Brest (29) : jugés ce matin pour l’assaut de la sous-préfecture de Morlaix – Délibéré au 3 février

Deux cents personnes sont venus ce matin en soutien aux trois manifestants, soupçonnés d’avoir défoncé les grilles de la sous-préfecture de Morlaix le 4 novembre dernier. Au cours d’un rassemblement des salariés de l’entreprise agro-alimentaire en difficulté Tilly-Sabcoo, la grille de l’administration avait été défoncé et du lisier déversé. Trois personnes avaient rapidement été mise en examen pour leur participation. Ils comparaissent ce matin devant le tribunal correctionnel de Brest (29).

Deux cent personnes au moins se sont déjà rassemblées devant le tribunal . Tout le monde ne rentrera pas dans la salle, une bonne partie restera donc en soutien devant le bâtiment. Des éleveurs, des Tilly Sabaco mais aussi une grande partie de Bonnets Rouges, sont venus pour soutenir leurs collègues de galère.

Le président du tribunal de Brest vient saluer les Bonnets Rouges 

Avant l’audience, le Président du tribunal Philippe Delarbre, ancien sous-directeur des affaires criminelles et des grâces et chef du service du casier judiciaire à Nantes, est allé à la rencontre des Bonnets Rouges saluant « la sympathique et pacifique opération Chacun son pont » de dimanche. « Je vous ai vu hier sur les ponts, c’était pacifique et sympathique » a-t-il dit aux Bonnets Rouges présents.

brest ce matinA l’audience, la délégué CGT Corinne Nicol a évoqué, avec beaucoup d’émotion et des larmes, la profonde détresse des salariés de Tilly Sabco. Les autres témoins ont également rapporté les propos du ministre Le Foll qui avait déclaré s’être déplacé pour rencontrer les salariés uniquement à cause de la casse. L’avocat des parties civiles souhaite ramener le débat uniquement sur les faits. Les parties civiles demandent 23000 euros pour les réparations et 6000 euros pour lé préjudice moral.

Le procureur demande un mois de prison avec sursis et 600 euros d’amende.

11h45 : La réaction de Christian Troadec, maire de Carhaix et Conseiller général du Finistère « Ce matin à Brest, c’était le procès de la détresse des salariés et des éleveurs parce que Paris était encore aux abonnés absents. »

L’avocat de la défense, Maître Bergot, vient de commencer sa plaidoirie. Il relève le zèle du parquet dans cette affaire car actuellement le tribunal, très encombré, juge des affaires de 2008 et 2011. Ses clients sont jugés deux mois après l’affaire. Maître Bergot demande si les préfectures sont des forteresses où l’Etat s’enferme. Et il continue en faisant remarquer la détresse des uns quand d’autres ne souffrent pas trop. Il évoque la facture du restaurant et de la nuit d’ hôtel qui a été présentée par la partie civile. 150 euros pour le dîner de la femme et la fille du sous-préfet, qui ont « du » passer une nuit d’ hôtel par crainte, durant l’occupation de la cour de la sous-préfecture : au menu, saumon et glace, quand d’autres n’ont plus rien.

Délibéré au 3 février.

De nos correspondants à Brest, BG et PP.

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