Une classe BILINGUE, Une enseignante MONOLINGUE, cherchez l’erreur !

 Une classe BILINGUE, Une enseignante MONOLINGUE, cherchez l'erreur !
Une classe BILINGUE, Une enseignante MONOLINGUE, cherchez l’erreur !

A l’école J. Prévert de Bruz il existe une filière bilingue breton-français depuis 2003. Celle-ci est fréquentée par des élèves de l’ensemble du canton, de la Petite Section au CM2. Son succès est croissant depuis plusieurs années, la filière compte aujourd’hui 120 élèves répartis sur 5 classes.

Quelles ne furent pas la surprise et la consternation des parents de cette filière hier matin à l’école maternelle, quand ils ont appris l’organisation prévue pour la maternelle bilingue breton-français :

Pour les plus petits, une enseignante bilingue sera présente à mi-temps, et pour les plus grands, c’est une enseignante monolingue qui est présente à temps plein.

Cette organisation n’est pas en accord avec l’arrêté du 12­-5-­2003 (JO DU 24/0­5/­2003) dont l’article 2 indique que “L’enseignement bilingue à parité horaire est dispensé pour moitié en langue régionale et pour moitié en français”.

De même, la loi de refondation de l’école de 2013 stipule que le bilinguisme français langue régionale sera encouragé dès la maternelle : encore une fois, la situation bruzoise est en complète contradiction avec la loi.

De plus, M. Willhelm (DASEN), ainsi que M. Rousseau (son adjoint) et M. Guillou (inspecteur de breton), que la coordination Div Yezh 35 avait rencontrés le 16 juillet 2015, avaient assuré que tous les postes bilingues seraient pourvus pour la rentrée par des enseignants bilingues.

De nombreuses familles ne résidant pas sur la commune de Bruz ont fait le choix d’inscrire leurs enfants dans cette école afin qu’ils bénéficient d’un enseignement bilingue breton-français. “Et assument même une majoration de 25% pour les prestations de cantine et de garderie scolaire.” précise Laetitia Baucher, Présidente de Div Yezh Bruz “Les parents sont outrés, l’école ne répond pas à leurs attentes.

L’Education Nationale ne tient aujourd’hui pas ses engagements pour assurer le maintien et le développement de cette filière, qui est l’un des derniers gardiens de la langue bretonne pour les générations futures.

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