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Publié le : mer, Juil 24th, 2013

Langues régionales : vous reprendrez bien un peu de Françoise Morvan

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Le débat sur la signature de la charte européenne des langues régionales et minoritaires permet à Françoise Morvan d’exposer ses théories sur les peuples sans états et leurs langues.  Après l’N-ième charge postée sur Médiapart par cette adversaire fanatique des langues dites régionales, un historien, Jean-Pierre Cavaillé, publiait une réponse argumentée aux affirmations de François Morvan qui se présente par ailleurs comme “spécialiste des farfadets”. Au début du mois de juillet, “la spécialiste” a répondu à la réponse à l’historien de l’EHESS . Nous publions ici l’intégralité de cette réponse afin que nos lecteurs prennent la juste mesure de l’argumentaire des adversaires des langues régionales qui peut se résumer ainsi : “avancée pour les langues régionales = nazi”

Nous vous livrons l’intégralité de l’article sur le blog Médiapart

“Voilà quelques semaines, Mediapart a publié un court article dans lequel je soulignais ce qu’avait d’invraisemblable la défense de la ratification de la Charte des langues régionales par des élus de gauche. Mon argumentation était bien simple et reposait sur des
faits précis :
– La Charte émane d’un lobby ethniste, l’UFCE (Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) issue des réseaux ethnistes nazis.
– Elle ne vise pas à défendre des langues minoritaires mais des langues de minorités ethniques rattachables au sol du pays signataire.
– Elle amènerait à reconnaître 75 langues officielles en plus du français (les locuteurs des 75 langues reconnues comme langues des minorités ethniques françaises étant invités à pratiquer leur langue « dans la vie privée et publique »).
J’ai découvert récemment que Mediapart venait de publier en réponse un long article intitulé « La théorie du complot ethnique (sic) de la charte des langues régionales ». J’ignore quelle ethnie est à l’origine du complot dénoncé par l’auteur de cet article, un certain Jean-Pierre Cavaillé qui se présente comme historien, professeur à l’EHESS, mais je suis bien forcée de constater que son article offre une illustrationcaricaturale à force d’être parfaite du confusionnisme que je dénonçais.

La charte / les langues
J’avais commencé par souligner l’amalgame confondant la ratification de la Charte et la défense des
langues régionales.
Magnifique illustration à l’appui : le texte de présentation amalgame « la ratification de la charte » et « la reconnaissance voire même (sic) la transmission des langues minorées ». S’opposer à la ratification de la Charte, c’est donc, à en croire cet historien, s’opposer à la « reconnaissance » des langues « minorées ».
Elles sont si peu reconnues, qu’il y en a 75 en France… Et c’est aussi, tant qu’à faire, s’opposer à leur « transmission », donc interdire qu’elles soient parlées.
En effet, baptisée Morvan par ce professeur dont la courtoisie semble inversement proportionnelle aufanatisme apporté à défendre les langues « minorées », je suis accusée de vouloir les détruire (c’est ce qu’il appelle, ne craignant pas le pédantisme, ma « pars destruens »). Sommée de faire état de ma « pars construens », je rappelle à ce professeur peu informé que si tout un chacun peut disposer d’une édition des contes collectés par Frédéric Mistral, c’est à moi qu’il le doit (et à l’aide de son collègue Claude Mauron, fanatique destructeur du provençal, lui aussi, sans doute) ; et, de même, pour la collected’Henry Carnoy, jusqu’alors totalement disparue, que j’ai entrée en base de données mise à dispositiondes amateurs de picard de tous bords ; de même pour celle d’Auguste Stoeber, par moi redécouverte etpubliée, en hommage au premier folkloriste alsacien ; de même pour la collecte de Bladé en Gascogne (avec l’aide d’autres fanatiques ennemis du gascon) ; et je passe sur les dix-huit volumes de œuvres de Luzel, « pars construens » non négligeable et qui serait encore sans moi enfouie dans la poussière des bibliothèques. J’ignore en quoi peut consister la « pars construens » d’un tel article : en tout cas, il estclair que parler de la Charte ne revient pas à parler d’un problème réel mais à entrer dans le domaine du fantasme.

Le conspirationnisme / le bon sens
J’ai apporté des informations parfaitement vérifiables sur les origines de la Charte, ses enjeux réels et ses conséquences.
Cet historien, qui avoue lui-même ne rien connaître au sujet puisqu’il s’appuie sur ce qu’il a pu glaner sur Internet comme un « citoyen lambda » (stupéfiante démonstration d’un professeur à l’EHESS donnant Wikipedia pour référence), ne peut nier les informations que j’ai apportées. Pour les discréditer, il procède, selon une méthode que j’ai eu l’occasion d’analyser en étudiant la rhétorique nationaliste, à savoir en accusant l’auteur de ne pas être lui-même mais l’émanation d’un groupe animé d’intentions malveillantes. Ainsi a-t-il inventé un complot dont je serais la « passionaria », forcément folle, puisque femme, et animée d’une « logique paranoïaque » (terme repris deux fois). Ce complot unirait le Réseau Voltaire, la Libre Pensée, Riposte laïque, le Comité Valmy et la revue Hérodote : c’est le complot de la carpe et du lapin. Seul problème, je ne fais partie d’aucun parti, d’aucun groupe, et la seule organisation à laquelle j’appartienne est la section de Rennes de la Ligue des Droits de l’Homme qui avait formé un groupe de
travail sur la Charte des langues régionales, d’où sont venues mes recherches (dont en 2006, la communication au colloque « La République face aux communautarismes », assurément beaucoup plus fouillée que la brève synthèse publiée sur Mediapart).
À aucun moment, nulle part, je n’ai évoqué un « complot ». Il suffit de relire mes articles pour s’en assurer. En revanche, la manière obsessionnelle dont Jean-Pierre Cavaillé martèle les mots « complot ethniciste », « théorie du complot », « conspirationnisme » (24 occurrences en six pages !) me semble trop caractéristique des mécanismes de propagande pour ne pas être en soi révélatrice du vide qu’ils recouvrent. 

