Aï’ta offrira un cadeau de départ à Pierre Maille

17
6

À la veille d’un vote concernant la langue bretonne au Conseil général du Finistère, le collectif Ai’ta a milité d’une manière pacifique pour que la langue bretonne vive.

Aïta devant le Conseil général du FinistèreDes membres d’Aïta s’étaient donné rendez-vous devant le Conseil général du Finistère, mercredi soir à Quimper, pour attirer l’attention des élus sur le développement de la politique linguistique du breton à mener dans le département. « Que l’on puisse la voir, l’entendre et la parler dans notre vie quotidienne, » a scandé le collectif. Le mandat des élus arrive à son terme et Pierre Maille, président du Conseil général du Finistère, ne se représentera pas.  Aï’ta juge que « la politique de développement du breton n’est pas suffisante. » L’apprentissage du breton devrait s’étendre dans les crèches et les centres de loisirs.

Une politique ambitieuse
« En 2014, nous avons rencontré Pierre Maille qui nous a dit que le conseil général pouvait faire beaucoup plus pour la langue bretonne. Mais ce n’estSlogan Aï'ta pas pour cela qu’il le ferait, » à l’instar de l’Écosse ou du Pays-de-Galles. « Dans un de ces discours il avait indiqué que le breton n’était plus une langue sociale ». La signalétique bilingue routière, de l’affichage et de l’accueil est insuffisante. « Les mesures ne sont que du saupoudrage, la politique doit être ambitieuse, » estime le collectif. « En Finistère, nous serons très attentifs au programme des prochains candidats à l’élection départementale, » souligne Aïta. « Mais, nous serons tout aussi très vigilants sur les quatre autres départements de la Bretagne ».

Une crêpe complèteUn cadeau de départ à choisir
« Notre discours d’adieu est aussi un discours de bienvenue pour son successeur ». Les membres d’Aï’ta ont fêté le départ de Pierre Maille et ont proposé de lui offrir un cadeau à choisir. Le panneau de l’Ehpad d’Huelgoat, « une commune qui n’a toujours pas signé la charte Ya d’ar brezhoneg et où rien n’est fait pour l’enseignement du breton » ou « une méthode d’apprentissage de la langue bretonne ». Pour parfaire les connaissances, les structures telles que « Stumdi et Roudour » ou Mervent pourront « apporter leur soutien ». Une méthode d’apprentissage complète, comme une crêpe complète !

17 COMMENTS

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.