Home Communiqués de presse Un aéroport international en Bretagne, pourquoi pas, mais pas à NDDL

Un aéroport international en Bretagne, pourquoi pas, mais pas à NDDL

 L’implantation du futur grand aéroport international à Notre-Dame des Landes constitue un choix contraire aux intérêts bretons, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, du fait de son installation dans la banlieue nantaise, cet équipement déséquilibrerait davantage notre territoire, au détriment du nord et de l’ouest de la Bretagne.

Ensuite parce que c’est un projet « hors-sol », sans connexion avec les réseaux autoroutiers, ferrés et maritimes. Rien de cela n’est pensé ni même financé dans l’avenir. Ce qui fait que, à terme, un voyageur rennais sera à 1h30 de Roissy par le LGV et à 1h au mieux de Notre-Dame des Landes. Ce qui implique que le fret en provenance de la Bretagne et des régions limitrophes  ne pourra tout simplement pas être correctement acheminé vers l’aéroport, ni par les routes, ni par le fer, ni par la mer.Enfin, parce qu’il saccage des zones humides et des terres agricoles de qualité.

Le projet de Notre-Dame des Landes est bien une caricature de ce que la technostructure étatique française sait faire : un mauvais choix stratégique, fondé sur une vision passéiste. Nous ne somme plus en effet dans les trente glorieuses quand un État tout puissant décidait de ce qui deviendrait un aéroport international ou non ; aujourd’hui ce sont les compagnies qui décident de l’avenir d’un aéroport, et aucune grande compagnie n’est prête à installer un quelconque hub à NDDL pour toutes les raisons évoquées, et parce qu’elles en possèdent déjà un à Paris,

Londres, Bruxelles ou Francfort. Il en résultera que NDDL sera au mieux un aéroport à portée européenne et nord africaine, mais jamais un aéroport à véritable vocation intercontinentale. Pour toutes ces raisons, Breizh Europa se prononce contre ce projet d’aéroport à Notre Dame des Landes.

Nous pensons cependant que la Bretagne pourrait, en fonction de l’évolution des donnés du commerce aérien, avoir besoin un jour d’un tel équipement. Il devrait alors se situer plus à l’ouest (offrant un gain de temps sensible vers le continent américain en comparaison de Bruxelles ou Paris), à proximité d’un port, et irrigué par un réseau moderne de routes et de voies ferrées.

Une fois le projet de NDDL enterré, ce débat pourra sereinement avoir lieu.

Caroline Ollivro, présidente de Breizh Europa, tête de liste Rennes Bretagne Europe aux municipales rennaises.

 

 

10 COMMENTS

  1. Un aeroport vraiment international en Bretagne ? Ca n’aura(it) d’interet qu’en situation d’independance bretonne totale (en attendant, les compagnies resteront a paris et continueront d’attirer les provinciaux vers la capitale des francais) ET en cas de besoin economique patent. Mais clairement les tunes seraient mieux placees dans les ports et le rail : l’ensemble eau/fer est la seule solution integrale avec un impact ecologique moindre et un gain de competitivite et un investissement realiste et une creation d’emplois locaux et perennes. Et, pomme d’amour sur le chesse cake, de regarder l’Atlantique en montrant une fesse rieuse aux sonnards de l’est …

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
7seizh.info

GRATUIT
VOIR