Par ailleurs, si, quant à moi, j’ai parlé en mon nom, il parle, lui, au nom d’un groupe qui n’est jamais nommé : le « nous » est dans son texte, lui aussi, omniprésent mais le groupe qu’il désigne reste obscur. « Nous n’employons jamais le terme d’ethnie », « pour les adeptes du complotisme, cela revient au même, mais non pour nous, qui usons de notre bon sens. » Il y a donc, dans sa représentation fantasmée du monde, d’un côté, un groupe de méchants (« les complotistes »), et, de l’autre, son groupe à lui, les bons, ceux qu’il désigne (autant faire simple quand on est sûr de soi) comme « le bon sens ». Il l’écrit, il le répète sur tous les tons : « nous », les tenants du « bon sens » nous savons la vérité, car « le bon sens n’est pas conspirationniste ».  Au lieu de répondre à mes arguments et aux arguments des chercheurs que je cite, il nous a donc fédérés, selon la théorie du complot et la logique paranoïaque qu’il dénonce, en un groupe de comploteurs nocifs, « Morvan et ses amis ». Ce groupe nuisible permet, par opposition, de définir ceux qui ne pensent pas comme lui, donc qui pensent bien, qui ont l’esprit sain et mettent le club du Bon Sens au service de la Charte.
Une fois posée la théorie du complot comme un emballage préalable, il ne reste plus qu’à extirper un à un les faits gênants pour les travestir : après le complot de la carpe et du lapin, l’art de noyer le poisson…
Les faits / le travestissement des faits

J’ai écrit un essai, Le monde comme si, montrant comment les nationalistes ont fabriqué un monde dans lequel tout est faux mais vrai dans la mesure où l’on consent à faire comme si. Ici, nous avons un remarquable exemple d’« histoire comme si ». D’une part, vieille stratégie, pour déconsidérer l’adversaire, on lui fait dire ce qu’il n’a jamais dit : par  exemple, que tous les pays qui ont signé la Charte sont adeptes d’une politique racialiste.

Ensuite, pour donner au débat, une apparence scientifique, fût-elle de bas étage, on part d’un examen
des faits énoncés et des questions posées. Je me bornerai aux deux questions qui occupent l’essentiel
de cette démonstration aussi prolixe que remarquablement mal informée.
– Question 1 : La Charte émane-t-elle d’un lobby ethniste, l’UFCE (Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) ?
Oui. L’historien le reconnaît.
Mais il s’agit de faire comme si c’était ainsi tout en étant autrement.
Pour commencer, changer le nom, c’est changer la chose : par exemple, au lieu d’Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes, on pourrait mettre Union Fédéraliste des Communautés Européennes. Ce serait mieux. Exit l’ethnie. Le terme allemand (Föderalistische Union Europäischer Volksgruppen) est explicite ? Ça ne fait rien : faisons comme si. De plus, il n’y a pas eu que des membres de l’UFCE à l’origine de la Charte… Et puis, en fin de compte, certains étaient des bons ethnistes, des ethnistes comme Yvo Peeters (Yvo Peeters, thuriféraire de Guy Héraud, auteur de L’Europe des ethnies…). Car, il y a bon ethnisme, un ethnisme pas raciste par exemple celui de Guy Héraud (lequel donne un habillage démocratique à l’ethnisme mais sous réserve de faire passer l’ethnie avant la démocratie).
En conclusion, l’historien admet que la Charte émane de l’UFCE, et que l’UFCE est un lobby ethniste mais juste un peu, pas tant que ça, et l’ethnisme peut être très bon.
– Question 2 : L’histoire de l’UFCE est-elle bien celle d’un lobby issu des réseaux pangermanistes nazis ?

Oui. Là encore, l’historien est forcé d’admettre que la revue de l’UFCE, Europa ethnica, a pris la suite de Nation und Staat, revue antisémite nazie, et que l’histoire de l’UFCE montre qu’elle est bien ce qu’elle a toujours été : un lobby ethniste prolongeant directement l’œuvre du réseau pangermaniste qui publiait Nation und Staat.
Comment faire, malgré tout, pour défendre l’UFCE ?
C’est bien simple : si l’histoire de l’UFCE comporte des « éléments » un peu « gênants », un peu « troublants », il n’y a pas de quoi évoquer ces origines car « les fédéralistes bretons Joseph Martray et Pierre Lemoine qui ont participé à sa fondation, gravement mis en cause par Morvan et la Libre Pensée, furent des résistants reconnus et médaillés ».
Joseph Martray et Pierre Lemoine, grands résistants ! Il y aurait de quoi rire si ce n’était si scandaleux.
Quelle est la source de l’historien ? Internet ?
Non, car les faits sont établis de longue date et accessibles sans la moindre difficulté. Joseph Martray, le fondateur de l’UFCE, fut, sous l’Occupation, le bras droit du fasciste Yann Fouéré à la direction des deux journaux dont les services de propagande allemands lui avaient confié la responsabilité, La Bretagne et La Dépêche de Brest. Agent de la Gestapo, Fouéré, enfui en Irlande à la
Libération, a poursuivi son action par l’intermédiaire de Martray. La fondation de l’UFCE en 1949 fut bel et bien la suite du travail commencé dans l’entre-deux-guerres avec les réseaux ethnistes soutenus par les nazis. « Joseph Martray fut, sous l’Occupation, pendant plusieurs années mon adjoint le plus direct à la direction politique de mes journaux », c’est Fouéré lui-même qui l’écrit. La Bretagne publia les articles antisémites les plus graves jamais écrits en breton. Je les ai traduits. On peut en lire des extraits en ligne.

