Felipe Gonzàlez et les Catalans : quelle honte !

Dans le journal socialiste espagnol El País, Felipe Gonzàlez a sorti un article d’odeur fétide et adressée aux Catalans. Il a comparé la volonté des Catalans de créer une «especie de Albania» en faisant référence à l’ancien régime communiste sûrement, puis il lui parait que le processus catalan d’indépendance, très lent au demeurant et très démocratique, est «la aventura alemana o italiana de los años teinta del siglo pasado».

Il est à noté que les catalans ont déjà noté le PIB de cette «especie d’Albanie» nouvelle ou vision socialiste d’un Felipe Gonzàlez, qui a plein d’amis en France, amis candidats aux élections actuellement, pour les #régionales2015 (le Partit Occitan par exemple, mais pas seulement des régionalistes, tous les candidats socialistes amis du PSE) ; L’«especie d’Albanie» aura un PIB équivalent au Danemark ou Pays-Bas … Et donc supérieur à celui de la fRance !

Soit Felipe, le socialiste franquiste (il levât le bras si bien), ne sait pas l’histoire de la pré-guerre mondiale (ce qui est possible car le régime de franco n’a pas été détruit par le guerre de 1939/45, au contraire il a été confirmé et l’ignorance sur cette guerre est alors grande), soit cette phrase est une injure au processus catalan (plus vrai), et aux trente années de sampiternelas discussions avec Madrid pour avoir un statut spécial pour la Provincia de Cataluña, et qui reçurent …. même pas un début de discussion, surtout notamment avec le pouvoir Partido Popular. Peut-être aussi que Felipe Gonzàlez veut jouer sur les ignorance espagnoles sur ce sujet-là … mais les Catalans-eux connaissent l’histoire de la seconde guerre mondiale et les années trente aussi, ils y participèrent dans les troupes des alliés occidentaux et russes, et ils ne comprirent pas pourquoi le régime de Franco n’était pas sur la liste des régimes à détruire en Europe de 1939. Ils virent un des leur, Monsieur Lluís Companys élu président de la Generalitat de Catalunya forcé de fuir en Bretagne, puis «accompagné» par la police de Philippe Pétain, l’État français, «accompagné» jusqu’à la frontière pour être fusillé à Montjuïc pour trahison …politique du franquisme. Felipe deviendra copain de ce régime après la guerre de 39/45…

Avec les élection du 27S en Catalogne, le pouvoir PP va changer la constitution pour criminaliser les pouvoirs démocratiques catalans actuels, c’est le retour des vieux démons du franquisme. Il est à noter que ceci est une urgence alors que discuter avec le pouvoir catalan ne l’a pas été pendant 10 ans !

De ce fait, les Catalans sont encore une fois en colère, mais confiant, alors ils réagissent avec humour, ils savent que la porte de sortie n’est pas loin, plus les Espagnols au pouvoir pestent, et que continent les menaces habituelles en ces moments d’élections qui défient l’Espagne que Franco a bâti et laissé dans les mains des post-fascistes avec le titre de nouvelle démocratie européenne ; elle se disait « una y indivisible España», Franco que disait mieux que je ne sais l’écrire. Cette fameuse Viva España ! ressemblait, sur le papier, au grand voisin jacobin du nord des Pyrénées, ce terrain de camping géant pour petites bourses touristiques françaises et très peu regardantes en l’éthique politique d’España de Franco.

Umor Catalan lo melhorLes années trente, les Catalans s’en souviennent ; ils migraient en masse vers la Catalogne du nord, Occitània, e Iparralde pour fuir le régime franquiste, quelques années plus tard, Felipe Gonzàlez levait le bras à la mode franquiste et recevait une médaille de service rendu au franquisme; maintenant il émarge à la direction d’une entreprise qui sévit sur le marché-État espagnol. Et il donne des leçon de démocratie aux Catalans ; faut dire que l’illusion doit être bonne, car malgré l’affaire trouble des GAL (en «Sud de France», plus ou moins Gascogne), l’organisation terroriste téléguidée depuis Madrid avec le gouvernement de Felipe Gonzàlez, les professeurs de l’université socialiste de Tolosa Le Miralh lui avait donné la médaille de l’université lors d’un de ses passages clientélistes en ville de Tolosa de Lengadòc. Eux, les Catalans, aujourd’hui, s’en souviennent, et tellement, qu’ils préparent, officiellement, à Barcelona l’arrivée de migrants politiques syriens et irakiens.

Sous une photo d’un défilé de Franco et Hitler passant en revue les troupes nazi en poste en Espagne (oui il y a avait plusieurs raisons politiques pour mettre fin au régime de Franco en 1939, certains y crurent jusqu’en 1956), Jaume Roca a inscrit avec humour «Combien de raison vous tenez Felipe González, La Catalogne d’aujourd’hui vit bien une situation similaire à celle d’Allemagne des années trente, et que c’est bien l’histoire qui se redit, et pour preuve, ceci qui montre Hitler et Companys passant en revue une formation des Mosos de Escuadra (en espagnol, alors qu’ils se nomment Mossos d’esquadra seulement en catalan). Les Catalans ont de l’humour, les Espagnols les font rire noir. Et ils semblerait que les militants ou élus du PSOE ou du PP soient là pour conserver le régime centraliste de l’État espagnol post-franquiste et rien d’autre. Le PSOE a des amis en Occitanie, ces amis se nomment Unitat d’Aran ; ils sont invités à l’université d’été du parti à Leucata (Sud-Occitània), la sortida d’estiu del POC es brilhenta ! L’air de la mer les aidera peut-être à mieux voir leur problème d’interprétation du processus catalan.

C’est pour cela que la presse espagnole a récemment caché les réelles paroles de Merkel face à Rajoy ; après l’Angleterre, l’Espagne post-franquiste a la presse la plus manipulatrice d’Europe. Dans le processus d’indépendance et parce que le vote risque d’être très clair, la peur arrive à Madrid de perdre une grosse partie de ses financement et donc de ne plus pouvoir rembourser les dettes contractées auprès des «partenaires» européens qui firent l’erreur de leur faire confiance.

C’est pour cela, que la campagne électorale actuellement en Catalogne devrait intéresser beaucoup plus la presse européenne, elle intéresse la presse outre-atlantique !

Vomitiu espanhòl El Mundo 31082015

L’article est disponible sur Democracia per Occitània.

L’atualité en catalan et anglais est disponible sur vilaweb.cat, mais aussi en catalan sur les journaux El Punt Avui, ARA, et Diari de Girona.

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