FAUT-IL SAUVER LE SOLDAT PS ?

L’entrée en campagne de Monsieur Le Drian a été particulièrement peu éclairante quant au possible cumul des mandats auquel il serait confronté en cas de victoire. « Le Président Hollande décidera » a d’abord annoncé le ministre de la Défense. Dans un second temps, devant la réprobation générale, il est confirmé par le Président que l’ancien maire de Lorient, en cas d’une incertaine victoire, choisirait la Bretagne plutôt que son poste de ministre.

Ce flou mal entretenu n’annonce rien de bon pour la santé de notre démocratie, parce qu’on se souvient en Bretagne que Madame Apperé avait juré d’abandonner son poste de députée si elle était élue maire de Rennes. Elle n’a absolument pas tenu parole.

Au-delà du manque de fiabilité de certains responsables PS, c’est l’avenir de la Bretagne qui nous préoccupe fortement. Au moment où elle traverse tant de sérieuses turbulences, et après la réunification ratée, quel est  l’intérêt d’envoyer le ministre des armées dans une hasardeuse mission de sauvetage ?

Souvenons-nous que lorsque Monsieur Le Drian a laissé sa place à Monsieur Massiot à la Région, pour prendre les rênes du ministère de la Défense, la France n’était pas en guerre hors de l’Afghanistan. Elle est engagée sur trois fronts supplémentaires à l’heure actuelle. Ces hommes politiques sont-ils des surhommes pour penser pouvoir faire campagne ici alors qu’on requiert leur présence ou tout du moins leur plus grande attention aux quatre coins du monde ?

Cette légèreté avec laquelle sont mélangés les destins des armées et celui de la Bretagne n’a en fait qu’un seul but, sauver cette région de la débâcle annoncée pour les socialistes. Au fond, pour Monsieur Le Drian et ses alliés, l’avenir du Parti Socialiste est plus important que celui de la Bretagne ou des zones de front. Devant tant de mépris pour les uns et les autres, la meilleure chose à faire est bien de battre le représentant d’un PS dépassé, éloigné des aspirations profondes des Bretonnes et des Bretons, mais toujours orgueilleux. Car nous avons, nous, fait le choix de la Bretagne.

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa

13 COMMENTS

  1. Ne comptons pas sur Madame Ollivro pour dénoncer la militarisation de la Bretagne et son rôle de base arrière dans des interventions néo-coloniales et impérialistes françaises (thèmes chers au « Peuple Breton » dans les années 1970, mais c’était au millénaire dernier), ni les ventes d’armes réussies brillamment par Monsieur Le Drian…

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