Comme tant d’autres fascistes, Martray entra en juin 44 dans un réseau de Résistance en vue d’effectuer une reconversion rapide, ce qui ne l’empêcha pas de rester en relation étroite avec Fouéré, qui fonda le MOB, mouvement autonomiste d’extrême droite, en 1956 et se fit condamner pour terrorisme à l’époque où le FLB sévissait.
Quant à Pierre Lemoine (un résistant âgé de seize ans) on le retrouve dès 1951 près de Fouéré, et, bien sûr, au MOB. Constant dans ses opinions, il est actuellement à la direction du parti nationaliste breton d’extrême droite Adsav.
Fouéré a exposé très clairement la stratégie qui était la sienne et celle de Martray : détruire l’État français en œuvrant de l’intérieur (la régionalisation devant préparer l’autonomie) et de l’extérieur (via les réseaux ethnistes dont la FUEV). C’est ce qu’il appelle « démanteler la forteresse » dans La maison du Connemara où il expose cette double stratégie. Ces textes sont cités avec références dans des articles mis en ligne, dont La Résistance bafouée que ce professeur cherchant comme un « citoyen lambda »les informations disponibles sur Internet feint de ne pas connaître — pas plus que ma communication sur la Charte lors du colloque de 2006, où est clairement évoqué le rôle joué par Martray. 

On a pu voir Yann Fouéré avec Guy Héraud prôner l’Europe des ethnies – prétendre qu’il y aurait un bon ethnisme de gauche et un mauvais ethnisme d’extrême droite est simplement inepte. C’est donc intentionnellement que cet historien falsifie les faits en prétendant que l’UFCE a été fondée par deux résistants.

Confusionnisme

Historien, professeur à l’EHESS, lorsqu’il s’agit de se présenter comme autorité, citoyen lambda lorsqu’il s’agit de brouiller les faits, parlant au nom d’un groupe obscur présenté comme détenteur du bon sens, Jean-Pierre Cavaillé est l’incarnation caricaturale à force d’être parfaite du sectarisme aveugle auquel expose la défense des langues régionales : le « nous » de la meute, la vindicte, la grossièreté outrecuidante, la certitude de détenir la vérité, le ton pontifiant, la verbosité appuyée sur l’ignorance – tout amène à cette ultime conclusion que la Charte doit être ratifiée pour la bonne raison qu’il est bien de la ratifier.
Les faits n’ont plus aucune importance. Laminés, brouillés, brassés, ils surnagent à l’état de lambeaux qui, finalement, peuvent être assimilés au presque rien et au n’importe quoi. Ethnique ? Vous avez dit ethnique ? Non, pas ethnique, mais, s’il le faut, peut–être un peu ethnique, et, après tout, oui, ethnique, puisque la Charte le veut.
Nous ne sommes pas, comme je le notais au début, dans le domaine des faits mais dans la mystique : au nom des Langues, la raison doit se taire et s’agenouiller devant le Nous du Bon Sens qui dit amen.
Je ne m’agenouille pas : je constate que la Charte a été mise au point par un lobby ethniste, et que c’est bien à ce lobby ethniste que, rendant hommage à Martray, Lemoine, Héraud et leur Europe des ethnies, ce professeur d’histoire fait allégeance.
Il trahit ainsi la cause des langues régionales qui auraient plutôt besoin qu’on leur épargne une instrumentalisation indigne.

Françoise Morvan”

A propos de l'auteur

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Ce que vous en pensez
  1. Mélennec dit :

    LA FRANCE ETERNELLE, PAYS DES NON-DROITS DE L’HOMME, ET DE LA CORRUPTION .

    Le texte qui suit a été publié dans plusieurs pays, y compris en Bretagne, MAIS PAS EN FRANCE : quel merveilleux pays, et propre sur lui, avec cela !

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@
    Le nationalisme français : une imposture accouchée par la violence. Le nationalisme breton : une aspiration légitime à vivre ensemble, née de l’histoire d’un peuple identifié depuis l’antiquité.

