Quimper : Réforme du collège: oui à l’enseignement des langues régionales

Quimper, dimanche 10 mai 2015, Jérôme Abbassene qui se déclare lui-même comme « activiste politique » ( Co-fondateur des Bretons de SciencesPo Paris ayant directement négocié avec Richard Descoings, ex-directeur, l’enseignement du breton) réagit par rapport à la Réforme du collège.
COMMUNIQUE
Abbassene
« Réforme du collège: oui à l’enseignement des langues régionales »
Vouloir transformer un élève passif, mû par l’ennui et le manque de sens, en jeune-acteur de ses apprentissages est un objectif défendu de tous.
Seulement, les moyens retenus ne peuvent acter le mépris du fait régional par une négation de notre patrimoine linguistique.
La question des langues régionales, le breton en particulier, est négligée.
L’élitisme n’est pas un mot maudit: croiser les enseignements dès le plus jeune âge et permettre à chaque élève de s’émanciper, telle est une condition essentielle dans la construction d’une identité.
Dans un monde très imbriqué et ouvert sur l’international, le besoin de repère est une clé de la réussite scolaire.
Concrètement sur Quimper, que va-t-il advenir des filières bilingues brittophones?
Pourtant, les 141 collégiens de Diwan Jakez Riou et 61 du public Brizeux devraient être un modèle d’inspiration d’une société bretonne qui marche sur ses 2 pieds.
Réserve-t-on au breton langue vivante optionnelle, comme au collège Sainte-Thérèse, le même sort que le latin et le grec voués à ne plus viser l’excellence académique?
Saisissons donc les nouveaux « Enseignements pratiques interdisciplinaires » pour justement porter haut la porosité des apprentissages avec l’interdisciplinarité langue/ matière: développement durable, citoyenneté ou questions économiques, en breton ou en français, le véhicule linguistique ne change rien aux contenus enseignés!
La réforme du collège appelle davantage de sérieux, trop de promesses ont déjà été reniées: feu l’engagement n°56 de 2012 avec la reconnaissance des langues de France, sans compter le marketing électoral autour de la réintégration du pays nantais à la Bretagne.
Notre pays reste est à la remorque des démocraties européennes.
Députés et sénateurs de notre territoire doivent désormais se positionner: donner un statut à nos langues régionales ne changera rien dans l’histoire de France.
Mieux, en réparant cet oubli, elle gagnera en dignité. »

18 COMMENTS

  1. Pas langues regionales…langues tout simplement. Le francais ca racine viens d ou? Elle comme d autre sont regionale…territoriale meme.
    Laissez les regions se demerder et que Paris gere la merde qu elle a engendree.

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