« Pour une Bretagne à 5 et un véritable droit d’option »

Plabennec, le 18 novembre 2014, le député Jean-Luc Bleunven,député de la 3ème circonscription du Finistère défendra « une Bretagne à 5 et un véritable droit d’option ».

Bog de Jean-Luc Bleunven :

Pour une Bretagne à 5 et un véritable droit d’option

Le projet de loi portant sur la délimitation des régions sera de nouveau en débat cette semaine à l’Assemblée nationale, pour une deuxième lecture.

J’ai déposé des amendements, cosignés par plusieurs de mes collègues, que je défendrai  tout au long de cette semaine dans l’Hémicycle.

Le texte qui nous est proposé par la Commission des lois va de nouveau susciter le débat sur notre territoire régional.

Bretagne 5La Bretagne reste en effet constituée de ses quatre départements actuels. Mon premier amendement vise à rétablir les limites territoriales de la Bretagne dans ses limites historiques à cinq départements. Les secteurs économiques, culturels ou encore touristiques de ces cinq département sont très favorables à cette organisation territoriale, c’est ce que je vais tenter de démontrer à mes collègues députés.

Le second amendement que j’ai déposé ouvre la possibilité d’assouplir ce que l’on a appelé le « droit d’option ». Pour faire simple, si un département souhaite être rattaché à une autre région que celle à laquelle il appartient, il faut, dans le texte, tel qu’il nous est proposé par la Commission des lois, que le département obtienne une majorité qualifiée des 3/5ème de son assemblée délibérante. Une fois cette étape franchie, il lui faudra encore obtenir l’autorisation, là aussi à la majorité des 3/5èmes,  de sa région d’origine, et de sa région « d’accueil » ! Cette majorité qualifiée s’apparente dans les faits à une usine à gaz ne permettant pas l’émergence d’initiatives locales. C’est pourquoi je proposerai que ce droit d’option puisse être activé à la majorité simple.

Assemblée de BretagneLe troisième amendement permet quant à lui aux départements d’une même région de fusionner en une même collectivité, par délibérations concordantes, adoptées à la majorité simple, plutôt qu’à la majorité qualifiée des 3/5èmes, pour les mêmes raisons que celles évoqués ci-dessus.

Avec ce droit d’option assoupli, nous donnerions surtout la possibilité aux électeurs d’enfin faire entendre leur voix, dans le cadre des prochaines échéances électorales départementales. En effet, en fonction des programmes des différents candidats, nous saurons si oui ou non il existe une volonté affirmée de la population –notamment bretonne- de voir la Région Bretagne recomposée de ses cinq départements. En quelque sorte, les prochaines élections départementales pourraient devenir un véritable référendum pour ou contre la réunification de la Région !

Nous n’avons jamais été aussi proche d’un droit d’option simplifié, et même si certains d’entre nous aimerions que ça aille plus loin et plus vite, je note que cet élan décentralisateur initié par la gauche et l’ensemble des forces de progrès continue grâce à l’actuelle majorité. »

3 COMMENTS

  1. la déclaration de J L Bleunven va dans le bon sens , mais alors pourquoi la gâcher en terminant par ceci
    iNous n’avons jamais été aussi proche d’un droit d’option simplifié, et même si certains d’entre nous aimerions que ça aille plus loin et plus vite, je note que cet élan décentralisateur initié par la gauche et l’ensemble des forces de progrès continue grâce à l’actuelle majorité. »
    désolé , mais c’est mensonge que de dire cela
    l’élan décentralisateur n’est pas le fait de la gauche et sa puissance est loin d’être aidée par la majorité actuelle
    c’est très bien , si la conviction de défendre la réunification est sincère et ne sert pas à « assurer » son avenir , mais c’est être aveugle de finir son texte avec de tels propos , ou c’est nous prendre pour des c… , au choix

  2. Très bien, on suit l’affaire de près, le moral au beau fixe. C’est toujours beau à voir quand la démocratie submerge la République…

    Même s’il faut reconnaître que nous sommes déjà drôlement vernis, nous autres Bretons.

    Avec, tenez-vous bien : 10 députés plutôt en faveur de la réunification, on atteint quasiment les effectifs d’une équipe de foot. Un poil plus, ce serait sans doute encore mieux : on pourrait former un pack de rugby pour rentrer dans le lard des Jacobins.
    Mais déjà, 10 c’est quand même très bien, arrête tes…

    Remarquez, 10 sur… 37, quand on y réfléchit… Cela veut aussi dire qu’en Bretagne-croupion B4, on a voté pour 37 représentants bretons au total, dont 27 n’envisagent pas au retour au bercail du 44 !

    Vous le croyez, ça ? Pratiquement 3 députés bretons sur 4, en principe spécialisés dans le Cahier de Doléances depuis deux siècles, s’opposent tranquillou à la réunification de la Bretagne !

    Non mais, on avait la tête où, ce jour-là ? Quand on les a élus, je veux dire !

    • D’où tenez vous ce chiffre de 10 députés favorables à la réunification sur 37 ?

      Je n’ai pas fais le compte dans le détail, mais rien que les + connus :
      Marc Le Fur
      François de Rugy
      Jean-Jacques Urvoas
      Thierry Benoit
      Gilbert Le Bris
      Corinne Erhel
      Gwendal Rouillard
      Christophe Priou
      Paul Molac
      Jean-Pierre Le Roch
      Jean-Luc Bleunven
      Chantal Guittet
      Gilles Lurton
      Isabelle Le Callennec
      Viviane Le Dissez
      Yves Daniel
      Annie Le Houerou
      Philippe Le Ray

      Rien que ça on en a déjà 18 favorables à la réunification, ça fait 50% des députés bretons favorables à la réunification, c’est certes trop peu mais ce n’est pas juste 25% des députés bretons.

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