    On prête à Charles de Gaulle d’avoir écrit la sottise qui suit : « le patriotisme c’est aimer son pays, le nationalisme c’est détester celui des autres ». Cela se peut-il ? Pourquoi pas. Il en a écrit bien d’autres. Par exemple : « La France vient du fond des âges » (!). Ses connaissances sur l’origine de la France étaient quasi nulles. Mieux, celle-ci lui est aussi prêtée : « La France est la France; elle a un passé ; elle a un présent; elle a un avenir » (!). Génial, lumineux : ne dirait-t-on pas du Bossuet à la petite semaine, ou un jour de pluie ?
    Nous avons souvent parlé du problème des Nations, et de ce que jadis on appelait « sentiment national », aujourd’hui qualifié de sentiment d’appartenance en raison de la pollution des termes « nation » et « nationalisme », par des insuffisants intellectuels incultes, ignorants de l’histoire réelle, mais intoxiqués par quelques faux aphorismes de la doxa française, à quoi se résume tout leur savoir. Ceux là n’ont vu dans les nationalismes que le côté agressif, monstrueux, destructeur de certains d’entre-eux (l’Allemagne nazie, le Japon de l’entre deux guerres, la Russie soviétique, la Chine totalitaire actuelle, la Corée du Nord ….), alors qu’il existe, bien plus souvent, des nationalismes pacifiques, qui se bornent à se réclamer de ces droits humains fondamentaux, consacrés par le droit international : l’appartenance à son peuple, l’amour légitime de son pays, le droit de parler sa langue et de pratiquer sa culture, de se gouverner, de transmettre ses valeurs….. Toutes choses aujourd’hui reconnues et proclamées par les Chartes des Droits Fondamentaux, y compris par les constitutions des pays les plus violents contre leurs propres citoyens, qui ne peuvent mettre obstacle à leur introduction dans leurs propres textes, même s’ils les violent allègrement tous les jours. Ces principes fondamentaux du vivre ensemble sont encore, pour les nations soumises par la France en 1789, ignorés et bafoués par ce pays, situé à l’Est du nôtre, qui se targue, horresco referens, d’avoir inventé les droits de l’homme (!!!), mais qui viole allègrement toutes les Libertés publiques, quotidiennement, dont l’une des principales : le droit de s’exprimer librement. Ce dit pays a été rappelé à l’ordre sévèrement par les instances internationales, l’ONU en particulier, en raison de la violation quotidienne des droits sacrés des nations dites “minoritaires”, au premier desquelles les Bretons. Avec d’autres auteurs nous avons démontré que, de ce point de vue, le nationalisme français, non pas celui des rois, mais celui des régimes construits au cours des décennies qui ont suivi la Grande, l’Universelle, la Magnifique « révolution » de 1789, que l’on appelle en Bretagne « la shoah bretonne », rasant, abrasant, détruisant tout, les langues, les cultures, les histoires locales, dont plusieurs authentiques histoires nationales, celle de la Bretagne en particulier, a été l’une des plus bêtes et des plus cruelles du monde civilisé ….. (le Livre bleu de la Bretagne, pages 52 à 90). La religion nationale française, enseignée dans les écoles pendant plusieurs générations après 1789, aujourd’hui, démasquée, fait figure de vieillerie ridicule et absurde : notre compatriote breton Alfred Jarry, l’inventeur de la machine à décerveler, n’aurait pas osé assumer une pareille invention.

    Le nationalisme français : l’écrasement des autres cultures. Le nationalisme breton : un mouvement de libération nationale.

