Filière porcine : l’ extréme tension des relations UE-Russie va -t elle créer une nouvelle crise ?

Belgique, jeudi 31 juillet , la Fédération de la viande Belge tire la sonnette d’ alarme :

l’embargo russe sur le porc, décrété depuis janvier 2014 après la découverte de cas de fièvre porcine africaine, auraient fait perdre 40 millions d’ euros aux éleveurs belges ces six derniers mois.

Conséquences, toujours selon la Febev : «Mois après mois, le secteur de la viande a essayé de continuer à payer un prix raisonnable aux éleveurs, en espérant une solution rapide au problème à l’export. Le prix des porcs a cependant baissé de 10% ces trois derniers mois. À cause de l’embargo russe, les éleveurs de porcs n’arrivent plus à trouver suffisamment d’acheteurs»

En dénonçant la lenteur des négociations entre la Commission européenne et la Russie ,la Febev estime que «d’autres secteurs de l’agro-alimentaire belge et européen risquent d’être frappés à court terme par les embargos russes.» et qui pourrait se traduire par des pertes d’emplois en Belgique…

En Bretagne, dans un interview accordé au magazine Terragricole-de-Bretagne, le 24 juillet, Jacques Jaouen, président de la Chambre Régionale,  reconnait les difficultés de la filière porcine mais veut rester optimiste tout en précisant :

« Nous devons nous obliger à définir une stratégie bretonne ou grand ouest, différente. »…

Un optimisme qui risque de s’ assombrir dans les semaines à venir sur fond de crise ukrainienne : en effet, mardi 29 juillet,  l’ Union Européenne a décrété de nouvelles sanctions à l’ égard de la Russie qui frapperont l’ économie de celle-ci dans plusieurs domaines, dès le 1 er Août.

Le vice-président de la Douma ( chambre basse du parlement russe) vient d’ailleurs de déclarer :

« Aujourd’hui, les Etats-Unis et (…) l’Europe ont méprisé l’OMC et les résolutions de cette dernière. En introduisant ce genre de mesures, ils ont appliqué une politique de protectionnisme à certains secteurs de leur économie. De l’autre côté, les Etats-Unis se moquent du fait que ceci se répercute sur l’Europe et que beaucoup d’entreprises et de citoyens européens risquent d’être aussi ou même plus affectés que la Russie ».

Un bras de fer qui risque donc de se répercuter une nouvelle fois sur la filière porcine bretonne qui doit faire face à l’ embargo russe depuis plus de six mois…

 

 

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