Enseignement : le Yo-Yo des réformes

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Les études les plus récentes sur le système d’enseignement en France montrent des performances médiocres,  qui de plus ne cessent de se dégrader. Face à une telle situation, on pourrait s’attendre à une prise de conscience à tous les niveaux,  notamment gouvernemental, puisqu’en France c’est là que tout ce décide dans ce domaine comme dans les autres, et donc à des réponses fortes. Dans cette perspective, la politique menée par le ministre Vincent Peillon apparaît surréaliste.

La seule logique qui semble exister, à première vue, dans les réformes menées est le détricotage des mesures du précédent gouvernement : retour aux cinq journées obligatoires d’enseignement dans l’enseignement primaire ; retour à une formation des enseignants dans des écoles spécialisées ; retour à un recrutement massif de nouveaux enseignants ; retour au seuil des 15 ans pour l’apprentissage. Dans tout cela, rien qui  permette de répondre aux gigantesques défis actuels et à venir de l’enseignement : Vincent Peillon et le gouvernement socialiste ont fait le choix d’accepter la médiocrité actuelle.

Dans la réalité, la vision de Vincent Peillon est d’abord idéologique : pour lui, l’enseignement a en premier lieu un objectif de « conditionnement républicain » de l’individu en lui faisant acquérir une certaine façon de penser en adéquation avec les « valeurs républicaines ». L’Education nationale est alors  pensée comme un moyen de contrôle au service de l’Etat jacobin aussi tout y est corseté. On retrouve  cette vision dans la mise en place d’un « enseignement moral et civique » aux relents inquiétants. Il est évident que dans cette approche la réussite de la masse des élèves n’est plus une préoccupation essentielle, en fait seule compte la mince frange qui intègrera les filières prestigieuses destinées à former les élites politiques, administratives, économiques.

Pour le Parti Breton, l’enseignement doit être une affaire de territoire et de proximité, il est nécessaire d’en finir avec cet ensemble coûteux, inefficace qu’est l’Education nationale. Dans ce sens, une gestion bretonne de l’enseignement avec un recrutement en Bretagne d’enseignants appartenant à un corps unique apparaissent indispensables. Pourtant, il est malheureusement vain d’attendre de ce gouvernement, comme des autres, les réformes de structures qui pourraient permettre de surmonter les problèmes actuels. En Bretagne, comme ailleurs, plus personne ne croit vraiment au système en place mais comme ses raisons d’être sont d’abord idéologiques tout laisse à penser qu’il risque de perdurer encore longtemps.

Gérard Guillemot

Secrétaire Général du Parti Breton

 

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