Amnesty International : « violations flagrante des droits humains » au Kurdistan

Un rapport d’Amnesty International à qualifié de « punitions collectives » les attaques des blindés turques et le couvre-feu imposé dans les villes du Kurdistan turc.

D’après ce rapport, ce sont 200 000 personnes que l’Etat turc met en danger, notamment par les pénuries entretenues par un couvre-feu total.

 

Une guerre qui tait son nom

« Les opérations de la police et de l’armée dans ces secteurs sont caractérisées par un recours abusif à la force, notamment des tirs à l’arme lourde dans des quartiers résidentiels », d’après le rapport. « Les coupures d’eau et d’électricité, ainsi que les dangers encourus pour se procurer des vivres et des soins médicaux sous les tirs, ont des effets dévastateurs sur la population et la situation risque de s’aggraver rapidement, si rien n’est fait pour y remédier », annonce Amnesty International.

Amnesty
Pour Amnesty International, les réactions internationales sont inexistantes. 

 

Circonstances aggravantes pour la Turquie, pas de réaction des autres Etats

Erdogan / Daesh
Erdogan, président turc, fait le jeu de Daesh en attaquant les Kurdes

En outre,  « des couvre-feux [qui] imposent aux habitants de rester confinés dans leur maison sont en place depuis plus d’un mois, ce qui revient à assiéger des quartiers entiers.« 

Amnesty International accuse aussi le gouvernement d’Erdovan d’entraver le travail des observateurs indépendants dans la région, « soumis à des menaces, des enquêtes judiciaires et d’autres formes de harcèlement ».

Ces observateurs, membres d’ONG le plus souvent, ne reçoivent pas d’aide de la part des Etats dont ils sont membres.

 

 

« Tandis que les autorités turques semblent déterminées à réduire toute critique interne au silence, la communauté internationale ne s’est guère manifestée. Les considérations stratégiques liées au conflit syrien et les démarches visant à s’assurer l’aide de la Turquie pour juguler le flux de réfugiés vers l’Europe ne doivent pas éclipser les allégations de violations flagrantes des droits humains », conclut l’ONG.

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