Lait : La crise continue, la Conf’ aussi !

22 novembre 2016, communiqué de la Confédération Paysanne au sujet de la crise du lait :  « Entre un plan d’urgence qui peine à être appliqué et un fonctionnement de la filière qui n’a pas été revu pour assurer un avenir aux paysans, peut-on réellement croire que cette crise touche à sa fin ? »

 

Lait : La crise continue, la Conf’ aussi !

 

Logo_confédération_paysanneDepuis leurs bureaux parisiens, le monde agricole et le gouvernement se félicitent de la remontée des prix comme si la crise était derrière nous pour quelques centimes en plus. Mais la réalité est toute autre. On est toujours à moins de 0,30 € le litre, bien loin d’un prix qui couvre les coûts de production, fait vivre les paysans, et permet de remonter la pente de cette crise qui n’en finit plus ! Entre un plan d’urgence qui peine à être appliqué et un fonctionnement de la filière qui n’a pas été revu pour assurer un avenir aux paysans, peut-on réellement croire que cette crise touche à sa fin ? Que veut-on dire aux producteurs, qu’il faut investir encore, et s’endetter toujours ?

La Confédération paysanne n’accepte pas qu’on puisse imaginer pérenniser cette situation en laissant le marché se réguler par la disparition des paysans. Chaque jour, des drames se nouent dans les fermes qui ne seront pas résolus par une trop lente et insuffisante remontée des prix qui ne profite qu’aux industriels qui s’engraissent en extorquant le prix du travail de chaque jour. Les contrats laitiers, imposés unilatéralement par les industriels, sont aujourd’hui une farce. Nous exigeons, y compris dans les coopératives, l’établissement d’un prix minimum fixé sur le coût de production et d’un meilleur lien avec les valorisations des produits laitiers. Il faut sortir des indicateurs actuels qui ne reflètent en rien les profits réalisés par les industriels sur notre production laitière.
La Confédération paysanne poursuit donc sa mobilisation par une journée d’actions décentralisées le jeudi 24 novembre
avec de nouveaux dépôts de plaintes contre les laiteries et des mobilisations en direction des pouvoirs publics.
Il faut agir d’urgence pour venir en aide aux paysans et paysannes les plus en difficulté. Les pouvoirs publics doivent mettre fin à la crise et empêcher qu’elle se reproduise, donc refuser l’abandon des producteurs à la seule loi du marché, en les aidant à se structurer en organisations de producteurs transversales. Il faut mettre en place des mesures de régulation et de maîtrise des productions et accompagner les paysans dans la transition vers une agriculture plus autonome et rémunératrice, créatrice d’emploi, de dynamique des territoires, et respectueuse de l’environnement.

 

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