    C’est au nom de ce nationalisme français méprisant, arrogant, orgueilleux, stupide, en un mot, que les quelques centaines de Bretons qui ont fait l’honneur à leur pays de porter haut les couleurs de leur culture, au prix de leur liberté, de leurs carrières, parfois de leur vie, ont été persécutés, jusqu’à ces trente dernières années. Combien ont-ils été, durant la dernière guerre mondiale, à tenter de défendre les intérêts de leur pays en s’alliant aux Allemands, sans partager, ni de près, ni de loin, les thèses nazies ? Une infime minorité. Quelques dizaines ? Cent au plus ? Sûrement moins de mille.
    La collaboration française, elle, a été plus que largement compromise par l’adhésion à cette idéologie criminelle : des centaines de milliers de personnes, peut-être des millions, y ont souscrit, notamment par leurs sentiments violemment antisémites. Ce que l’on dénomme les « collaborateurs » bretons ont été, pour la plupart, des patriotes bretons, qui n’ont fait alliance avec l’Allemagne, pays avec lequel la Bretagne n’a jamais eu de contentieux, contrairement à nos voisins les plus proches, que parce que cette alliance leur permettait d’entrevoir un avenir enfin libre, et de vivre dans la Dignité leurs valeurs, leur culture, leur langue. J’ai partagé avec Bernard Le NAIL, directeur de l’Institut culturel de Bretagne (lettres dans mes archives) cette opinion : c’était une bande de pauvres bougres, qui ne connaissaient pour le plus grand nombre rien des thèses dites « nationales socialistes », et qui ne savaient certes pas que leur mémoire serait prise en otage par les survivants des complices des goulags, tant en France qu’en Bretagne, jusqu’à aujourd’hui ( “Les écoles bretonnes Diwan, a dit un imbécile, sont une secte” ; le même : “La Chine accomplit au Tibet une œuvre civilisatrice admirable”; et encore : “Le breton est la langue de la collaboration”. Pauvre cul ! la collaboration s’est faite entièrement en français !) . Vous connaissez l’auteur de ces phrases saugrenues : il porte le patronyme de Mélenchon, l’homme qui a donné son nom à une série de néologismes, tels que mélenchonneries, mélenchonner, etc ..).
    Ceux qu’on dénomme les « collaborateurs bretons », ont animé ce qu’on désigne ailleurs, partout dans le monde, un mouvement de libération nationale. Voila le grand mot enfin lâché, et qu’on ne peut plus, aujourd’hui que l’histoire des sinistres relations franco-bretonne est écrite, et diffusée dans le monde entier, infirmer. C’est au nom des erreurs de quelques uns, et de la manipulation très consciente des autres, que des campagnes honteuses sont encore menées dans la presse nationale française, contre ces quelques malheureux, qui continuent de servir de boucs émissaires et d’échappatoire aux vrais coupables, qui, eux ont été les complices moraux des assassins des cent millions de victimes du marxisme, à l’égal des idéologies nazies, et qui continuent à polluer les médias, à pervertir la vérité, et à échapper aux sanctions qu’ils méritent.
    Nous publierons un jour quelques extraits des incroyables sottises que les instituteurs de la troisième république ont enseigné sur tout le territoire hexagonal dénommé « La » France, avec quelques circonstances atténuantes, il est juste de le dire, car quiconque est décervelé malgré lui, ne sait pas les dégâts qu’il commet sur les jeunes consciences, à leurs jeunes élèves, comme on enseigne dans les sectes dénoncées quotidiennement par les médias. Et le catéchisme nationaliste haineux, hargneux et revanchard, accusant l’Allemagne et d’autres pays, pour préparer les futures jeunes victimes à se faire massacrer dans les combats fratricides qui firent des millions de morts (240 000 pour la seule Bretagne), au nom de principes sinistres. Les excès peu ragoûtants de cet enseignement ont produit des effets désastreux. On verra bien, lorsque ces extraits seront publiés, combien a été agressive la politique française, et combien timides apparaissent nos bretons « nationalistes ».
    Le nationalisme breton a fait quelques victimes, c’est vrai. Nous regrettons sincèrement que certains de nos compatriotes aient cédé au désespoir pour en arriver là : la mort d’un seul homme est déjà une mort de trop. Cela serait-il arrivé si la France, au lieu de nous envahir, d’annexer notre pays, de détruire notre langue et notre identité, était restée chez elle, où nous aspirons, avec fermeté, la voir retourner ? Si elle n’avait pas sucé au fil des siècles nos richesses, nos ressources fiscales, notre marine, nos intellectuels, nos administrateurs, nos écrivains, le sang de nos jeunes hommes, en les enrôlant de force dans des guerres (les guerres d’Italie, de Hollande, de Louis XIV, de Napoléon Ier, de Napoléon III, de 1914-1918 (240 000 morts, plus d’un quart de la population active), de 1939-1945, d’Indochine, d’Algérie … ). Notre peuple pacifique n’avait rien à faire dans ces conflits meurtriers, qui n’étaient, ni de près, ni de loin les nôtres, mais ceux d’un peuple belliqueux, expansionniste, en guerre d’une manière pathologique contre tous durant presque toute son histoire. La Bretagne médiévale, sous le gouvernement de ses Ducs, n’a eu de cesse que de se tenir à l’écart, par une politique de sage neutralité, des guerres franco-anglaises. Le nationalisme breton compte à son passif quelques dizaines, peut-être un peu davantage, de morts. Mais, le nationalisme français, ses guerres, coloniales notamment, a tué des millions d’êtres humains en Europe et dans le monde. On verra bien, sans trop tarder, qui est coupable, et qui est victime, et si la Bretagne a lieu d’être satisfaite de la politique de ce pays, qui s’imagine nous avoir apporté la civilisation, comme aux nègres d’Afrique et d’ailleurs). La stupide légende de la France, inventrice des Droits de l’homme, vit ses derniers moments : j’ai l’honneur d’avoir puissamment contribué à cette évolution, et de l’avoir largement précipitée. C’est ce que j’ai fait de mieux dans ma vie. Un Alsacien m’a dit un jour : « Quel dommage, docteur, qu’il y ait la France entre nous ! ». Je dis la même chose pour la Suisse, que nous admirons, et que nous considérons comme un modèle : la Suisse est une autre Bretagne, la Bretagne a vocation à devenir une autre Suisse; j’écris cela fréquemment dans mes chroniques politiques, pas seulement ici. Citoyens Suisses, nous vous aimons. Si j’étais plus jeune, j’irai peut-être partager votre sort, dans vos montagnes, dans vos lacs, dans vos vallées, dans vos villes.
    LOUIS MELENNEC.
    Texte publié en Suisse dans « les Observateurs ».

  2. loeiz vuc'h dit :

    FM comme Froide Meurtrière
    De notre culture , de notre peuple..
    FM Plein d’autres choses à trouver dans deux lettres innocentes et pourtant avec sa magie si ignoble , il y beaucoup à trouver…
    Mais
    Je suis nazi vous êtes nazis tous des nazis
    N’importe quoi
    FM/FN pourquoi pas?
    FM haine
    Oui haine
    De quoi?
    De nous
    Mais pourquoi ?
    Parce qu’on existe
    Encore
    Parce qu’on est breton
    Aaaaaah je reconnais , elle est forte , toujours à retomber sur ses pattes
    Elle est splendide
    Mais quel amas de conneries
    Alors mes amis , mes compatriotes , si se battre pour son peuple et son âme , dans son joli conte de fée , ça signifie nazi ,
    Alors pour une fois , et seulement pour cette fois je veux bien en être un!
    Mais après echu F M basta

  3. Bachet Pierre epoux de Francoise Morvan (pas celle qui dit des inepties) dit :

    Francoise morvan devrait se decider a publier ses inepties sous un pseudonyme car pour toutes les autres Francoise Morvan il devient insupportable de dire son nom sans en avoir honte !
    Merci d’y penser serieusement merci pour elles.

  4. taddik dit :

    l’amère Morvan , c’est la réplique féminine de Berroyer, avec comme circonstance aggravante d’être “née” bretonne, elle!!!

