Francisation, anglicisation des noms de lieux de Vannes

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betrand-delon-notre-chance-independanceLe programme « résidence Inside », rue des Grandes Murailles à la place de l’ancien site des Restos du Cœur en centre-ville, les futurs immeubles « Urban Parc » à Bernus à côté de l’appellation très méditerranéenne « Les Hauts de Bernus »… Ces noms s’ajoutent à une vaste opération de débretonnisation des noms de lieux dans l’agglomération vannetaise, pratique généralisée dans l’ensemble de la Bretagne plus ou moins accentuée selon les villes. On avait déjà des Green Village à l’Est de la ville ou la villa bleue pour le breton Kerglas/kerc’hlas, le Coin du Bois pour la traduction littérale du breton Korn ar C’hoed : après la francisation, l’anglicisation est en cours.

Certes, grâce à de nombreuses associations culturelles et militantes, la langue bretonne commence enfin à apparaître sur la signalétique urbaine mais ces avancées n’ont de sens que dans une politique culturelle et linguistique cohérentes, s’inscrivant dans l’Histoire, notamment celle de la toponymie. Bretonniser hors sol donne du grain à moudre aux opposants d’une politique linguistique bretonne. Ces derniers sont très regardants, écoutés, quant à la traduction bretonne de la signalétique, n’ayant souvent que peu de connaissances en la matière et bien moins titillant quant à l’acceptation de la francisation ou de l’anglicisation « chimique » des noms de lieux.

A l’heure où des élus sont prêts à abandonner sans vergogne le nom de leur commune pour une fusion, en cédant ainsi au chantage très politique des dotations de l’Etat (le maigre retour de nos impôts dans nos collectivités) ; alors même que des grandes régions insipides voient le jour, il est primordial de redonner des repères culturels et historiques aux générations actuelles et futures.

Ce n’est pas aux promoteurs immobiliers de faire la loi dans nos territoires. Il ne leur appartient pas de nommer nos rues, nos parcelles de terrain, pas plus que la Bretagne ne doit être vendue au plus offrant par leurs soins. Ces lieux appartiennent à l’Histoire, autrement dit au peuple et à son identité collective. Chaque parcelle a un nom en breton depuis plusieurs siècles.

Le Parti Breton s’engagera à faire respecter un droit foncier inaliénable aux citoyens bretons. L’être humain a besoin de repères pour s’épanouir. Ce sont ces repères que tout nouveau résident en Bretagne a besoin pour s’intégrer. La nature n’aime pas le vide, l’absence de références culturelles engendre les conflits de civilisation qui ponctuent la triste actualité.

 

Pour la Fédération du Haut-Vannetais du Parti Breton

Bertrand Deléon

10 Commentaires

  1. Je ne suis pas Breton, j’habite en Bretagne, et je suis absolument d’accord avec l’esprit de l’article de ce monsieur.Il est ridicule de voir fleurir une anglicisation à outrance des noms des magasins, des lieux,etc;Il est ridicule et honteux de la part de nos élus de choisir des noms absolument grotesques pour les nouvelles agglomérations. Soumis nous le sommes et allons payer tout cela très cher.Pauvre France si mal dirigée!

  2. Débretonnisation des noms de lieux et déni de l’histoire de notre pays préparent à un (nouvel) oubli de nos racines culturelles. La langue est le vecteur de notre culture, il nous restaient les noms de lieux et on veut nous les enlever! Grrrrrr !!!

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