Les commerçants du centre ville de Vannes, un dossier prioritaire

Suggestion d'aménagement de la rue du Mené
Suggestion d’aménagement de la rue du Mené

Vannes 2014 a rencontré et analysé les besoins des commerçants du centre-ville.

Depuis la fin des années 80, on assiste à la lente agonie des centres-villes mais à Vannes la situation est encore plus grave.

En effet, promenez-vous la nuit de la Saint-Sylvestre dans notre ville, les rues sont désespérément vides, les commerces fermés très tôt. Tout au long de l’année, on assiste aux dépôts de bilan, à la vente et au remplacement des enseignes. Comment tenir bon dans un centre qui se remplit l’espace d’un marché, chaque samedi après-midi pour la promenade du week-end ou pendant la période estivale, quand les touristes n’y préfèrent pas la plage ?

Les raisons de ce déclin n’étaient pas inéluctables. Elles sont multiples :

–          La vente de la ville et de l’ensemble du littoral aux plus offrants, politique encouragée par les élus.

–          Une économie pensée sur le court-terme et l’assistanat : les élus actuels souhaitent encore sacrifier une économie diversifiée au tout tourisme littoral. Or, une ville ne vit pas pendant deux mois de l’année.

–          De nouveaux arrivants trompés sur le caractère de la ville. On leur a fait miroiter une maison de retraite à grande échelle à la place d’un vrai centre-ville. Des pétitions de nouveaux arrivants ont eu raison par exemple des concerts et des sorties nocturnes en centre-ville.

–          Un centre sévèrement concurrencé par la démesure des zones commerciales périphériques.

–          Des zones commerciales bloquant l’accès au centre-ville. Le déséquilibre Est-Ouest de Vannes, principale mise en garde de la chambre de commerce du Morbihan dès les années 70, a été encouragé plutôt qu’évité par des élus peu responsables et une opposition inexistante. Ce déséquilibre est actuellement alourdi par un très inhabituel déplacement de bâtiments administratifs vers des zones commerciales saturées.

–          Le départ régulier des sièges d’entreprises et des administrations.

–          L’absence de transports en commun efficaces et de grands parkings gratuits.

 

Pourtant, il y a des solutions que seul Vannes 2014 osera mettre en place :

–          L’accès au centre par une route pénétrante au niveau du secteur de Bilaire ;

–          La mise en service de parkings gratuits, l’agrandissement du parking souterrain de la place de la République ;

–          Le maintien des administrations du centre par l’accès de la pénétrante, désenclavant par le même biais l’hôpital, ce qui est une nécessité absolue, et le quartier de la gare ;

–          Faire du quartier de la gare le prolongement du quartier administratif et « des affaires » avec en son centre une véritable gare d’échanges train, bus, taxis, rayonnant sur l’ensemble de la ville et de sa périphérie.

–          La transformation de la Nouvelle Coutume en une galerie marchande assurant le lien entre l’intra-muros, la rue du lieutenant-colonel Maury, qui en sera revivifiée, puis le quartier de la gare.

–          La fin de la spéculation immobilière destructrice de notre tissu socio-économique par l’engagement à faciliter l’accès à la propriété par des achats communs de programmes immobiliers, aidés par le maire en faveur des actifs travaillant à Vannes. L’abandon de l’immobilier palliatif, seul remède trouvé par des élus qui ne maîtrisent plus leurs choix : c’est-à-dire mettre fin à la construction d’immeubles sans aucun aménagement urbain réfléchi. Nous constatons déjà que ces ensembles vieillissent très mal.

–          Rendre aux commerces un rôle d’animation culturelle ;

–          Mettre un terme à un développement de zones commerciales déjà démesurées et sans âme, bloquant l’accès à la ville, et alourdissant le déséquilibre Est-ouest de l’agglomération.

–          Penser l’activité du centre à l’année et non à la seule saison estivale. Il va de soi que cet engagement rime avec une politique de l’emploi durable et non uniquement estival et précaire.

 

Ce sont les engagements de Vannes 2014. La situation serait aggravée par les élus déjà en place comme par les représentants de l’actuelle opposition en lice : les deux PS, celui de Simon Uzenat et celui de Nicolas Le Quintrec (passé au « centre », ne riez pas !), l’agitation vaine d’un Front de Gauche centraliste et poussiéreux, un Front National dont le fonctionnement est similaire et qui fait de nous des étrangers…

Les villes d’Europe bougent, nous ne sommes pas plus idiots. Vannes sera à l’image de vos choix.

 

Pour Vannes 2014,

Bertrand Deléon.

4 COMMENTS

  1. Comme dans toutes les communes du littoral sud breton…
    Ces communes deviennent des mouroirs / dortoirs pour français fortunés…
    Il est de toute manière déjà trop tard, il devient impossible pour le travailleur moyen de pouvoir habiter en famille sur vannes a moins de gagner 5 ou 6 000€ par mois… ce qui est loin d’être le cas de la majorité des travailleurs vannetais.
    Quand on voit qu’aux dernières nouvelles, le bien moyen sur Vannes coûte 250 000€, qui peut se payer une maison ou un appartement pour une famille de 4 personnes de nos jours a part les bobos, et autres envahisseurs friqués…

    Vannes, ville morte.

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