La parole est libre : “Le petit guide du nationaliste breton / 2”

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New 7Sandrig ouvre une chronique à paraître en plusieurs parties. Il entend s’exprimer sur le nationalisme breton et ses possibilités. « La parole est libre » lui donne la possibilité de s’exprimer.
Libre vous êtes d’échanger vos idées, de débattre et d’avancer sur le sujet par le biais des commentaires. Avertissement : tout commentaire insultant, diffamatoire, appelant à la violence où non respectueux des règles courantes du respect de l’autre ne seront pas validés.

Partie 2: voir l’Europe
Ami breton!
Si tu es en train de lire ces mots, c’est que tu as dû découvrir une once de nationalisme breton en toi, toi le petit Français si sage. Alors le voyage commence, tu ne seras pas déçu du détour!
Pour la première étape, je te propose de dépasser les frontières de la Bretagne, et même celles de la “France”, d’aller voir ce qu’il y a de l’autre côté de l’Hexagone. A priori l’Europe suffit comme terrain de jeu, mais si tu veux aller plus loin, libre à toi!
Tu vas sûrement me dire: c’est bon, j’ai déjà voyagé, je suis pas un plouc non plus! Attention, si tu n’es pas déjà nationaliste breton, c’est que tu n’as pas fait les choses en règle. Allons-y ensemble donc.
Sortir, oui, mais où ça? N’importe quel pays européen, est bon, mais je peux te recommander d’éviter au maximum les pays francophones, et de privilégier les petits pays, voire les pays pas trop connus. Et puis évidemment, un petit passage chez nos cousins celtes ne fera pas de mal! Donc en résumé, regarde vers des pays comme la Slovénie, la Lettonie, l’Autriche, le Portugal, l’Irlande, l’Ecosse… Mais allez, si tu y tiens vraiment, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne ou la Pologne, ça le fait aussi.
Peu importe la raison du voyage: tu peux aller étudier, travailler, glander, partir en jaille, etc. L’important est de rester au minimum 3 mois, et surtout de t’implanter au maximum dans le pays. Pas question de mener une vie de petit-bourgeois, Club Med et tout ça! Pas question non plus de rester avec des personnes qui parlent français. Vas-y tout seul, sans attaches, sans contact. Ca peut être un peu difficile de créer des liens avec la population locale, mais pas autant que ce que tu peux imaginer.
Du coup, tu seras bien obligé d’utiliser la langue locale. Pas de crainte: si tu ne la connais pas, c’est encore mieux! C’est incroyable à quelle vitesse on peut apprendre le polonais en ingurgitant des bières et des vodkas.
Là où tu es, inscris-toi au maximum d’organisations: clubs sportifs, clubs d’échecs, confréries de charcutaille, écoles, centres médicaux, groupes de musiques, auto-école, bibliothèque paroissiale… Participe au maximum de sorties, sois de tous les défis. Va à la messe, au service, shabbat…
Si tu suis bien la méthode, tu ne devrais pas tarder à te faire un bon cercle d’amis, et même à te lancer dans d’hasardeuses relations amoureuses, avec des locaux, ou pas…. Super! Ne pense pas à la Bretagne, profite à fond. Ton pays saura bien se rappeler à toi assez tôt.
Reste le maximum de temps que tu peux là-bas, en fonction de tes moyens et de ton envie. Lis la presse locale, deviens un spécialiste de la gastronomie slovaque ou galloise, visite le pays dès que tu as quelques euros d’avance…
Et puis tu sentiras le moment venu de repartir, comme l’appel de la forêt. Par obligation, par devoir ou par vocation… Laisse-toi envahir par ce désespoir de quitter cette vie complètement nouvelle que tu avais bâtie de toutes pièces, dans un pays qui n’était pas le tien. Sois triste, mais repars, puisque tu le dois. C’est le moment de passer à la prochaine étape.

Bon voyage!

L’équipe du guide

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