la différence de nombreux pays de l’Union européenne, où la connaissance de la langue vernaculaire – ou un engagement à suivre une formation-  est un prérequis à l’embauche).
Voila un exemple d’amélioration majeure qu’une ratification de la charte pourrait engendrer (sans parler des emplois qui y sont liés).
Agissez, monsieur le Président.
Christian

 

27 Commentaires

  1. voici mon texte à M Hollande :

    “Aotroù Hollande, demat deoc’h !

    Je vous écris pour vous signifier ma profonde colère au moment où j’ai appris votre renoncement à la signature de cette fameuse charte des langues d’Europe. Elle perdure aujourd’hui tout autant ! Il ne m’est donc pas facile de rester mesuré et courtois en la matière.

    J’ai voté pour vous aux dernières élections. J’ai été grugé.

    J’illustre par l’occurrence qui suit la situation dramatique où est ma langue. Récemment, je lisais qu’une association d’enseignement du breton (Mervent, qui veut dire « sud-ouest ») quémandait 1 heure d’apprentissage obligatoire du breton par semaine. C’est donc que ce n’est pas le cas aujourd’hui. Mais, bon, pour Vincent Peillon « il n’y a pas de problème » s’agissant de l’enseignement du breton…

    En toute sincérité, en substance et en pesant mes mots, je vous dis que la France est un pays totalitaire au plan culturel. Mais dans quel pays vivons-nous donc, au XXIème siècle ?! C’est, comment dire, assez kafkaïen.

    Le coup d’état permanent c’est fini, mais avez-vous conscience du crime culturel permanent dont se rend coupable l’état français ? Les derniers locuteurs dont le breton est la langue apprise sur les genoux de leurs mères sont maintenant, au mieux, des octogénaires.
    Oui, bien sûr, vous ne pouvez l’ignorer.

    Deux chose l’une, il est plus que grand temps que vous réagissiez, ou alors, vous cautionnez la chose. Ca n’est pas plus compliqué que ça.

    Et, pour finir, puisqu’il est vrai qu’il faut « travailler » les membres du parlement pour leur vote aux 3/5ème d’une modification de la constitution (qui a une rédaction assez d’ailleurs récente, de 1986 sauf erreur de la part) le choix de Monsieur Ayrault pour ce faire ne me semble pas le meilleur. On est même assuré d’obtenir, je crois, le résultat inverse. Effet dissuasif garanti.
    De la date de votre promesse à aujourd’hui, tout cela ressemble plus à un miroir aux alouettes qu’à autre chose.

    Ceci dit je crois de croire à l’expression de ma respectueuse considération, laquelle ne m’a jamais défaut dans toutes les circonstances.

    A galon.

    Michel”

  2. Brav eo diskwel eo bet dinac’het promesaoù Prezidant ar Frañs gantañ e-unan, ned in ket da rebech e mod ebet ouzh an dud hen gra, tamm ebet. Met faos a-grenn eo lâret e vo douaret ar brezhoneg dre ma vo ket lakaet da wir e bromesa niverenn 56 ! Gant ar Vretoned o-unan, hag ar vrezhonegerien ne reont gantañ ez eo ed aio da get ra brezhoneg. Aes eo goulenn ma vo a-berzh Stad lakaet Karta ar yezhoù e pleustr, reizh zoken. Met kevredigezh Breizh eo a zo kaoz ivez. Kembreiz o deus kavet gwelloc’h dezho krouiñ ur Stad kembraek e Patagonia pe mervel en o bro en o yezh, e-lec’h mont da lec’h ha dilezel o yezh war an dro e-giz m’eo bet graet gant ar Vretoned.
    Ar Garta ? En un doare, goulenn gwirioù ne vefemp ket gouest da lakaat e pleustr, bravat raktres !
    Met lakaat ar Garta e pleustr en e gumun, e garter, e vuhez, a seblant re ziaes ha zoken a seblant re zispac’hel…
    Ne vijen ket nec’het ma vije goulennet kadarnaat ar Garta ha war an dro gwelet ur yoc’h a dud oc’h ober gant ar brezhoneg disoursi, digamambre, divezh… ha hep lakaat tout ar bec’h war ar rummadoù da zont.

  3. Moi, je dis à Monsieur Hollande… qui sème Le Vent récolte La Tempête !!!
    « Les Bretons sont Têtus et le resteront jusqu’au bout !!! » Pour moi, un Homme politique qui ment… est un Traître !!!
    J’espère que Monsieur Hollande n’est pas un Félon !!!

    Breton, et très fier de l’être !!!!

    Padrig.

  4. j’ai envoyé ce texte au député de lorient ,Gwendal Rouillard
    je n’arrive pas a joindre d’une façon ou d’une autre les services de l’Etat français en Bretagne

    “Iffig Cochevelou

    0662410464

    Monsieur le Député

    En tant que militant de la langue et de la réunification, je considère que la venue à Lorient de Monsieur Hollande est une provocation, s’il ne prend pas position d’une façon claire sur le problème de la reconnaissance de la langue Bretonne.

    L’engagement qu’il a pris lors de la campagne présidentielle de faire ratifier la Charte européenne des langues minoritaires permettait de penser qu’il y avait une évolution dans les propositions : j’ai tout de suite déchanté. Pourtant le choix des articles était proposé à minima , mais pouvait être considérer comme une évolotion dans cet Etat jacobin.

    Aujourd’hui, que nous reste-t-il ? Que l’ONU déclare que ce droit fondamental qu’est le respect des langues minoritaires et leurs droits à une vie sociale soient jugés comme étant incontournable dans un Etat démocratique et que son refus soit considéré comme “crime contre l’humanité”

    salutations bretonnes

    Iffig Cochevelou

    militant breton

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