Sécurité maritime : l’ Etat français quitte le bord ?

Brest, lundi 21 septembre 2015, dans un communiqué, la CGT des Marins s’inquiète de la fin de contrat liant L’Etat à la présence du remorqueur Abeille Languedoc dans le détroit du Pas de Calais où plus de 450 navires croisent chaque jour.

« Depuis août 1978, date de la mise à disposition des remorqueurs de haute mer et de sauvetage sous l’autorité des trois Préfets Maritimes, ce moyen a évité 24 catastrophes équivalentes à celle de « AMOCO CADIZ » survenue le 16 mars 1978 au large de la Bretagne. »

COMMNUNIQUE CGT des Marins                                      cgt marins
La CGT des Marins du Grand Ouest a appris le 20 septembre 2015 que depuis quelques jours le remorqueur ABEILLE LANGUEDOC qui assurait la protection du littoral dans le détroit du Pas de Calais, ne l’assurait plus, qu’il ne serait plus sous contrat avec la Marine Nationale.

Le remorqueur devrait aller rapidement en arrêt technique un peu forcé durant 3 à 4 semaines, pour des raisons de panne de réducteur. Il devra donc être remplacé rapidement par un moyen fiable !!!!
Le 21mai 2014, le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest avait protesté contre le remplacement de « ABEILLE LIBERTE » lors de son arrêt technique par le « PEGASUS » pour les raisons évidentes, navire de type « supply » alors que pour remorquer il faut impérativement des remorqueurs puissants. Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest dénonçait le pavillon du « PEGASUS » Antigua et Barbuda (un pavillon de complaisance). Nous demandons que l’ABEILLE LANGUEDOC soit remplacée durant cet arrêt technique pour un navire du Groupe BOURBON ayant une puissance égale ou supérieure à 160 tonnes de traction. Le remorqueur ABEILLE LIBERTE ne pouvant assurer seule la protection du littoral dans ce détroit (et plus largement) par lequel transite chaque jour plus de 450 navires.
Depuis août 1978, date de la mise à disposition des remorqueurs de haute mer et de sauvetage sous l’autorité des trois Préfets Maritimes, ce moyen a évité 24 catastrophes équivalentes à celle de « AMOCO CADIZ » survenue le 16 mars 1978 au large de la Bretagne.
Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest, demande rapidement une rencontre avec la direction de la société ABEILLES. Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest demande à l’État Français, de prévoir d’ici quelques années en partenariat avec un armateur Français, le remplacement des remorqueurs ABEILLES FLANDRE et LANGUEDOC, par des remorqueurs de future génération. Le gigantisme des navires obligera tôt ou tard l’État à assumer « assurer » ses responsabilités en demandant à ses partenaires de lui fournir des moyens (remorqueurs) plus puissants, plus appropriés face à l’évolution dangereuse de la flotte mondiale, et des dangers croissants occasionnés par les navires de plus en plus gigantesques !!!

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest réitère son opposition au remplacement des remorqueurs de sauvetage qui assurent la protection du littoral « par des navires battant un pavillon autre que le pavillon français premier registre». Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest demande aux Régions du littoral de s’intéresser de plus près à ce sujet maritime et d’obtenir de l’État les moyens suffisants « appropriés » et « adéquates » pour faire face à toute éventualité. Depuis 2005 aucun investissement n’a été réalisé « imaginé » envisagé » dans ce domaine pour assurer et développer la pérennité des moyens de sauvetage.
Le contrat avec la société ABEILLES (filiale de BOURBON) et l’État, en cas d’indisponibilité d’un remorqueur doit être plus précis, sur le pavillon, les équipages et la puissance du navire. La protection du littoral est pour le Syndicat CGT des Mains du Grand Ouest une priorité et non un slogan. La protection du littoral sera à l’ordre du jour du congrès national de la Fédération Nationale CGT des Marins qui se tiendra à Douarnenez les 24,25 et 26 novembre 2015 .

Jean-Paul HELLEQUIN
Secrétaire adjoint et Porte parole

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