Pour Christian Trodaec, il faut « totalement refonder nos institutions »

Dans un communiqué de presse, Christian Troadec s’est exprimé sur le renoncement de François Hollande à se présenter à sa succession pour la prochaine présidentielle. L’élu carhaisien qui a annoncé sa candidature pour 2017, peine à trouver les 500 parrainages. Il dénonce tour à tour l’échec du système et un cadenassage des signatures. Il appelle à la libération des signatures pour une totale refondation des institutions.

Le communiqué de presse de Christian Troadec :


troadec-2017L’échec du système nous oblige à refonder totalement nos institutions

François Hollande vient de renoncer à se présenter à sa propre succession. Cet événement montre l’échec de nos institutions. Il indique qu’une immense recomposition est devenue nécessaire.

En l’espace de dix jours trois personnages politiques de premier plan sont passés à la trappe. Ce n’est qu’un début.

En effet depuis quelques mois les analystes ont tout faux. Ceux qui hier devaient, à coup sûr, être sur le devant de la scène disparaissent. Les sondeurs et les sondages sont déboussolés. Les victoires annoncées un jour sont démenties dès le lendemain, les leaders incontestés d’aujourd’hui seront contestés demain. Bref nous sommes dans une crise politique profonde.

Ceux qui comme nous, les décentralisateurs, les régionalistes estiment, que le centralisme est un étouffoir, qu’il asphyxie les régions et les territoires, doivent se préparer à participer à la recomposition qui s’annonce. Pour nous celle-ci doit aller jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions, d’une VIe République.

Accès cadenassé

Ceux qui croient que l’élection présidentielle sera le terme et la solution à cette crise, se trompent.

L’accès à la candidature pour la présidentielle est cadenassé par des règles nouvelles, que ce soit sur le plan juridique ou médiatique. Il s’agit d’empêcher l’émergence d’idées nouvelles.

Le système est en train d’exploser.

Certains prétendent que la primaire à droite a réglé les problèmes d’un camp. Qui peut y croire alors même qu’un candidat du centre se prépare à se présenter pour la quatrième fois ? Qui peut y croire alors que la droite ne sait plus comment contenir l’extrême droite qui la grignote. Quant à la gauche elle n’aura pas de primaires. Le PS lui fera sa primaire et provoquera encore plus de tentatives de candidatures autonomes.

Libérer les signatures

La règle des 500 signatures accompagnée d’une monopolisation des médias par une poignée de candidats va provoquer encore de nouvelles frustrations. De François Bayrou en passant par Emmanuel Macron, le PS et la gauche de la gauche… ceux qui s’inscrivent dans une démarche de progrès social seraient bien inspirés de desserrer le carcan jacobin et permettre pour une fois – en laissant les élus libres de leur signature – l’émergence d’une candidature inédite défendant les régions.

La recomposition politique dans laquelle nous nous inscrivons devra déboucher sur une République nouvelle, décentralisée. Elle donnera de vrais pouvoirs aux régions et aura pour objectif de ramener le débat politique au plus proche des citoyens et des territoires. Il est des femmes et des hommes, en Bretagne, en Alsace, en Corse, au Pays Basque, en Occitanie… qui refusent que l’histoire de nos régions s’analyse simplement un jour en termes de chance manquée.

Si nous ne prenions pas conscience de la nécessité de cette refondation nous préparerions inévitablement, un jour ou l’autre, le terrain à une victoire de l’extrême droite.

Christian Troadec, le 02/12/2016

 

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