Brest : Alerte d’ incident nucléaire, la sécurité reste en rade

BILLET D’ HUMEUR

Brest, les 1 et 2 octobre 2014, les autorités civiles et militaires participeront à un exercice d’ incident nucléaire qui surviendrait à bord d’ un sous-marin nucléaire d’attaque au  port militaire de Brest.On  est sur un problème de chaufferie nucléaire et non à un accident d’ armes. La population brestoise, quant à elle, ne sera que peu impactée par le déroulement de cet exercice si ce n’ est par le retentissement de la sirène d’ alerte durant 3 fois 1 minute.

La rade de Brest qui a le triste privilège d’ abriter la plus grande base nucléaire d’Europe est dotée depuis quelques années d’un PPI (Plan Particulier d’Intervention) devant répondre aux problèmes de sécurité autour de la base navale. Si tout semble parfait sur le papier, la réalité pourrait être tout à fait différente en cas de réel incident : ce premier exercice du genre a simplement pour effet de tester les capacités de réactions des différentes structures pour répondre à l’ urgence de la situation : police, gendarmerie, marine nationale, service Bibus de la ville mais tout a été fait pour minimiser l’ impact sur la population ; histoire sans doute de ne pas affoler les 45 000 personnes résidant ou travaillant à proximité de la zone à risque : ce qui pourrait avoir un effet désastreux sur l’ image d’ une activité économique que peu remette en question. Seule l’ évacuation de l’ école de la Pointe et de ses 200 élèves servira de test.

Le nucléaire militaire reste un sujet tabou à Brest et en presqu’île de Crozon  car pourvoyeur de milliers d ‘ emplois, alors chacun fait mine ou ferme les yeux sur les questions de sécurité et de dangers.

A noter cependant que non loin de nous et dans le cadre de son PPI,  la rade de Toulon qui abrite également 6 sous-marins d’ attaque à propulsion nucléaire mais non-équipés d’ armes de destruction massive, en est déjà à son troisième exercice de sécurité depuis 2007, avec l’ évacuation effective de milliers de riverains au cours de l’ un d’ entre eux.

Aux yeux des autorités, la sécurité des Bretons aurait-elle moins d’importance que celle des Toulonnais ? la question peut être posée et nous pourrions même rajouter qu’ à Brest  » la sécurité reste en rade  » plus de quarante ans après la mise en activité de la base nucléaire.

Certes,en 2013, les pastilles d’iode ont bien été distribuées aux populations concernées …

Pour l’ information des Brestois-es , voici les plaquettes mises à la disposition du public :

 

5 COMMENTS

  1. la France s’en fout de la Bretagne depuis trop longtemps , on est bon que pour lui servir de chair à canon en temps de guerre et pendant ce temps là l’escadre dite de l’atlantique vit ses beaux jours à Toulon !

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