Gwasket gant an archerien, stourmerien Ai’ta ! a nac’ho mont d’o c’haout ! Pressions policières : les militants d’Ai’ta ! refuseront d’obtempérer aux convocations !

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Kemennadenn en div yezh – Communiqué bilingue

Dibaoe meur a viz e vez gwasket muioc’h-mui stourmerien Ai’ta ! gant an archerien hag ar boliserien : en tu all d’an daou brosez a zo bet dalc’het e dibenn 2013 e vez galvet stourmerien stank-ha-stank evit « aferioù a sell ouzhoc’h »… un doare simpl hag efedus d’ar stad C’hall da waskañ an dud a glask sevel o mouezh evit difenn o yezh ha broudañ anezhi er vuhez foran.

Betek-hen e asante an dud galvet mont di, hep n’o defe kalz a dra da respont d’ar goulennoù savet outo hag hep n’ez afe pelloc’h an « aferioù »-se kennebeut. Embann a ra hiziv ar strollad Ai’ta ! e nac’ho e stourmerien respont da seurt pedadennoù diwar-vremañ, rak gwir a zo c’hoazh da stourm difeuls evit difenn ur mennozh hep bezañ gwasket mod pe vod, ha trawalc’h a zismegañs hag a wask a zo bet evel-se a-berzh ar stad C’hall da geñver ar brezhoneg hag ar vrezhonegerien e-pad an daou gantved diwezhañ !

Da brokulor ar republik da zibab bremañ ar pezh a raio. Ai’ta ! ne blego ket dirak an doareoù-se d’ober ha derc’hel a raio da stourm betek ma vo anavezet ez-ofisiel ar brezhoneg e Breizh ha betek ma vo tu d’an holl gwelet, klevet ha komz brezhoneg e pep lec’h e Breizh.

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Le collectif Ai’ta ! dénonce les pressions de plus en plus nombreuses dont font l’objet ses militant-e-s depuis plusieurs mois. Outre les deux procès ayant eu lieu fin 2013, de nombreux membres du collectif de défense et de promotion de la langue bretonne sont très régulièrement convoqués par la police ou la gendarmerie pour « affaire vous concernant ». Une méthode bien pratique pour les autorités de mettre la pression sur ceux qui veulent donner un avenir à la langue bretonne en permettant qu’elle puisse avoir toute sa place dans la vie publique.

Jusqu’à présent, les militants acceptaient leurs convocations, sans qu’ils n’aient quoi que ce soit à répondre aux différentes questions ni qu’aucune suite ne soit donnée à ces différentes « affaires ». Le collectif Ai’ta ! déclare aujourd’hui que ses militants ne répondront plus à ce type de convocations, étant donné qu’il estime avoir le droit de lutter de façon non-violente pour faire valoir ses idées sans être inquiété d’aucune sorte. Par ailleurs, Ai’ta ! dénonce la répression qu’a toujours exercée l’Etat français sur la langue bretonne et ceux qui la défendent, et refuse obstinément que les langues minoritaires parlées sur son territoire aient droit de citer comme cela est la règle dans tous les autres états civilisés.

Concernant les militant-e-s d’Ai’ta ! il appartient désormais au procureur de la république de choisir quelle suite donner à leurs convocations. La position de notre collectif est claire : nous ne plierons pas devant les intimidations et continuerons à défendre notre langue jusqu’à ce que celle-ci soit officielle en Bretagne et qu’elle puisse être vue, entendue et parlée partout dans la vie publique.

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