Etat français : les CRS, des « pions politiques »

CRSDepuis près d’un an et demi, les forces de l’ordre sont sur tous les fronts. Attentats, état d’urgence, manifestations contre la loi travail, et un plan vigipirate qui dure depuis plusieurs années, les policiers, gendarmes et CRS sont à bout. Bien au delà de la haine anti-flic dont les médias parlent depuis quelques semaines, le ras-le-bol est de plus en plus exprimé dans les rangs des forces de l’ordre plutôt habituées à la discrétion.

La semaine dernière le quotidien régional Ouest-France relayait la lassitude de trois policiers en poste à Nantes. Aujourd’hui, le JDD publie les propos d’un gradé de la CRS. Dans un long article, l’homme dénonce la situation des personnels de maintien de l’ordre employé à des fins politiques depuis dix-huit mois.

Des débordements qui auraient pu être évités,
des ordres qui ne viennent pas,
des casseurs parfaitement identifiés qu’on ne stoppe pas !

Ce policier explique au JDD comment de nombreux débordements auraient pu être évités depuis deux mois. La casse comme les violences et les blessés auraient pu ne pas être si les ordres d’agir avant les débordements avaient été donnés. Et le fonctionnaire va plus loin « Du ni fait ni à faire », « On les connaît bien, ce sont des ultras connus des services de renseignement ». « On avait un signalement précis. On s’est dit qu’on n’allait pas les laisser passer… On n’a jamais reçu l’ordre”, « Au lieu de ça, on les a laissé progresser tranquillement. Ce jour-là, un collègue officier a été blessé gravement à la jambe par un tir de mortier. » L’homme apporte un éclairage neuf à une montée de violence incontestable.

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