Nantes : les étudiants du travail social s’inquiètent « La fin du travail social ??!! »

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img_5757Ce matin à Nantes, les étudiants futurs travailleurs sociaux s’étaient donnés rendez-vous devant les locaux de la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRDJSCS). Ils entendaient rappeler les difficultés qu’ils rencontrent dans le cadre de leurs études. Une banderole rappelait l’enjeu du rassemblement « La fin du travail social ??!! ».

La soixantaine d’étudiant avait choisi le die-in pour exprimer leurs craintes pour l’avenir du travail social et après une dizaine de minutes d’action, les représentants du mouvement ont été reçus par Thierry PERIDY directeur régional de la DRJSCS et François LACO directeur régional adjoint.

Un premier pas que les étudiants saluent. Mais ils n’entendent pas en rester là s’ils n’obtiennent pas satisfaction.


Intégralité du compte-rendu des étudiants

Compte-rendu action “coup de poing” du mercredi 12.10.16

img_5758C’est dans la fraîcheur automnale nantaise qu’une bonne soixantaine d’étudiant-e-s se sont réuni-e-s à proximité des locaux de la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRDJSCS) pour la première action « coup de poing » prévue ce mercredi à 10h.

Tout ce petit monde se regroupe derrière deux banderoles, « La fin du travail social ??!! » et « Pas vraiment contents », cette dernière résumant -avec une note d’humour- assez bien l’esprit dans lequel tout le monde se trouve.
France 3 est déjà là et le cortège se dirige alors vers les locaux de la DRDJSCS. L’arrivée est -volontairement silencieuse, chacun connaît son rôle et le « die-in » peut alors commencer. La majorité des étudiant-e-s s’allonge. Çà et là, des pancartes prévues pour l’occasion sont déposées sur leurs corps. « Travail social en péril », « la gratification c’est bien, un stage c’est mieux » ou encore « pas de stage=mort du travail social » peut-on lire un peu partout. D’autres étudiants entreprennent alors de marquer à la craie le contour des corps afin de laisser une trace visible après l’action. Les banderoles, quant à elles, restent tendues face à l’établissement, et le silence, lui, règne toujours.

Une dizaine de minutes après le début de ce « die-in », Messieurs PERIDY Thierry (directeur régional de la DRJSCS) et LACO François (directeur régional adjoint), sortent du bâtiment et proposent de recevoir une délégation. Trois d’entre nous sont alors reçus.

img_5761Cet échange sera constructif. Les revendications ont pu être exposées, entendues, comprises mais surtout soutenues. Ils savaient que les choses n’étaient pas au beau fixe, mais ils n’avaient pas conscience de la gravité de la situation. Ils ont souligné l’engagement et la détermination dont nous faisions preuve. À ce titre, ils se sont engagés à relancer tous leurs partenaires, institutionnels et associatifs, afin de sensibiliser (une nouvelle fois) sur ces questions et difficultés. L’objectif premier étant de trouver les stages manquants. Ensuite, ils nous ont assurés qu’ils allaient faire remonter l’information à « Paris ». En effet, nous avons insisté sur le fait que cette situation n’est pas un problème nanto-nantais, loin de là, et que d’autres villes sont touchées à l’image de Montpellier, Rouen ou encore Clermont. Aussi et surtout, ils ont bien compris que la question des stages n’était pas la finalité et que c’est véritablement l’avenir du travail social qui se joue depuis quelques temps déjà.

En parallèle, les étudiant-e-s resté-e-s dehors se font entendre et divers slogans sont entonnés. Une croix a même symboliquement été faite devant l’entrée à l’aide des pancartes. Les médias sont toujours présents, prennent des photos et en profitent pour interviewer certain-e-s d’entre nous. Une brève prise de parole est réalisée afin de résumer rapidement le caractère positif de l’entrevue et de remercier tout le monde pour sa participation. Après des applaudissements de satisfaction l’action se termine.

Quelque chose vient de se passer, tout le monde n’en a peut-être pas conscience, mais il appartient à chacun de faire en sorte que cela dure, prenne de l’ampleur et aboutisse ! Le RDV est déjà pris pour une nouvelle action en place publique très bientôt.

Afin de continuer son reportage, France 3 en a profité pour venir à l’ARIFTS. Monsieur Christophe VERRON (directeur pédagogique adjoint de l’école) a été interviewé. Deux autres étudiants ont également de nouveau été interrogés, à la fois sur ce qui a été dit lors de l’entrevue avec messieurs PERIDY et LACO de la DRDJSCS mais également sur les actions et mobilisations à venir.

14h, on s’arrête ici pour aujourd’hui, il est temps d’aller en cours.

Un bel élan s’est créé, il faudra savoir s’en servir pour la suite. En effet, le combat n’est pas fini, il ne fait même probablement que commencer. Mais aujourd’hui, nous y croyons plus que jamais !

Pour que vive le travail social,

Les étudiants assistants sociaux 2ème année – « Juste la fin du travail social ? »

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