  5. Plijadurrrrr dit :

    Françoise Morvan, encore elle! Voilà des années qu’elle radote! Nous sommes en 2013 et de l’eau a fait tourner la roue du moulin!! Bon sang!
    Yann Fouéré n’a jamais été le chef du FLB, il s’en est juste servi tel un arriviste pour se faire réentendre celà depuis l’Irlande où il s’était réfugié. Dans le reportage passé sur FR3 Bretagne “Le FLB” , un militant l’explique parfaitement. Au passage ce reportage est visible en replay.
    Un exemple, tel Skoazell Vreizh aui a toujours refusé de soutenir ou d’aider les militants d’extreme droite.
    Françoise Morvan nous refait le passé et l’acualité à sa façon en tentant faire croire que les bretons bretonnnants et autonomistes sont tous des Breizh Atao pros nazis des années 40 .
    C’est à se demander par qui elle est payée! Combien vend elle ses écrits aux médias? C’est ça son job?!
    Je me demande même comment elle peut se dire bretonne, elle est totalment déconnecteé! Et qu’est ce qui ne va pas chez elle pour ainsi s’acharner … ?! Il y a des psys pour guérir les frustrations Mme Morvan!
    Par contre elle ne parlera jamais de tout ce que l’Etat Français a fait pour saccager culturellement, socialement et économiquement cette région. Ben non, les automistes et indépendantistes ne sont que des huluberlus apparus comme ça pour s’amuser…Les gens qui veulent apprendre le breton ne sont que des illuminés sans doute…Ceux qui se sont battus dans les années 60-70 pour défendre leur culture et apprendre la langue de leurs parents ne sont que des imbéciles ou pire des fachos pour vous Madame Morvan?
    Enfin autonomie ne veut pas dire indépendance! Lisez le distionnaire Madame!
    Et la Bretagne est probablement la région la plus ouverte aux autres cultures, quand on y vit on le sait bien!
    Madame Morvan, korc’h ,je ne vous salut pas! Et changez de sujet, votre disque est rayé et il pue la rancoeur! La Bretagne se passe très bien de gens comme vous. Et allez plutôt consulter!

  6. Fraslin Yann dit :

    Françoise Morvan tient des propos ethnocides… Ça devrait suffire à déterminer de quelle bord elle est vraiment.
    C’est une ennemie de la Bretagne, depuis longtemps. C’est une évidence. Je pense qu’il ne faut tout simplement pas perdre notre temps ni notre énergie avec ce genre de personnage.

    Moi, je veux suivre sur leurs pas, mes grands parents (résistants dans le pays Nantais), les hommes de l’île de sein, les bretons de Londres dont De Gaulle s’étonnait qu’ils fussent si nombreux, les résistants du maquis de Saffré ou de la poche de St. Nazaire et de tous les maquis de Bretagne, tous ces bretons silencieux de Nantes à Brest qui ont résisté, les bretons de Conlis, les bretons de la chouannerie, les bretons de St. Aubin du Cormier, les bretons de Ballons… Ils luttaient tous pour la seule chose qui importe vraiment : la liberté !

  7. pascal rannou dit :

