Victoire historique des Nationalistes Corses

Les régionales ne pouvaient n’avoir servi qu’à reconduire les mêmes ; merci à nos amis Corses de nous apporter un peu d’espoir, et sûrement un peu d’inspiration pour les acteurs bretons de la politique …

Victoire historique en Corse
Les nationalistes ont remporté dimanche une victoire historique aux élections territoriales en Corse. La liste « Per a Corsica » (Pour la Corse), issue de la fusion au second tour des autonomistes et des indépendantistes, a obtenu 35,34% des voix. Le président DVG sortant de l’exécutif territorial Paul Giacobbi obtient 28,49%, et la droite emmenée par l’ancien ministre José Rossi 27,07%.
Per a Corsica de Gilles Siméoni aura ainsi 24 sièges sur 51 dans la nouvelle assemblée, la gauche de Paul Giocobbi 12 sièges, la droite de José Rossi 11 sièges et le FN 4.
Ils ont en outre recueilli de nombreuses voix qui s’étaient porté au 1er tour sur deux petites listes de gauche. Depuis 2010, ils occupaient 15 des 51 sièges de conseillers territoriaux à l’assemblée de Corse.

La victoire de tous les Corses
« C’est la victoire de la Corse et de tous les Corses », a déclaré le chef de file nationaliste M Simeoni. Sa victoire a été acclamée par les cris et les chants de milliers de partisans et sympathisants agitant des drapeaux à tête de Maure et fêtant dignement la victoire historique dans les rues.

url

M Simeoni, maire de Bastia depuis l’année dernière, a ajouté que le choix des Corses dénote d’ « une volonté profonde d’une véritable alternative, une soif de démocratie, de développement économique, de justice sociale ».

La Corse, une nation

Dédiant cette victoire aux « prisonniers et aux recherchés », le dirigeant indépendantiste Jean-Guy Talamoni a déclaré qu’« il a fallu une longue marche de 40 ans pour en arriver là ». « Nous serons les élus de l’ensemble de notre peuple », a ajouté M. Talamoni, soulignant que « la Corse n’est pas une simple circonscription administrative française, mais un pays, une nation, un peuple ».zdffzd
Jean-Guy Talamoni, troisième sur la liste de Siméoni après une alliance entre les deux tours, s’est exprimé : « Je tiens avant tout à remercier tous les corses qui ont voté pour nous. En ce qui nous concerne, nous arrivons bien au dessus du front national. J’ai aussi une pensée pour tous ceux qui ne sont pas avec nous. Notre démarche s’inscrit ensemble, pour cela j’appelle tous les nationalistes mais aussi les Corses qui ne nous ont pas apportés leur voix à nous rejoindre. Dès demain nous nous mettrons au travail. Il va peser une responsabilité écrasante sur nos épaules. »

xdd

« la Corse n’est pas une simple circonscription administrative française, mais un pays, une nation, un peuple »

17 + 7 = 35 : les Corses s’unissent et prennent leur destin en mains
«Per a Corsica» (Pour la Corse), la liste nationaliste de deuxième tour est constituée de deux tiers de candidats de la formation autonomiste Femu a Corsica de Gilles Simeoni, (Faisons la Corse, 17,62% des voix au premier tour) et d’un tiers de candidats du parti indépendantiste Corsica Libera de Jean-Guy Talamoni (Corse libre, 7,73%).
Cette victoire montre que les Corses jugent les nationalistes capables de diriger l’île.
L’union a clairement déclanché la dynamique qui a fortement plu et redonné confiance aux Corses et explique ce curieux effet mathématique.

18 COMMENTS

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.