Home Actualité Information Bretagne - 7seizh.info Nantes : Les ex-SEITA se rassemblent à 15 heures devant leur usine

Nantes : Les ex-SEITA se rassemblent à 15 heures devant leur usine

Manifestation des SEITA du 16 octobre
Les salariés de la SEITA en manifestation dans Nantes le 16 octobre 2014.

Ils sont en colère et ils entendent le dire. Hier, une délégation d’anciens salariés de la SEITA est monté à Paris pour présenter leur projet de création d’une SCOP, études de marché et business plan en mains comme le leur avait demandé la direction de la SEITA.

Depuis l’annonce de la fermeture de leur usine, une partie des salariés de la SEITA de Carquefou avait planché sur un projet de SCOP afin de retrouver un emploi dans un secteur qu’ils connaissent bien. Breizh Tobacco devrait être une coopérative de production de cigarettes « made in Bretagne » avec l’embauche douze personnes pour commencer. Il ne leur manquait que les machines et celles de Carquefou devaient partir à la casse n’étant plus utiles au groupe Imperial Tobacco. En décembre 2014, lors de son déplacement à l’usine, Laurent Ludière, de la direction parisienne des ressources humaines, avait assuré que l’Impérial Tobacco pourrait donner ces machines dont elle n’avait plus l’usage.

7123917-plan-social-en-vue-a-la-seita-sur-30-des-effectifsMais en juin, changement de ton. Dans un courrier, Bart Alkemade, directeur France et Iam King, directeur Europe, demandent aux aspirant chefs-d’entreprise la présentation d’une étude de marché et d’un plan de financement de leur projet, pour décider s’ils donneront, ou non, les machines. Hier, les ex-salariés et leurs avocats sont allés ensemble à Paris et ont présenté leur projet. Fin de non revevoir du DHR Laurent Ludière qui assure ne pas être décisionnaire, mais informe néanmoins que l’Impérial Tobacco ne leur donnera pas ses machines. C’est donc déçus et remontés que les ex-SEITA sont rentrés hier soir. Ils se sont pliés à toutes les exigences de la direction d’Impérial Tobacco. Ils ont payé de leur poche études de marché et business plan réalisés par un cabinet privé nantais, mais aussi le cabinet d’avocat qui les soutient dans leurs démarches. Et ils sont repartis de Paris sans ce qui était convenu depuis un an. Sans les machines, le projet ne pourra pas se réaliser.

Les ex-SEITA se réuniront donc à 15 heures devant leur ancienne usine en signe de protestation contre les décisions annoncées hier. Le dossier n’est pas clos pour autant. En effet, le ministère doit statuer prochainement sur la validation du licenciement des salariés protégés de l’usine. L’Inspection du travail avait déjà refusé de valider ces licenciements. Le ministère devrait prendre la même décision sur ce dossier. L’affaire est donc loin d’être terminée.

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