    Bonjour,
    Télérama, cette semaine, lance dans un article signé X. de Jarcy de nouvelles piques contre le Mouvement breton, assimilé aux successeurs des nazis, comme d’habitude: la mémoire de RY Creston y est, notamment attquée. X. De Jarcy porte aux nues FMorvan qui se dit victime de l'”omerta”, elle qui agonit de ses sarcasmes les gens qui luttent pour la sauvegarde de leur langue et l’éclat de leur culture: personne ne citerait ses travaux, dont “Le Monde comme si”, dans les bibliographies: aussi “Télérama” s’empresse-t-il de recommander ce brûlot invectif à ses lecteurs J’ai répondu ceci, qui ne sera sans doute pas publié:
    Bonjour,
    > Télérama lance, de temps à autre, des piques contre un mouvement breton auquel vos rédacteurs ne semblent pas connaître grand-chose, puisqu’ils le réduisent systématiquement au mouvement Breiz Atao, qui fut en effet fascisant. X. de Jarcy vit-il suffisamment en Bretagne pour affirmer que “le malaise est palpable”, concernant le passé collabo d’une frange de l’Emsav (Mouvement breton)? Mais les Bretons d’aujourd’hui vivent leur culture, notamment dans les festivals d’été, sans se sentir responsables des dérives du passé, comme les Français ne se sentent pas coupables des monstruosités débitées par Céline, Giraudoux (Pleins pouvoirs), Jouhandeau (Le Péril Juif) ou Marce Aymé (Uranus, avec la figure du milicien martyr Maxime Loin), outre celles des collabos politiques ou délateurs. En Bretagne, il y avait plus de collabos ordinaires, simplement “français” (à commencer par toutes les administrations!), que de collabos militants bretons, dont le nombre s’élevait à quelques centaines… On lisait plus “L’Ouest éclair” (futur “Ouest France”) que “L’Heure bretonne”! Et que dire du reste de la France? Vous évoquez Creston, “mais peut-on passer sous silence” (sic) que celui-ci a été décoré par Montgomery pour faits de Résistance? Les agents doubles étant légion: Desnos a bien écrit dans “Aujourd’hui” pour couvrir ses activités dans la Résistance.
    > F.Morvan aime jouer les victimes, relayée en ce sens par des médias parisiens chez qui elle a su se faire connaître. Mais si on ne la cite pas, c’est tout simplement parce que le pamphlet “Le Monde comme si” est un déluge de vitupérations et d’insultes où l’on cherche en vain le moindre argument. FM (quelles initiales!) y vilipende le “kitsch identitaire” de Dan Ar Braz (p. 297, éd. Babel: pauvre Dan, lui si pacifique…), affirme que “rares sont les bretonnants qui comprennent le breton de Stivell” (p. 298, c’est faux, je l’ai vérifié), déclare nulle sans autre forme de procès la poésie d’Anjela Duval, de Reun ar C’halan ou de Gwendal Denez ; reproche à la maison d’édition Coop-Breizh de faire des bénéfices (p.285: le reprocherait-elle à Télérama?) et même aux Bretons de peindre leurs maisons secondaires en couleurs, chatoyantes, comme en Irlande (p. 353)! Quelle intolérance! Elle dénonce la harpe celtique comme un trucage (p. 302), alors que sa présence à la cour d’Anne de Bretagne est attestée: mais l’accordéon, si argentin quand il joue le tango, ne vient-il pas d’Allemagne? Cela diminue-t-il pour autant son appartenance identitaire argentine? Elle nie la responsabilité écrasante de la France dans l’ethnocide breton: si les Bretons sont passés au français, ils n’ont en effet pas eu le choix, étant humiliés à l’école quand ils parlaient leur langue, dans laquelle ils sont restés analphabètes par volonté d’Etat, et qui était interdite pour accéder à la promotion sociale – alors qu’on peut tout dire, en breton: on y a traduit Marx, Baudelaire ou la Bible.
    > Mais il suffit que FM proclame “J’ai les preuves” pour que X. de Jarcy la croie sur paroles: où sont-elles? La Bretagne ne l’a pas attendue pour régler ses comptes avec son histoire, comme le prouvent les ouvrages anciens d’Alain Déniel (“Breiz Atao”, Maspéro, 1975) ou de Michel Nicolas (“Histoire du mouvement breton”, 1982). L’Emsav a largement rompu ses ponts avec l’extrême-droite, depuis la création de l’UDB en 1964: savez-vous que son 1er député, Paul Molac, a été élu en 2012 avec le soutien d’EELV? Comme lien avec l’extrême-droite, on peut rêver mieux… FM ironisait pourtant dans son livre sur la modestie de ses résultats (p. 188)… Ar Falz, relancé après guerre, était également clairement situé à gauche. FM Critique pourtant acerbement son fondateur, Yann Sohier, père de Mona Ozouf, qui lui a répondu intelligemment dans “Composition française”, modèle de pensée équilibrée, sereine et opposée au manichéisme haineux dont fait preuve FM.
    Elle utilise comme autant d’incantations les mots “nationalisme, ethnique, dérive identitaire” sans jamais voir qu’elle-même fait preuve du nationalisme franchouillard le plus caricatural (comme Mélanchon,un visionnaire celui-là, entendait des chants nazis dans les écoles Diwan!): en quoi, d’ailleurs le “nationalisme” serait-il forcément une “dérive identitaire”, ou l’identité une dérive? Les bibliographies sérieuses se soucient peu de FM car elles n’ont que faire de l’outrance et de l’invective, même si elles complaisent au parisianisme: et la pauvre se croit victime de gens dont elle n’a cesse d’insulter la culture et le combat pour sa survie…Il faudrait sans doute qu’ils la remercient, extatiques?
    > Pour reprendre les propos de D. Le Couédic dans Télérama, la “littérature” de la France doit beaucoup à Céline, non? Les écoles Diwan, par contre, ne doivent rien à Mordrel et à ses comparses! Et si X. de Jarcy veut lire un très bon article, pas manichéen celui-là, sur les Seiz Breur, je lui conseille celui que Gérard Prémel a consacré à leur exposition, dans la revue “Hopala! Débats de Bretagne et d’ailleurs”, en 2001: n°7, p.16-24: aura-t-il la curiosité intellectuelle d’y accéder? C’est la meilleure revue culturelle de Bretagne: littérature, arts plastiques, architecture, sociologie, langues, musique: tout y est abordé avec le plus grand respects d’autrui, et notamment des cultures invitées, souvent minorisées. Autant dire que Télérama n’en parlera jamais…
    > P.Rannou, abonné de 30 ans.

  8. Jacques dit :

    Les provocations de Mme Morvan n’ont qu’un seul but. S’afficher comme une universitaire menacée par de dangereux extrémistes. Cela permet, entre autres, d’avoir un rond de serviette à France-Culture pour y parler de choses parfois passionnantes, d’autrefois d’une vacuité sans fond. Ca fait vivre.

    Mais ce qui est inquiétant ce ne sont pas ses propos, dont certains soulèvent de justes interrogations.
    Ce qui est inquiétant, c’est le manque de curiosité intellectuelle des rédactions à l’égard de ses écrits “pamphlétaires” qui depuis au moins 15 ans ont complètement coulé le point Godwin. C’est ce conformisme intellectuel qui interdit de débattre d’un sujet passionnant et crucial pour notre avenir : la diversité menace-t-elle la démocratie ?

    La France ne sait pas faire vivre harmonieusement sa propre diversité, il est peu probable qu’elle parvienne à intégrer ses immigrés autrement que par la violence. Il serait temps de débattre.

  9. El Lyvtr dit :

    Françoise Morvan, c’est bien elle qui pendant des années a fait le choix de partager l’affiche de l’observatoire du communautarisme avec de grands démocrates comme Alain Soral ou Christian Vanneste ? Le même site qui spame wikipedia depuis ses débuts ? Il faut dire, Landfried a eu la gentillesse de proposer très tôt ses services à ce site http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Communautarisme#Une discrète proposition …

  10. Yannig dit :

    Mme Morvan,
    Avant d’accuser les Bretons de collaboration, rappelez-vous que le pays qui a le mieux collaboré avec les nazis est la france…

  11. Erwann ar fur dit :

    Mme Morvan est bien fatigante; ses prises de position virent à l’obsession, tous les bretonnants sont d’horribles fachos, nous le savons.Qu’elle nous laisse pratiquer, étudier, lire, parler. Elle est moins critique pour d’autres idiomes régionaux, et pourtant il fut un temps dans le sud-ouest où l’on se massacrait allègrement en langue d’oc. Là elle reste silencieuse. Je pense qu’il faut cesser de se faire le relai de ses radotages d’un autre temps. Mme Morvan n’a pas un grand sens des libertés, en d’autres temps et d’autres pays elle aurait sûrement eu des supporters. Boycottons Mme Morvan et son jacobinisme bon teint. Restez loin de la Bretagne Mme Morvan, elle va finir par vous détester définitivement.

