Déclarons la Bretagne zone hors TAFTA pour sauver nos éleveurs

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Les éleveurs bretons ont rarement été aussi mobilisés… Au delà des problèmes déjà évoqués (achat à des tarifs inférieurs aux coûts de production), une menace bien plus grande se profile : celle du TAFTA/TTIP, “accord” qui prévoit des facilités de commerce entre l’Europe et les Amériques.

En clair : faciliter les importations de viandes américaines à bas prix. L’accord prévoit déjà que 300 à 600 000 tonnes de viande de bœuf nourri aux hormones de croissance, n’ayant jamais vu un brin d’herbe de leur vie, pourraient faire leur entrée en UE cette année. Le TAFTA a pour but (entre autres) de “pousser” les pays européens à adopter les règles d’élevage qui prévalent outre-Atlantique, le modèle des fermes-usines de milliers de bêtes perfusées aux hormones et aux antibiotiques, gavées toute l’année de tourteaux de soja OGM. Inutile d’ajouter que dans ces pays, la traçabilité est un vain mot !

Les Etats-Unis autorisent les farines animales et les litières de volaille pour nourrir les bovins. Le “nettoyage” des poulets avec du chlore est la norme. Quand à la nourriture des porcs, elle contient un charmant additif alimentaire qui modifie la masse graisseuse et musculaire, la ractopamine.

vaches
Les vaches nourries à l’herbe, c’est dépassé ma petite dame !

A l’heure où des organismes de protection animale français font du prosélytisme en inondant le web de vidéos de veaux arrachés à leur mère (vidéos le plus souvent tournées… à l’étranger), il est bon de se rappeler qu’outre-Atlantique, les 30 000 animaux parqués dans les “feedlots” n’ont droit à aucune considération, entassés qu’ils sont dans des espaces confinés depuis leur naissance jusqu’à leur mort. L’adoption du TAFTA est poussée principalement par de grands groupes alimentaires, pressés d’élaborer des merdes à bas coût qui inonderont les supermarchés. Le bœuf américain est en moyenne deux fois moins cher que l’Européen, 150 euros la tonne contre environ 300 pour le nôtre.

Après la défense tous azimuts d’un modèle agricole productiviste qui a conduit une partie nos éleveurs à la ruine, voilà que nos élites éclairées veulent imposer le modèle américain : la disparition des troupeaux sur l’herbe au profit de gigantesques bâtiments fermés suintant le lisier ! A noter qu’après le TAFTA, le TiSA, un autre accord négocié secrètement et avec amour, prévoit la fin progressive du système de sécurité sociale. Si vous êtes empoisonnés par des saloperies aux hormones, aux OGM et à la ractopamine, il ne manquerait plus que vous soyiez soignés gratuitement !

Face à la trahison des élus (une pétition d’un millions de signatures contre le TAFTA tout simplement… ignorée), il ne reste qu’une solution pour préserver nos éleveurs : déclarer la Bretagne zone hors TAFTA, en bannir toute viande venue d’outre-Atlantique.

31 Commentaires

  1. Par ailleurs cette photo de cochons est la parfaite illustration des élevages bretons: un monde occulte de souffrance animale élèves dans des hangars, coupes de la nature, bourrés d’hormones et d’antibiotiques. .. même hors TAFTA (impossible sans SORTIR DE L’UE ) les gens ne veulent plus de ces produits. Les temps sont entrain de changer.

  2. Les gars c’est bien beau mais
    1. En étant au sein de l’UE c’est impossible. Donc soyez cohérents, indépendantiste ou autonomiste cela veut dire souveraineté donc sortie de l’UE. Sinon c’est être régionaliste de l’UE comme les troadec, PB, UDB, Breizh Europa etc… donc arrêtez les positions antinomiques.

    2. Sauver nos agriculteurs? Vous parlez de la Bretagne très en retard sur le bio, et les élevages de qualité labels ésotérique plein air…? Rien à foutre des exploitants qui ont joué le jeu de la PAC, se sont industrialisés à outrance, aiment Monsanto, font de la monoculture de qualité inférieure et puis qui viennent se plaindre?

    Il n’y a presque plus d’agriculture paysanne de qualité en Bretagne, principalement des exploitants agricoles loin d’être des agriculteurs.

    Leurs exploitations qui produit de la qualité de merde, je me réjouis qu’elle soit en crise.

    Cela n’a pas été faute depuis des années des les avertir sur l’urgence de retourner vers l’agriculture traditionnelle et de qualités.

    Les agriculteurs bio, label rouge, plein air etc connaissent peu ou pas la crise.

    A méditer.

  3. je sais bien que tout le monde parle d’emplois … mais le regard de cet animal 🙁 …. savez vous qu’un cochon comprend plus de choses qu’un chien ? … nous sommes de plus en plus nombreux à supprimer la viande de notre alimentation …..

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