Morlaix : “Fausses échalotes ou vrais oignons ? “

24

Morlaix, le 14 janvier 2015, communiqué de presse transmis par les producteurs d’échalotes durant l’action menée ce même jour à Morlaix :

“Fausses échalotes ou vrais oignons ?

 

Les producteurs d’échalotes de tradition se mobilisent aujourd’hui à Morlaix pour exiger le
retrait immédiat de certaines variétés issues de semis. Explications.
La filière traditionnelle subit de plein fouet la concurrence déloyale des produit de semis
Certaines variétés de semis, commercialisées en tant qu’échalotes, s’avèrent être en
réalité des oignons. Fort de ce constat, évoqué dès les premiers doutes en 2012, puis prouvé
officiellement en 2013, les producteurs d’échalotes traditionnelles ont multiplié les alertes
auprès des instances nationales et européennes.
Depuis plusieurs mois maintenant, des discussions sont en cours et il faudra attendre encore
de longs mois avant qu’un consensus ne se dégage entre la France et les Pays Bas, afin de
mieux cadrer les futures inscriptions de produits de semis. Mais en attendant ? Le produit
de semis continue sa progression, et concurrence férocement l’échalote traditionnelle, qui
s’affaiblit de campagne en campagne. Estimée à 4 000 T il y a 5 ans dans un marché national
de 40 000 T, le volume d’échalotes de semis représenterait aujourd’hui jusqu’à 10 000 T,
dans un marché national de 45 000 à 50 000 T. Conséquence : un marché de l’échalote ultra
saturé avec des produits à dénomination frauduleuse, et des cours au plus bas.
Le Ministère Français, pourtant sollicité à de nombreuses occasions, ne semble pas
comprendre l’urgence du problème à sa juste valeur. Faudra-t-il attendre que la filière
traditionnelle meure à petit feu, et disparaisse pour se dire que nous avons perdu un beau
patrimoine culturel et gastronomique ?!
La situation est d’une urgence extrême
Les producteurs d’échalotes traditionnelles demandent :
– Le retrait immédiat des variétés contestées, commercialisées en tant qu’échalotes,
pour cause de tromperie du consommateur, tant qu’un consensus ne s’est pas
dégagé sur le sujet.
– Une prise en main forte de nos pouvoirs publics pour défendre les intérêts de la
filière de l’échalote de tradition à Bruxelles, et face aux Hollandais. C’est maintenant
que se joue l’avenir de notre échalote traditionnelle”

Philippe Quillon, Président de la section légumes FDSEA
Hubert Le Nan, Président de la section échalotes CERAFEL

24 Commentaires

  1. Pour info cette crise est due a certain agriculteurs qui ont doublé leur surface avec l’emploi de main d’oeuvre des pays de l’Est . Celui qui dit le contraire est un menteur , je le vois autour de chez moi. 2 ème tous les 10 ans il y a un problème de concurrence car les hollandais sème des oignons appelé échalote. Merci l’Europe et le gouvernement Français. Des connards de bureaucrates.

    • lutter pour quoi ??? ils ne luttent pas, ils quémandent des aides.
      Rien à voir avec la Bretagne. Leur solution est politique.
      Marre que les militants bretons applaudissent ces gens qui n’ont rien à foutre de la Bretagne, mais qui s’intéresse uniquement aux subventions.

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.