  12. Pierre dit :

    F. Morvan aime manifestement la polémique, et l’entretient par l’utilisation de méthodes tres particuliers dans la construction de syllogismes, a la limite du sophisme. Rien de tel qu’un bon amalgame de premisses moyennes pour commencer un exposé. Puis un peu de non-sequitur discrets pour appuyer l’argumentation, mais, ce qui est vicieux, sans les mettre dans une construction de preuve. Aristote devrait se retourner dans sa tombe.

  13. jobig dit :

    Mme Morvan ferait mieux de surveiller ses fréquentations. Aurait-elle déjà oublié que les pages du Groupement Information Bretagne (ou GRIB) étaient largement diffusées jusqu’à récemment sur le site de l’Observatoire du communautarisme, machin piloté par Julien Landfried ?

    Ce même Julien Landfried a été candidat MRC aux législatives 2012 dans les Hauts-de-Seine. Il est aussi très étrangement aller présenter en juin 2009 son livre “Contre le communautarisme” au café associatif “Le Local” de Serge Ayoub. Une présentation amicale durant quatre heures, devant un joyeux parterre de fachistes et de néo-nazis. Pour ceux qui auraient oublié, Serge Ayoub était leader du mouvement Troisième Voie qui vient d’être dissout par le Ministre de l’Intérieur…

    Alors, Mme Morvan, un peu de pudeur, svp. Tout le monde sait désormais que vous avez des amis du “côté obscur de la force”…

    Et puis le MOB, “mouvement autonomiste d’extrême droite”, c’est tout simplement grotesque.

  14. Demat d’an holl,

    Toujours la même chose. Ramener le souhait d’être Breton et de parler sa langue à des controverses politiciennes.
    Je suis acteur des luttes anti-facistes en Bretagne. Je suis breton avant d’être français, je ne demande pas qu’on me laisse parler ma langue, j’interdis à quiconque de me l’interdire, je n’ai pas à décider que cette langue devrait être officielle ou non, mais personne n’a à en décider pour les locuteurs.
    Amalgames sans fin de la Bretagne et de l’extrême droite. Oubli sans discontinuer que la gauche bretonne est pétrie de locuteurs bretons et le revendiquant leur langue, fiers d’accueillir toutes les ethnies (mot dangereux depuis leur emploi dans certains milieux fascisants ?) qui luttent pour leur liberté, contre les pouvoirs des démocratures de gauche et de droite imposant un jacobinisme criminel.
    Je ne suis ni de gauche, ni de droite, je refuse que l’on me “classe” chez les uns ou chez les autres. Je respecte les opinions de chacun, mais tout s’arrête là où l’on décide pour moi de ce qui est bon ou mauvais. Ce qui est sûr, c’est ma lutte non seulement contre l’extrême droite, mais également contre tout Parti politique qui dénigre à chacun d’être ce qu’il veut.
    Na gwenn na ru, laissez le breton aux bretons, et vous n’avez rien à juger et condamner. A trop politiser, vous vous faites complice des pires dictatures que vous dénoncez.
    Je pense que la mémoire et l’ Histoire vivent des langues minoritaires. La variété et le mélange des cultures construisent et permettent à tous d’évoluer ainsi qu’à nos langues. Ne perdureront que ce que le peuple approuvera.
    Mais toute loi exigeant ou concourant à la disparition d’une langue est une atteinte aux libertés fondamentales de tout être humain.
    Et tout amalgame politique sur ce sujet est une manipulation, ou pire de l’ignorance de ce que nous avons en nous, le droit des peuples à disposer d’eux-même. Le breton est l’une des langues européennes les plus anciennes, qui êtes-vous pour estimer qu’elle ne doit pas exister en tant que telle ? Pour le français ? Et mon choix, vous en faites quoi ? La liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres. Elle n’a pas à “être officielle”, elle Est c’est tout, et bien avant que les fachos n’y soient amalgamés.
    Mes enfants (5) parlent couramment le breton. J’en ai eu l’interdiction, et je m’insurge contre les soi-disants bien pensants qui m’ont imposé de perdre, en vain, mon identité.
    Coup de gueule contre ce courant permanent des gens qui! veulent décider pour d’autres gens, je vous salue.

  15. Job LE GAC dit :

    Comme disait quelqu’un il n’y a pas si longtemps en parlant de F. Morvan, à propos des “bêtes à cornes”, : “les vaches ont des cornes, les limaces ont des cornes, conclusion : les limaces sont des vaches” . . .
    C’est vachement vrai !!!!

  16. KZH dit :

    Je voudrais ici remercier Françoise Morvan. Grâce à elle j’ai découvert qu’a l’insu de mon plein gré j’étais depuis toujours un facsiste, pire un nazi, alors que je ne le savais pas. Breton, Français, européen convaincu, parent d’élève à Diwan, amateur de Coreff, fidèle des Vieilles Charrues, amateur de rock américain, de Red Cardell et des soeurs Goadec avec un soupçon d’électro, fan de Francis Cabrel et de Brassens (de furieux nazis). Sympathisant de Greenpeace et d’Amnesty International. Bref un mec que je pensais tout simplement normal. Je suis tombé de mon menhir !!!. Elle m’a fait découvrir ma vraie personnalité. Sacrée Françoise !!!!! Elle devrait voir un psy , ça devrait lui faire le plus grand bien certainement.

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