Ai’ta ! rencontre le Conservatoire du littoral

Fin 2012 Viviane le Dissez, députée de Dinan, était élue présidente du conseil d’administration du Conservatoire du littoral. Nous lui avons donc écrit avant l’été, ainsi qu’au délégué régional et au siège à Rochefort, dans l’idée qu’une élue de Bretagne pourrait faire progresser la langue bretonne au sein du Conservatoire. Ai’ta ! a donc été invité à rencontrer le délégué du conservatoire du littoral en région Bretagne afin d’évoquer la place de la langue bretonne au sein du fonctionnement du conservatoire et dans ses travaux.

Logo Conservatoire du littoral

C’est à Plérin que c’est rendu le collectif courant août, et a reçu un bon accueil de la part de Denis Bredin, le délégué régional du Conservatoire. D’autant plus que celui-ci avait une bonne nouvelle : il est désormais possible d’avoir plusieurs langues sur la signalétique de conservatoire, car les délégations de Bretagne, de Corse et du Pays Basque ont milité pour que ça soit autorisé. Et d’ici la fin de l’année nous verrons arriver une première livraison de ces nouveaux panneaux, Ai’ta ! regardera donc de très près si le résultat est satisfaisant.

 

Et quand bien même le résultat serait bon pour ces panneaux, il reste plein d’autres actions simples à réaliser. Le collectif a fait des propositions précises pour faire progresser la langue bretonne au sein du Conservatoire du littoral. Denis Bredin a apprécié cette démarche car il s’est déclaré favorable au développement de la langue bretonne. D’après lui certaines choses pourront probablement être mises en place, mais d’autres à l’inverse seront bloquées par les dirigeants.

Teulioù Mirva an ArvorDenis Bredin s’intéresse tout particulièrement à la toponymie bretonne, et il est prêt à donner une place à ces informations dans les documentations éditées par le Conservatoire du littoral. Cela serait évidemment une bonne chose, mais Ai’ta ! estime qu’il faut aller plus loin en proposant des brochures et des expositions donnant une véritable place à la langue bretonne, en tant que langue vivante. M. Bredin est loin d’y être opposé, mais ce n’est pas encore gagné. Il reste donc à faire…

 

Pour conclure cette rencontre il a été question des 40 ans du conservatoire du littoral, anniversaire qui sera fêté en 2015. Des événements seront organisés à cette occasion et, lors des échanges avec Ai’ta !, Denis Bredin a indiqué que la langue bretonne pourrait y avoir un place, notamment en mettant en place des choses spécifiques en breton.

11 COMMENTS

    • Evidemment qu’on ne défend pas que le breton là où l’on habite (on n’irait pas loin sinon), mais c’est un peu trop facile d’entendre à chaque fois « tiens Ai’ta ! (ou d’autres) faites-ci, faites-ça… » (et après les critiques) !
      Il faut aussi que les gens se remettent en question ! Exemple : vous trouvez qu’en LA (ou ailleurs) il ne se passe pas grand chose ? Mais que font les gens du coin ? Je ne dis pas qu’il faut faire la révolution, mais il y a tellement de choses simples par lesquelles on peut commencer : écrire aux acteurs (mairies, La Poste…), les rencontrer… Il suffit d’une personne, pas plus. Et si elle veut Ai’ta ! peut l’aider (sur le contenu, écrire au nom du collectif, ou autre).
      Nous on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a ! S’il y avait plus de monde, et de moyens, on pourrait faire plus, et plus efficace.
      On reste ouvert à tout : contact@ai-ta.eu
      Et en attendant on continue notre travail…

    • Me ‘garfe gouzout ivez daoust ha brezhonegerien oc’h c’hwi, tout an dud prim da skeiñ gant Ai’ta ! pe gant tud all ?? Ma n’oc’h ket n’ho peus mann da lâret : kentañ tra ho peus d’ober eo deskiñ ha komz brezhoneg bemdez, en ho familh, gant ho pugale ha kement ‘zo. Da c’houde ho po droad da bismigañ…

  1. Si vous voulez que la langue bretonne se développe en Loire Atlantique, prenez vous en main, n’attendez pas que les militants situés à l’autre bout de la Bretagne fassent le travail pour vous. Idem pour les écoles Diwan du 44…

    • Evit skolioù Diwan Bro-Naoned, ne gav ket din e vefe gwall reizh tamall tud ar c’horn-bro. An diviz serriñ ar skolioù ha chom hep tuta den ebet (daoust d’ar re o doa lakaet o anv) zo bet kemeret gant tud Penn-ar-Bed just a-walc’h.

    • Ai’ta ! n’a pas une vision B4, le collectif fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, nuance !
      Si vous (ou d’autres) veulent donner un coup de main pour agir sur la place de la langue bretonne en Loire-Atlantique pas de problème : ai-ta.eu et contact@ai-ta.eu

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