Nouvelles de la Route du Rhum

A tous les amateurs de Rhum …

  • Armel Tripon et Louis Burton 4e et 5e en Imoca
  • Prochaines arrivées mardi 18 novembre
  • Place aux Class40 et aux Classe Rhum
  • Les amateurs bientôt à l’honneur

Après les arrivées d’Armel Tripon (For Humble Heroes) et de Louis Burton (Bureau Vallée) ce dimanche, le Comité de Course de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe peut ranger momentanément ses chronos. Les deux derniers Imoca, Team Plastique-AFM Téléthon (Di Benedetto) et Initiatives Cœur (De Lamotte) ne se présenteront devant Pointe à Pitre qu’à partir de mardi. Puis ce sera l’entrée en scène des Class40 et du premier Classe Rhum, avec en perspective, une grande journée Place de la Victoire, le mercredi 19 novembre. Déjà 14 jours de course. La majorité des navigateurs professionnels en a terminé avec sa transat. Les 15 prochains jours seront chargés d’émotions avec l’arrivée des amateurs.

 

Dans le lot des marins attendus à partir de mercredi, on compte encore une bonne douzaine de coureurs professionnels. Les Alex Pella (Tales 2 Santander), Kito de Pavant (Otio-Bastide Médical), Yannick Bestaven (LE CONSERVATEUR), Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton), Miranda Merron (Campagne de France), Halvard Mabire (Campagne 2 France), Damien Seguin (ERDF – Des pieds et des mains) et quelques autres ont trouvé, dans la flotte des 40 pieds, une classe qui leur permet d’exprimer leurs talents à des coûts raisonnables via des projets à taille humaine.

 

Mais la longue cohorte de bateaux qui s’étend sur 2000 milles, des Canaries à l’arc Antillais, est essentiellement composée d’amateurs éclairés (et de quelques anciennes légendes de la voile), d’hommes et de femmes qui vivent l’aventure de leur vie. Quels que soient leurs moyens, leurs ambitions, qu’ils soient à la ville chef d’entreprise, garagiste, vétérinaire, journaliste, ancien athlète de haut niveau, informaticien ou pilote de l’air, une chose les relie aux pros de la course au large : pendant cette traversée en solitude, ils se seront révélés à eux-mêmes et parviendront en Guadeloupe riches de ce voyage intérieur.

 

« C’est l’école de la débrouille » confie Jean Galfione (Serenis Consulting) qui effectue sa première transat en solo en Class40. Dans cette catégorie, derrière le Catalan volant Alex Pella, la régate bat son plein à tous les niveaux du classement. Certains concurrents naviguent à vue, se parlent à la VHF,  photographient leur voisin pendant un croisement. Le podium des 40 pieds  (2e et 3e place) sera très disputé entre Thibaut Vauchel Camus, Kito de Pavant et Yannick Bestaven qui optionne au sud. Verdict dans la journée de mercredi. Fait remarquable : sur la ligne d’arrivée, les premiers 40 pieds devraient devancer le dernier Imoca ainsi que le trimaran de 50 pieds d’Anne Caseneuve, leader en Classe Rhum.

 

 

Ils ont dit : 

 

Armel Tripon, For Humble Heroes, 4e Imoca, arrivé ce dimanche 16 novembre à 04h 04 mn 04 s : « Le premier objectif c’était d’arriver, je suis très content d’être là avec mon bateau sur ma première Route du Rhum. Cela a été intense tout le temps, physiquement et nerveusement. J’ai eu mon lot de problèmes qui ont handicapé ma course par moment, mais cela ne m’a pas empêché de mener ma course. Je voulais finir en étant le plus proche des trois premiers bateaux au dessus de moi. Je finis au pied du podium, je suis très satisfait. Je navigue depuis des mois mais ce n’est pas la même intensité. 12 jours en continu avec un bateau physiquement très dur, je n’étais pas forcément prêt à ça. Je m’en suis bien sorti, mais nerveusement c’était dur. Je n’ai pas trouvé le sommeil, ça m’a usé. Mais ça y’est,  je suis qualifié pour le Vendée Globe, je suis content ! »

 

Louis Burton, Bureau Vallée, 5e Imoca, arrivé ce dimanche 16 novembre à 15h 33mn et 44s

« C’est vraiment une superbe course ! Mon objectif était de finir entre 4 et 6, objectif atteint ! J’ai cassé pas mal de choses sur les premiers jours de course : mes aériens, le pilote et puis un spi dans les alizés. Du coup, j’ai fait quatre jours d’alizés sous gennaker, forcément c’est moins rapide. Le départ était très viril, comme on aime. Après, c’était très  intense en IMOCA, car il fallait tenir la cadence. Les petits pères de devant tartinent sérieusement ! Et puis, les alizés, c’était le pied absolu, même s’il ne faut pas se rater dans les empannages, mais ce ne fut que du bonheur. J’espère que je ne vais pas m’effondrer de sommeil, car la nuit a été compliquée. Je suis resté dans un bulle pendant quelques heures sans dormir, car j’étais près de la côte. C’est ma première grande solitaire depuis le Vendée Globe que j’ai abandonné. Cette Route du Rhum me fait vraiment du bien. On fait 5e à la Transat Jacques Vabre et 5e aujourd’hui, je peux pas être plus heureux ! Physiquement et en terme de manque de sommeil, je ne suis pas loin de la rupture, car c’est un sprint. Sur un parcours plus long, on ne gère pas la course de la même façon. »

 

Alex Pella (ESP), Class40, Tales 2 Santander, attendu sur la ligne le 19 novembre à 00 heure : « Nous sommes dans des alizés plus réguliers désormais. Tous va très bien à bord. Je suis juste un peu nerveux parce qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer. Tout peut arriver, percuter un truc dans l’eau…Mais je suis en forme et le bateau va bien. J’ai 15 nœuds de vent au 90°. C’est parfait. Je dois encore empanner et pour ça, j’attends la prochaine bascule. Je pense que j’ai un très bon bateau. Mais c’est tout l’ensemble qui est bien : le design, la construction, la préparation, les voiles… et moi, dans tout ça, je me débrouille plutôt pas mal ».

 

Robin Knox Johnston (GBR), Classe Rhum, Grey Power :  « Le vent est plus stable et c’est beaucoup mieux. Hier, j’ai passé ma journée à régler et à adapter ma route à cause du vent instable. Je suis un peu fatigué, je n’ai pas beaucoup dormi à cause de tout ça d’autant que ce matin, mes moyens de communication sont tombés en rade. J’ai passé trois heures à résoudre le problème. Très franchement, j’ai besoin de sommeil. Ce qui est usant, c’est que je n’ai plus de centrale de navigation et que le pilote est en mode compas, donc je dois constamment adapter ma route. Je dois être dessus en permanence ».

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