BRETONS #100 : PE-DA-GO-GIQUE !

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Le magazine “Bretons” fête son nivéroversaire ! 100 !

Bon… faut bien le dire… quand on a vu arriver Le Corre et son coincoin, on se demandait. On l’a reniflé longtemps, le premier numéro. On passait devant, tout ça… Miossec en couverture… Des stars, des gens connus qui parlent de la Bretagne. En bien ! Des dossiers pas cons. Qui disent la vérité vraie ! Pas celle de Paris. Et les photos ! Alors on revenait le lendemain chez le marchand de coincoins. Ouaih… C’était suspect ! Ca nous changeait de nos fanzines avec des vieux barbus en première page. Et puis, nous on aime le misérabilisme. “La Bretagne opprimée” tout ça. “Bretons” a tout changé. Nos habitudes. Ca avait déjà commencé avec Ar Men. Mais version “dossiers pointus”. Avec Bretons, la Bretagne est sexy ! Paillettes parfois ! Et on peut être dingue réglo de la Bretagne, super-indépendantiste en étant bandant quand même. Pas avec un tee-shirt Coreff et les cheveux crasseux.

Et puis, c’est marqué “Nantes en Bretagne” une couverture sur deux. A deux pas de la caisse centrale du Super U de Malansac. Ayé, on rentrait dans le vrai monde ! 100 numéros de “Bretons”, ça a été 100 façons différentes de faire progresser la cause bretonne. Beau, attirant, intéressant, VALORISANT, conscient des codes marketing, “Bretons” c’est le magazine que tous nos compatriotes ont, au moins, une fois mis dans le caddy. Et c’est déjà une grande victoire !

Deux fautes de goût en 100 numéros. La première c’est que le gallo n’a jamais été mis à l’honneur. La langue sacrée ! Les héros du gallo ! J’ai la liste ! Ah maoçion Didië, va falaïr chanjer ela tout come !

Et deux, Le Corre met sa chemise dans son froc. Ouiiiiiii ! Impardonnable ! Dans ce numéro 100, on le voit en photo avec Jean Rochefort, la chemise dans le froc. La loose ! Didier, bondieu, JAMAIS LA CHEMISE DANS LE FROC, ça fait commercial en aspirateur.

Sorti de ça, Bretons c’est quand même la classe. Et 100 numéros après on peut largement leur dire trugarez.

Alors ce numéro 100, il est pédagogique. Pé-da-go-gique ! Numéro d’été. Pour les touristes et 90% des bretons. Parce que faut pas croire, l’indépendance, la duchesse Anne, le breton langue de culture, Nantes en Bretagne. Nous on sait tout ça. Par coeur et par foi. Mais 90% de nos compatriotes pensent, en gros, que Nantes était en Bretagne jusqu’à la Duchesse Anne. Qui elle-même a couché avec les boches pour inventer la langue bretonne et empêcher que les autoroutes soient payantes. Bref, il y a un gros travail pédagogique à faire ! Et Le Corre et Maïwenn le font très bien dans ce 100è numéro. Encore une fois. Pé-da-go-gie que je vous dit ! Regardez, moi, je fais bien le même travail avec Le Corre sur le gallo pour qu’il quitte, enfin, le sentier du péché.

Alors, tout de même, le militant breton “conscient” apprendra des choses dans ce numéro 100. Notamment que Denez Prigent habite un manoir dans le Trégor couvert en tuile. EN TUILE ! Le scoop ! Pire que la chemise dans le froc ! Maïwenn m’a certifié que c’était traditionnel. Dans un coin du Trégor, apparemment, ils couvraient leurs maisons en tuile.

Alors ça !

Le numéro 101 de Bretons doit être ENTIEREMENT CONSACRE à ce sujet. 500 pages minimum ! Avec des croquis, des analyses complètes, des savants schémas, un médiateur de Tiez Breizh mandaté par l’ONU. Comment donc, on couvre des maisons en tuile dans le Trégor ???!!??? Il faut savoir le fin mot de l’histoire ! Didier, c’est une question d’honneur national !

Bon sinon, dans ce numéro 100, on retrouve des interviews, des articles courts sur la réalité bretonne. Territoriale, culturelle, linguistique, économique. Tout ce qu’il faut savoir sur la Bretagne. A acheter pour tous vos cousins de Paris et de Bourgogne qui vont venir en vacances cet été ! Vous savez les gros lourds qui se posent des questions sur les bonnets rouges. A acheter par paquet de cinq et laisser traîner dans la salle de pause à la boîte.

Pédagogique et bougrement efficace ! Comme toujours !

25 Commentaires

  1. Des BRETONS “dans le vent”, BRAVO !
    C’est sûr, ça a changé de l’angélisme ambiant et redondant des “Bretons ouverts sur le monde” que continue de ressasser une certaine presse bretonne, voire bretonnante… Un peu de fierté, que diable !

  2. monsieur Lécuyer, aux deux fautes de goût que vous avez relevées, il convient d’ajouter celle qui comptabilise dans les “100 bretons qui comptent” l’erreur concernant Ayrault qui n’est pas né breton ( choletais) et qui n’a pas envie de l’être…Autant Kofi et d’autres personnes non natives de Bretagne mais qui ont le sentiment breton me semblent tout à fait à leur place dans ce palmarès, autant l’ex de beaucoup de choses n’a pas à figurer ici, de grâce ne blasphémons pas… AYRAULT ER-MAEZ, mar plij!!! dites le à Didier le Corre qui n’a pas l’air de le savoir.. trug hag a galon.

  3. Ah merci pour toutes ces précisions. Effectivement ça me tracassait depuis le début du mois cette histoire de tuile. Maison en apoteiz de Cornouailles, toits de chaume briérons (et vannetais), maison en “pieure de maoron” (schiste) du pays de Brocéliande, maisons en terre du pays de Rennes et Est des Côtes d’Armor, granit, toits en tuile du Sud-Loire et du Trégor, maisons “à la nantaise” (chambres en bas, cuisine et séjour en haut), penn-tiez en granit, etc….
    Encore une preuve que la Bretagne est plus qu’un pays, c’est un continent !

  4. Fabien,
    sur la côte trégoroise, on a des tuiles parce qu’on allait les chercher en Angleterre, en bateau, et qu’il n’y a pas que les Léonards à savoir vendre des oignons aux Brits… Sur le toit du loj de ma grand-mère à trebeurden, on a plein de tuiles avec des trucs en saozneg dessus. C’est la classe. On leur a aussi piqué la patate “Outo” (“up to day” avant de passer à la broyeuse trégoroise), mais c’est une autre histoire.
    Par contre, on a pas de tuiles sur le stade du Roudourou, c’est pour çà que c’est nous qu’on a encore gagné la coupe contre les gallos (qu’on adore au passage)…
    Je te promets, je propose un dossier sur la question…

  5. Ya, ur bern “tier ruz” zo e Treger 😉
    Fentus n’ez pije merzet gwech ebet. E gwirionez e vezont gwelet war ar maez dreist-holl: savadurioù “bihan” an tier-feurm (kreier da skouer) a veze toet gant teol alies peogwir e oa kalz marc’hadmatoc’h evit ar mein glaz, a gav din bepred… Tud barrekoc’h evidon a c’hello kontañ hiroc’h dit.

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