« Priorité d’emploi » ne sera plus un gros mot

pôle emploiAlors que des millions de migrants déferlent sur l’Europe sans espoir de vivre vraiment mieux, plus personne ne doit se voiler la face. Il appartient à nous tous de prendre nos responsabilités. Aucune société ne sera susceptible de détruire brutalement ses rouages pour nourrir des arrivants du monde entier. C’est pourtant ce que nous avons commencé à laisser faire, ou plutôt à organiser puisque nos intérêts économiques sont en partie responsables de la situation : certes, la richesse est là, quelque part, mais nous, le peuple, ne l’avons pas et ne pouvons la partager. De toute façon, avant de pouvoir distribuer quoi que ce soit, il faut savoir préserver notre potentiel et surtout ne plus piller ailleurs : loin de l’égoïsme ambiant, il s’agit de bon sens.
Penser une autre société, une équité mondiale est possible : à nous d’enclencher une autre économie, de briser l’hégémonie des intérêts financiers de certains Etats sur les peuples du monde. Or, pour cela il nous faudra nous relever :

  • Bretons, Écossais, Gallois, Basques, Flamands… la souveraineté de nos peuples fera entendre d’autres voix dans l’Europe et orientera différemment les intérêts géopolitiques. A titre d’exemple, la France n’appliquera plus un modèle nostalgique des guerres coloniales du dictateur Napoléon ;
  • La diversité des cultures originelles ainsi encouragée sera un barrage à l’asservissement humain : l’économie de marché ne pourra plus uniformiser les consommateurs, ce dont elle a besoin pour spéculer et donner toujours plus de pouvoir aux plus puissants ;

Pour cela, notre société ne peut s’écrouler avant d’envisager une mutation : elle n’aurait aucune chance de se relever. Ainsi, nous travaillons pour que les Bretons puissent construire leur société de demain :
– Toute Bretonne et tout Breton, quelles que soient ses origines, dans une équité parfaite, aura accès en priorité au marché de l’emploi. Les critères seront basés sur un nombre d’années minimal de résidence en Bretagne, les liens de parenté avec des résidents sur le territoire breton ou les projets de vie en Bretagne (le souhait de devenir breton, d’y créer de l’emploi, de s’investir pour le breton, de voir ses enfants s’épanouir dans sa culture, ses repères…). Il importe que chacun puisse choisir de travailler et vivre au pays, participer à consolider et développer sereinement la société bretonne avant de pouvoir orienter de nouveaux marchés équitables vers les autres pays. Vivre ici dignement participera à vivre mieux ailleurs.

Des Etats comme la Côte d’Ivoire ont été contraints d’instaurer une telle politique pour sauver leurs richesses humaines et financières : « Tout poste à pourvoir doit faire l’objet de deux mois de publication dans un organisme de placement agréé par l’État. Passé ce terme, si aucun Ivoirien ne satisfait au profil recherché, l’employeur est autorisé à recruter un étranger, à condition de fournir à l’administration un « plan d’ivoirisation », c’est-à-dire un engagement à trouver, dans les deux ans, un Ivoirien capable d’occuper le poste. L’étranger employé devra être muni d’un visa de contrat de travail, qui coûtera à son employeur un mois de salaire brut la première année. Si ce dernier ne met pas en œuvre sa recherche d’un Ivoirien, il lui en coûtera deux mois de salaire brut l’année suivante. » (Source : Jeune Afrique, 2004).

Vivre, travailler et décider au pays n’est pas qu’un slogan, il est temps de lui donner des moyens et de la consistance. C’est à ce prix que nous retrouverons tous ensemble l’enthousiasme.

Pour Notre Chance, l’Indépendance,
Bertrand Deléon.

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