Inondations, où sont passés les faux nez rouges ?

Où sont-ils donc ?

Depuis plusieurs jours les inondations se succèdent dans les vallées estuaires de Bretagne.

Morlaix, Châteaulin, Quimperlé,Quimper. Les villes confluents sont aussi touchées.

Les services publics de la République sont mobilisée en permanences pour dans un premier temps éviter toute perte humaine, redonner des conditions de chauffage et d’éclairage, apporter du ravitaillement, assurer dans les îles la continuité médicale.

Pourquoi nous parles-tu de cela La Canaille ? Rien que de l’habituel et normal.

Et bien non !

Chacun sur place peut mesurer les conséquences de l’affaiblissement des moyens publics et des privatisations dans les capacités d’intervention tant humaines que matérielles.

La situation bretonne permet de lever le coin d’un voile qui mérite réflexion et surtout action :

Souvenez vous d’il y a quelques semaines ces faux nez rouges qui hurlaient contre la République (mais disposaient très souvent de mandat permettant d’en faire des potentats locaux) où sont-ils donc aujourd’hui ? Les tronçonneurs de portiques et fort en gueule dans les CCI que disent-ils alors que ces fonctionnaires qu’ils vilipendent à longueur de déclarations sont eux entrain de rétablir la continuité territoriale des services publics ?

Ne trouvez-vous pas ce silence pour le moins révélateur de la manœuvre patronale qui les guide : pas le souci des populations mais, éclairée crument par la situation, cette égoïsme de classe propre au capital et ses bénéficiaires et mercenaires, cette exigence de payer moins d’impôts, d’exploiter plus et sans contrainte.

Ce qui n’empêche pas d’avoir des exigences : avoir la protection civile qui passe en barque pour livrer le nécessaire («Ah au fait mon brave, vous n’oublierez pas de me joindre Télégramme, le facteur ne peux plus passer, ces facteurs encore des feignants de fonctionnaires»).

Vous remarquerez que dans l’attente d’une expédition éventuelle, la garde prétorienne de l’impérialisme français reste au chaud dans ses casernes – nombreuses, de l’Ecole Navale à Coëtquidan en passant par Rennes et Lorient, à proximité des zones inondées- dans l’attente des campagnes qui compteront triples pendant que les lignards d’EDF, les cheminots de l’équipement, les personnel des eaux, ceux des télécoms, la protection civile et des hôpitaux, DDE et agents municipaux sous la menace de baisse de salaires et de compression de postes sont de permanence pour se coltiner les effets des intempéries.

Rien que de l’habituel et normal.

Et bien non !

Pour cela aussi qui devrait aussi donner à réfléchir de chaque coté du Couesnon : le gouvernement annonce le transfert du financement des allocations familiales sur le budget de l’état, un transfert de 30 milliards d’€ par an qui correspond à un hold-up de la part socialisée des salaires que va empocher le capital.

Quel rapport avec les inondations ? Tu voit le mal partout La Canaille ?

Attendez donc et suivez l’affaire.

Samedi, Blummollet annonce imposer une réduction des déficits avec en point de mire les fonctionnaires en particulier ceux de la fonction publique territoriale. Il veut trouver 50 milliards à rogner sur le squelette économique et social du pays.

Les mêmes qui sont entrain de s’épuiser avec leur moyens déjà restreints pour venir au secours des sinistrés sont ceux qui sont dans le collimateur du gouvernement pour faire baisser ces fameux «déficits».

Mais, et c’est là que ce fait le lien, si les 30 milliards de transferts des allocations familiales sont pris sur le budget de l’état, il vont creuser ces «déficits publics».

Des déficits causés essentiellement par le comblement à fonds perdus de la dette des banques liée à leur crack spéculatif (rappelez-vous de l’aumône des 625 milliards sous Sarko et Fillon honorés sous Blummollet et Mosco (Ayrault ayant disparu du paysage). Ils doivent être comblés -nous disent Sapin, Lebranchu, Le Drian, Moscovici, Touraine, Peillon Cuvillier leFoll et tous les autres, chœur antique de la représentation- par le rabotage des services publics.

Voilà comment à servir le capital une politique générale met le pays en péril, et voilà pourquoi les faux nez rouges, déjà exonéré de cotisations tant les salaires qu’ils pratiques sont bas, sont les bénéficiaires premiers de ces manœuvres budgétaires et donc comme hyène autour d’une carcasse se font politiquement oublier pour mieux se gaver dans la période.

Dans la campagne électorale des municipales qui s’ouvre, si Canaille le Rouge était électeur dans le Phare ouest, il ne manquerait pas d’aller à chaque occasion possible demander des comptes à tout ceux de l’extrême droite à la moins à droite de la droite peinte en rose qui ne voit que les services publics et leurs emplois comme variable d’ajustement aux exigence de rémunération du capital.

La question vaut aussi pour les forts en gueule fiscalement régionalistes mais usant de main d’œuvre d’Europe de l’Est, sous payant tout le monde voir employant au noir, ceux qui manifestent des exigences non pas envers le pouvoirs mais vers salariés qui se défoncent pour rétablir les services et moyens publics.

Comme quoi la crue des rivières met les réactionnaires sous une lumière crue.

Rédigé par Canaille Lerouge

4 COMMENTS

  1. « Les services de la République… »; « …qui hurlaient contre la République… » laisse entendre que les « bonnets rouges » sont des hyènes de patrons qui se soucient peu des tourments des bretons et veulent mettre à bas les fondements de La République. (c’est meconnaître que sur 47 états européens, seuls 12 sont monarchiques dont certains ne sont pas moins démocrates que la France) En France il est fait sans arrêt mention de « la République », ce qui n’est pas necessaire ailleurs ou la chose est évidente pour les citoyens.

    Comme je posais la question suite à l’article de David Derrien :
    « Peut-être est-ce décider en Bretagne qui dérange les « beaux nez rouges » » ? ( http://7seizh.info/2014/02/11/un-bobo-nez-rouge/ )

    Aujourd’hui, ce texte est une réponse affirmative à la question. Ces défenseurs (?) de la République touvent normal que Paris décide sans concertation et négociation. Ils prennent le pretexte de l’écologie pour lutter contre l’aspect régionaliste du phénoméne bonnets rouges (… forts en gueule fiscalement régionalistes… ).
    Pourquoi ne demandent-t-ils pas, que l’écotaxe s’applique à tous les véhicules, que des ports soient amménagés pour favoriser le cabotage sur nos côtes, etc… ? Ce n’est pas le sujet, c’est la République en danger, elle risque de ne plus pouvoir décider unilatéralement !
    Lacanaille Lerouge s’est-il demandé si des bonnets rouges ont participé ou non aux tourments des plus touchés ? Croit-elle que nous sommes tous patrons ?

  2. Qu’est-ce que c’est que ces amalgames ? Tout est dans tout et vice/versa ? Tous pourris, tous ennemis du service public (y compris Troadec qui a maintenu sa maternité à Karaezh par exemple)
    C’est bien la pluralité de paroles, mais encore faut-il avoir autre chose que des arguments idéologiques assénés bruts de toutes démonstrations et connaissance du local.
    L’article est vraiment lourdingue dans la démagogie et mensongèrement réducteur du mouvement des bonnets rouges. Comme s’il se résumait au patronat breton ? A des élus qui tiennent leur pouvoir de la république française ?
    Encore un, non électeur dans le « Phare Ouest » mais où alors, qui ne veut pas reconnaitre que c’est toute la société bretonne qui était à carhaix le 30 novembre 2013.
    Aussi obtu que dédé l’abeillaud en somme.

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.